L’établissement peut accueillir environ 200 couverts en intérieur et une cinquantaine en terrasse. Photo DR
Après plus d’un demi-siècle perché sur les hauteurs de Broummana (Metn), Kasr Fakhreddine ouvre un nouveau chapitre de son histoire à Beyrouth. Le 12 décembre, une des institutions de la cuisine libanaise a inauguré une nouvelle adresse à Saïfi, marquant l’arrivée au centre-ville d’une maison fondée en 1972. Un projet mûri de longue date et désormais porté par la seconde génération de la famille Abou Antoun.
« Nous souhaitions ouvrir une adresse à Beyrouth depuis longtemps, mais il nous fallait un lieu d’exception, porteur d’une véritable identité. Lorsque nous avons découvert cet espace, le coup de cœur a été immédiat », raconte Cherine Abou Antoun, en charge de la communication et du marketing. Avec ses deux frères, Raymond Junior et Charbel, déjà impliqués dans la gestion du restaurant de Broummana depuis près de vingt ans, elle est aujourd’hui copropriétaire de l’enseigne.
Installé sur trois niveaux, le nouveau Kasr Fakhreddine de Saïfi s’étend sur près de 500 mètres carrés. L’établissement peut accueillir environ 200 couverts en intérieur et une cinquantaine en terrasse. « Les travaux ont nécessité plus d’un an et trois mois. C’était un chantier conséquent, mais nous voulions un lieu à la hauteur du nom et de l’histoire de notre institution à Broummana », explique Cherine Abou Antoun. Le montant de l’investissement dépasse les deux millions de dollars.
Le choix de Saïfi n’est pas anodin. Quartier central, à la croisée des flux résidentiels, touristiques et professionnels, il offre une visibilité nouvelle à une maison historiquement associée à la montagne. « Si Broummana devient marquée par la saisonnalité, Beyrouth répond à une autre logique. Nous recherchions une stabilité différente, un endroit où nos clients peuvent et souhaitent venir tout au long de l’année », souligne-t-elle. Une implantation urbaine pensée comme un complément, et non un remplacement du restaurant originel.
Nouvelle entité juridique
Côté cuisine, pas de révolution. Le menu est strictement identique dans les deux établissements, fidèle à une carte qui a fait la réputation de Kasr Fakhreddine. Viandes crues, houmous, mezzés chauds et froids, cuisine libanaise « authentique », sans réinterprétation excessive. « Nos plats restent inchangés : une cuisine libanaise authentique, généreuse et riche en saveurs. Parmi nos incontournables figurent les viandes crues, le taboulé, les feuilles de vigne au labneh de chèvre, les amourettes ou encore le cou d’agneau farci aux feuilles de vigne. C’est pour cette cuisine que nos clients viennent chez nous », insiste-t-elle. La principale différence réside dans l’organisation interne : la cuisine de Broummana, plus vaste, continue, pour l’instant, de centraliser la préparation de certains mezzés chauds ensuite finalisés sur place à Saïfi. « Mais, prochainement, tout se fera sur place de façon autonome. »
Le ticket moyen s’établit autour de 50 dollars. Aujourd’hui, Kasr Fakhreddine emploie une centaine de personnes, dont une cinquantaine à Saïfi, un chiffre qui augmente durant la haute saison estivale à Broummana.
Au-delà de cette ouverture, la famille Abou Antoun voit plus loin. Une nouvelle SARL a été créée pour accompagner ce qu’ils décrivent comme un renouveau de leur marque. « Notre priorité est de structurer et renforcer la marque avant d’envisager un développement au-delà du Liban. Cela pourrait se faire d’ici à un an », confie Cherine Abou Antoun. Au-delà de cette ouverture, la famille Abou Antoun voit plus loin. Une prudence stratégique, à l’image de cette expansion mesurée vers Beyrouth, préparée méticuleusement. La famille, par le biais de cette seconde génération d’entrepreneurs, souhaite développer la marque au Liban ainsi qu’à l’étranger.



Malheureusement les gérants n'ont pas compris qu'il est nécessaire de garder un espace non fumeur. Tous les espaces sont ouverts aux fumeurs de Narguilé ! ! A éviter..
21 h 35, le 19 janvier 2026