Photo fournie par l'établissement
Dans une rue discrète, à l’entrée de Gemmayzé, une façade des années 1930 a retrouvé vie après un an et demi de travaux. Derrière les volets restaurés de cette bâtisse classée, transformée autrefois en banque privée puis lourdement endommagée par l’explosion du port, Marc El Dada et son frère ont inauguré en février Maison El Dada, un projet hybride mêlant boutique-hôtel, bistrot méditerranéen et bar avec vue. Le nom reflète à la fois le patronyme et le mouvement artistique révolutionnaire Dada.
Mais c’est surtout autour de la table que les deux frères, issus du monde de l’architecture et du design, ont voulu raconter leur vision de Beyrouth. « Nous avons toujours cru en Beyrouth », affirme Marc El Dada, architecte paysagiste formé à l’ALBA, dont le cabinet travaille principalement entre le Liban, le Golfe et le Qatar. « Nous voyageons beaucoup et nous sommes des « food driven people » : nous cherchons toujours de nouveaux lieux, de nouvelles expériences culinaires. Nous avons voulu ramener cette expérience personnelle dans ce projet. »
Au rez-de-chaussée, Le Dada Bistro accueille depuis le 13 février une soixantaine de couverts, auxquels s’ajoutent 25 places en terrasse. « Nous ne voulions pas définir le lieu comme un restaurant international. Nous avons choisi une cuisine méditerranéenne qui mélange les saveurs de toute la région », explique l’entrepreneur. La carte privilégie les assiettes à partager, pensées pour les groupes d’amis et les repas de famille. Les produits proviennent en partie de producteurs locaux, dans une logique « farm to table », même si certains ingrédients restent importés. Le ticket moyen au bistrot oscille entre 65 et 70 dollars par personne avec boissons alcoolisées.
Histoire, gastronomie et culture
Les frères El Dada ont intégré au projet leur propre collection d’art, accumulée au fil des dix dernières années : plus de 75 peintures et pièces décoratives habillent les murs du restaurant et des espaces communs. « Nous avons voulu réunir l’histoire du bâtiment, la culture, le design et la gastronomie dans un même lieu », souligne Marc El Dada.

La boutique-hôtel occupe les trois étages supérieurs de l’immeuble. Il compte trois appartements seulement, transformés en suites pouvant accueillir jusqu’à six personnes. Les prix des chambres varient selon la saison et la taille des appartements, avec des tarifs démarrant autour de 350 dollars la nuit.
Au sommet de l’immeuble, Le D Rooftop doit ouvrir début juin. L’espace offrira une vue dégagée sur Beyrouth et la mer. L’ambiance se veut plus « French chic », avec une carte plus sophistiquée élaborée par un chef français ayant travaillé à Amsterdam. Le bar pourra accueillir jusqu’à 80 personnes, avec un ticket moyen estimé entre 75 et 80 dollars par client.
Le projet emploiera à terme près de 60 personnes, entre la cuisine centrale, le bistrot, l’hôtel et le rooftop. Un pari assumé dans un contexte économique et sécuritaire encore instable. « Quand la guerre a commencé quelques semaines après notre ouverture, les gens avaient peur de sortir. Mais nous avons choisi de rester ouverts », raconte Marc El Dada.
Entièrement financé par les deux frères avec le soutien de leur famille, le projet représente un investissement important, volontairement gardé confidentiel. Dans un centre-ville encore marqué par les crises successives, Maison El Dada mise ainsi sur une hospitalité à taille humaine, où patrimoine beyrouthin, gastronomie et art de vivre tentent de renouer avec une certaine idée de la ville.


Franchement ? Rien ne vaut un bon sandwich de FALAFEL ou une pièce de lahm baajine… à moins de 5 dollars à TOUT CASSER …vous pouvez garder ce genre de restaurant avec un ticket moyen de 75 us dollars… pour , sans doute? Nous supposons… une grande assiette avec 3 feuilles de laitues , 2 radis et une bouchée de viande… et 4 gouttes de sauces étalées sur le plat aux 3/4 vide…merci.. je passe… et j’économise 75 dollars… bonne journée
01 h 06, le 17 mai 2026