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Liban - Législatives 2018 - Portrait

Ziad Makary, une soif de changement avec beaucoup de réalisme

Ziad Makary, candidat à l’un des trois sièges maronites de Zghorta.

Lorsque Ziad Makary s’est porté candidat pour la première fois aux élections législatives en 2000, il avait présenté un programme électoral assez développé et moderne. Il était le seul candidat au Liban-Nord à créer un site web pour informer les électeurs de sa candidature, et il était entouré de jeunes bénévoles de tous les cazas de la circonscription, à en croire ce candidat indépendant proche des Marada. Mais il menait une bataille perdue d’avance. Il le savait et le criait sur les toits de Zghorta. Et pourtant, il ne manquait pas l’occasion d’inviter les électeurs à voter pour lui. « Je suis un candidat perdant, mais faites en sorte que je perde avec un grand nombre de voix et faites gagner les autres avec un nombre moindre, ne serait-ce que pour donner de l’espoir aux jeunes et leur servir d’exemple », se souvient-il. 

Sa prémonition s’est réalisée lors du décompte le lendemain des élections. Mais perdre avec à peu près 11 000 voix a permis à Ziad Makary d’intégrer l’échiquier politique zghortiote et de dire aux autorités locales : « Je suis là. » Aujourd’hui, 18 ans après, il a choisi de revivre l’expérience de sa jeunesse. Jusqu’ici, son nom ne figure sur aucune des listes formées ou en gestation, mais la possibilité de se présenter seul comme il l’avait fait auparavant n’est plus d’actualité. 


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L’architecte et professeur à la faculté des beaux-arts et d’architecture de l’Université libanaise voit en ces élections un début de changement qui devrait se concrétiser dans les urnes. « L’université me permet de rester en contact permanent avec la jeune génération, j’apprends d’eux tout comme je leur apprends des choses, et j’ai l’impression de ne jamais vieillir », affirme le candidat, qui fête ses 50 ans aujourd’hui. 

 « C’est grâce à mes étudiants que je constate le pouvoir de la jeunesse capable d’opérer un certain changement positif au Liban. Les gens se libèrent petit à petit, et ce sont désormais les politiciens qui vont à la conquête des jeunes gens, et non pas l’inverse », ajoute-t-il. En ce qui concerne l’avenir de son village, Ziad Makary est plutôt optimiste. « L’attachement aux familles politiques tend à s’affaiblir. Dans les années à venir, il ne restera plus que des structures familiales sociales », estime le candidat indépendant. 

Pour Ziad Makary, sa candidature en vue de briguer un des trois sièges maronites de Zghorta (Liban-Nord III) est plus que naturelle. « Au début des années 90, j’ai fondé avec un groupe de jeunes l’Union des jeunes de Zghorta. Nous réalisions des projets sociaux, environnementaux et culturels, et nous collaborions avec d’autres groupes du Liban-Nord. Nous étions assoiffés de changement et nous voulions tenter de faire quelque chose ! » raconte-t-il, non sans une pointe de nostalgie. « J’ai grandi dans une famille qui prônait l’indépendance. Mon père (Théodore Makary, ancien commandant en chef de la gendarmerie) était indépendant à l’heure où tout le monde était rattaché à une famille politique, et mes oncles maternels avaient fondé le Parti libanais de la libération » , explique M. Makary. 


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Dix-huit ans après sa première bataille électorale, le programme de Ziad Makary reste toujours d’actualité, à quelques nuances près. Enthousiaste et passionné d’architecture, d’art et de paysage, il énumère : « Les lois relatives à la réforme des règlements de zonage et de construction, à la préservation du patrimoine… Voici le travail que j’aimerais faire au Parlement. » Et de poursuivre : « Mais avant tout, j’œuvrerai pour l’adoption d’une nouvelle loi électorale basée sur la proportionnelle et des circonscriptions qui comptent le plus de cazas possibles, ainsi que pour l’abaissement de l’âge de vote à 18 ans. »

Âgés de 18 à 23 ans, les étudiants de Ziad Makary sont encore plus enthousiastes que leur professeur. « Ils disent être prêts à mener, seuls, ma campagne électorale », raconte-t-il, amusé. Cet enthousiasme semble contagieux puisque le candidat à Zghorta porte un grand intérêt à ces élections : « Que je gagne ou que je perde, ou que je me retire même, le jeu démocratique reste l’un des meilleurs moyens de s’activer et de tenter d’œuvrer pour l’avenir de son pays. »



Lorsque Ziad Makary s’est porté candidat pour la première fois aux élections législatives en 2000, il avait présenté un programme électoral assez développé et moderne. Il était le seul candidat au Liban-Nord à créer un site web pour informer les électeurs de sa candidature, et il était entouré de jeunes bénévoles de tous les cazas de la circonscription, à en croire ce...

commentaires (1)

en tous cas, il a un avantage certain : on lui fait confiance rien qu'a voir sa tete!

gaby sioufi

11 h 50, le 20 mars 2018

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Commentaires (1)

  • en tous cas, il a un avantage certain : on lui fait confiance rien qu'a voir sa tete!

    gaby sioufi

    11 h 50, le 20 mars 2018

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