Photo fournie par l'établissement
Situé rue de Madrid, perpendiculaire à la rue Pharaon à Mar Mikhaël, le restaurant-bar Mami a ouvert ses portes le 3 avril, en pleine guerre. Derrière ce projet consacré à la cuisine cantonaise contemporaine, la restauratrice et conceptrice du projet, Mia Noun, assume un pari à contre-courant : ouvrir un établissement spécialisé dans les dumplings et les nouilles chinoises alors que la guerre faisait fuir investisseurs et consommateurs.
« Nous devions ouvrir en décembre, mais tout a été retardé, explique-t-elle. Chaque fois qu’il se passait quelque chose dans le pays, certains investisseurs reconsidéraient leur participation. » Les travaux avaient pourtant commencé dès septembre 2024, après plusieurs mois de recherche de financements et de préparation du concept. « Nous étions déjà engagés dans les travaux. À un moment, on ne pouvait plus continuer à repousser l’ouverture. »
Le projet représente un investissement total d’environ 350 000 dollars. Structuré sous la forme d’une société anonyme libanaise (Mami SAL), il réunit cinq investisseurs « silencieux », tandis que Mia Noun assure la gestion opérationnelle via sa société de management. L’établissement emploie aujourd’hui quinze personnes.
Installé dans un immeuble résidentiel, Mami s’étend sur environ 120 à 130 m² en intérieur, auxquels s’ajoute une terrasse d’une trentaine de places. Le ticket moyen oscille entre 35 et 40 dollars par personne, alcool compris. « Les gens commandent souvent tout le menu parce qu’ils ne savent pas à quoi s’attendre », raconte Mia Noun.
Le concept repose sur une cuisine cantonaise volontairement spécialisée, centrée autour des dumplings, des noodles et des plats à partager. Parmi les spécialités figurent notamment les dan dan noodles, les rice noodle rolls ou encore différentes déclinaisons de dumplings, parfois au porc, parfois revisitées pour s’adapter aux habitudes locales sans « libaniser » les recettes. « Je voulais garder l’authenticité sans rendre la cuisine folklorique, souligne la fondatrice. L’idée n’était pas de créer une expérience chinoise caricaturale, mais un endroit où l’on peut boire un verre, dîner rapidement ou partager plusieurs plats entre amis. »
Une cuisine accessible
Ce positionnement se retrouve également dans la décoration du lieu, pensée davantage comme un café-bar beyrouthin que comme un restaurant asiatique traditionnel. « Je voulais rendre cette cuisine accessible dans un espace où les gens ont envie de passer du temps, explique-t-elle. On peut venir seulement pour boire un verre ou manger une salade avant de rentrer chez soi. »
Au-delà du contexte politique et économique, la principale difficulté résidait dans l’absence de précédent comparable sur le marché local. « Tout était basé sur des hypothèses, reconnaît Mia Noun. Il n’y avait pas vraiment de modèle similaire au Liban permettant d’évaluer la demande. » Une prise de risque qui semble, pour l’instant, porter ses fruits. « On a été heureusement surpris du nombre de personnes qui sont venues dès le départ. »
Pour l’heure, les associés privilégient la consolidation de cette première adresse avant toute expansion. Des projets de livraison sont à l’étude, tandis qu’une éventuelle ouverture d’autres branches au Liban ou à l’étranger dépendra des résultats de la première année d’exploitation. « On veut d’abord voir comment le concept évolue avant d’aller plus loin », conclut Mia Noun.


yaani vraiment, ce restaurant a du payer cher cette pub, que HODEMA consulting.... prenne au moins la peine de bien indiquer l'emplacement du client car , je cite: ""rue de Madrid, perpendiculaire à la rue Pharaon à Mar Mikhaël "" ???? vraiment ? Serieux ? les noms de rues a Beyrouth ? combien nombreux ceux qui les connaissent ?
08 h 55, le 26 mai 2026