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Formation du Gouvernement : "Nous sommes tous responsables du retard", reconnaît Berry

Liban

Le président du Parlement estimr qu'il est "du droit du président de la République d'adresser une lettre au Parlement et le président de la Chambre doit prendre les mesures nécessaires", sans en dire plus.

OLJ
06/09/2018

"Nous sommes tous responsables du retard dans la formation du gouvernement". C'est ce qu'a affirmé jeudi le président du Parlement libanais, Nabih Berry, alors que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, n'a toujours pas réussi à former son équipe, une mission dont il a été chargé depuis plus de trois mois.

"Nous sommes tous responsables du retard dans la formation du gouvernement. Le cabinet aurait dû être formé sans attendre", a insisté M. Berry, dans des propos rapportés à l'issue d'une discussion avec une délégation de l'Ordre de la presse qu'il a reçue à Aïn el-Tiné. "Les circonstances qui entourent le retard dans la formation du gouvernement ne sont pas les mêmes que celles qui prévalaient lors des précédents cabinets, car la situation économique est dangereuse, mais je ne dis pas que la situation monétaire l'est", a ajouté M. Berry.

Mercredi, le chef du Législatif avait tiré la sonnette d'alarme concernant la situation économique du pays, affirmant que le Liban était "aux soins intensifs".


(Lire aussi : La formation du gouvernement, une guerre de prérogatives ou une crise de système ?)


"Nous ne voulons pas notre part"
Nabih Berry a en outre affirmé à ses visiteurs qu'il a dit à Saad Hariri que le mouvement Amal qu'il dirige, ainsi que le Hezbollah, allaient "faciliter la formation du gouvernement". "J'ai dit à M. Hariri que nous ne voulons pas notre part (ministérielle) et que nous nous contentons de trois ministres, malgré le fait que le bloc du Développement et de la libération (affilié à Amal) est le troisième plus grand groupe au sein du Parlement. Je voulais la formation du gouvernement avant la fête du Fitr", a dit M. Berry.

Le président du Parlement a enfin estimé qu'il est "du droit du président de la République, Michel Aoun, d'adresser une lettre au Parlement et le président de la Chambre doit prendre les mesures nécessaires", sans en dire plus.

Nabih Berry avait déclaré la veille s’attendre à ce que le président Aoun adresse une lettre au Parlement au sujet de la formation du gouvernement. Il avait estimé que "pour pouvoir former le gouvernement, il faut que toutes les parties, sans exception, fassent des concessions dans l’intérêt de la nation". M. Berry avait enfin annoncé qu'il allait "convoquer une séance parlementaire à la fin des réunions des commissions conjointes afin d’adopter les projets de lois" en cours d’étude, soulignant que cette séance parlementaire "n’est pas liée à la formation du gouvernement".


Par ailleurs, des sources au sein du palais présidentiel de Baabda ont confié à la chaîne LBCI que le président Aoun n'a pas évoqué de noms avec M. Hariri dans le cadre de la dernière formule de 30 ministres que le Premier ministre désigné avait présenté au chef de l'Etat lundi. "Le président Aoun a seulement formulé des remarques concernant la composition du gouvernement et les portefeuilles en question, sans évoquer de noms, en attendant un accord sur la mouture d'abord", ont expliqué ces sources.

Des détails de cette mouture ont filtré dans les médias, provoquant un bras de fer entre les partisans du chef de l'Etat et ceux du Premier ministre désigné.


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Antoine Sabbagha

Alors faites l'impossible en tant qur président du Parlement pour sortir le pays de l'impasse .

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

QUOI QU,EN DISENT BERRY ET D,AUTRES LE BOYCOTTAGE EST GENDRISSIMO-BEAUPERIEN !

Irene Said

Puisque vous êtes "tous responsables du retard de la formation du gouvernement", Monsieur Nabih Berry,
et que vous en connaissez certainement les raisons et les obstacles ainsi que les personnes responsables...
agissez en toute urgence et secouez vos partenaires, car dans l'état où est notre pays actuellement, les belles paroles ne suffisent plus !
Irène Saïd

NAUFAL SORAYA

Le reconnaitre, c'est déjà un premier pas... A quand le deuxième?

Le Faucon Pèlerin

"Nous sommes tous responsables du retard" reconnaît Berry.
C'est poli de sa part, mais tout le monde sait que le seul responsable est l'enfant gâté de son beau-père. Point à la ligne.

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