Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif (g), serrant la main à son homologue chinois, avec son homologue chinois Wang Yi, le 13 mai 2018 à Pékin. Photo REUTERS/Thomas Peter
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a dit espérer que sa tournée diplomatique marathon entamée dimanche à Pékin "permettra de construire un cadre futur clair pour l'accord" nucléaire, après le retrait fracassant des Etats-Unis.
Après la capitale chinoise, où il est arrivé dimanche à la mi-journée, le ministre iranien doit se rendre à Moscou, puis à Bruxelles, où il rencontrera ses homologues français, allemand et britannique.
"Nous espérons qu'avec cette visite en Chine et dans d'autres pays, nous serons capables de construire un cadre futur clair pour l'accord exhaustif" conclu en 2015, a déclaré M. Zarif lors d'une rencontre à Pékin avec son homologue chinois Wang Yi, selon la traduction de ses propos en mandarin.
"La raison cruciale de cette visite est d'entamer le dialogue avec les nations qui restent dans l'accord sur le nucléaire iranien" a-t-il ajouté.
La Chine fait partie des six puissances (outre Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne) ayant conclu en 2015 avec l'Iran un accord historique prévoyant une levée des sanctions visant le pays, en contrepartie de l'engagement de Téhéran de ne pas se doter de l'arme nucléaire.
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La décision du président américain Donald Trump d'en retirer les Etats-Unis et de rétablir les sanctions avait été vivement dénoncée par Pékin.
"Nous sommes disposés à avoir des discussions stratégiques opportunes avec l'Iran (...) Je suis convaincu que ces visites dans différents pays amélioreront la compréhension qu'ont ces pays, y compris la Chine, de la position iranienne", a répondu Wang Yi au responsable iranien.
L'optimisme circonspect de M. Zarif restait teinté de prudence: "Nous sommes prêts pour toutes les options (...) Nous allons voir comment (les pays européens) garantiraient que les intérêts de l'Iran soient assurés" si Téhéran "restait dans l'accord", a-t-il déclaré à son arrivée à Pékin, selon l'agence iranienne Isna.
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Plus tôt dimanche, Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise, avait de son côté assuré que Pékin "suivait (le dossier) avec le plus haut degré d'attention" et "désirait maintenir le contact avec toutes les parties".
"La Chine est la première étape parmi les nations visitées, car la Chine et l'Iran sont des partenaires aux liens très amicaux, que les circonstances soient propices ou défavorables", a souligné M. Zarif.
Pékin est de fait le premier partenaire économique et commercial de l'Iran. En septembre, le géant asiatique avait accordé des lignes de crédit pour un total de 10 milliards de dollars (8,3 milliards d'euros) à cinq banques iraniennes pour le financement de projets d'infrastructures.
Les deux pays avaient également signé en mars un contrat de 700 millions de dollars (586 millions d'euros) en vue de la construction d'une liaison ferroviaire reliant le port de Bouchehr (sud) au reste du réseau iranien.
En juin 2017, quelque 136 projets financés par des entreprises chinoises avaient été achevés ou étaient en construction en Iran, contrats d'un montant total avoisinant 33 milliards de dollars (27,6 milliards d'euros), selon le gouvernement chinois.
Les échanges commerciaux entre les deux pays ont par ailleurs bondi de 19% l'an dernier, à 37 milliards de dollars (30,9 milliards d'euros), selon les douanes chinoises.
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DES BOURDES A LA PELLE !
16 h 14, le 13 mai 2018