Nous vous remercions d'avoir suivi notre couverture en direct.
Nous poursuivrons notre couverture du conflit dès demain matin.
Le président américain Joe Biden va s'entretenir aujourd'hui avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu des tensions au Proche-Orient, rapporte la Maison Blanche citée par l'AFP.
Des proches d'otages du Hamas enlevés le 7 octobre manifestent à Tel Aviv, en Israël, le 1er août 2024. Photo GIL COHEN-MAGEN / AFP
Des centaines de personnes ont entamé une marche dans les rues de Tel-Aviv, dans le centre-ouest d'Israël, autour des proches d'otages retenus en captivité dans la bande de Gaza, pour marquer les 300 jours depuis leur enlèvement.
"Pas de victoire sans le retour des otages", scandaient les manifestants, revêtus de teeshirts jaunes avec l'inscription "accord ou abandon" et portant des portraits de leurs proches.
Photo fournie par le bureau de presse de la Finul
Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, s'est entretenu avec le général Edgard Lawandos, commandant de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) du secteur sud du Litani, rapporte la force onusienne dans un communiqué.
M. Lacroix "a souligné la nécessité d'aider les forces armées libanaises (FAL) à étendre leur autorité dans le sud du pays et a exprimé l'engagement de la Finul à renforcer leur présence dans la région, conformément à la résolution 1701" du Conseil de sécurité de l'ONU.
L'aviation israélienne a franchi le mur du son à plusieurs reprises au-dessus de Saïda, au Liban-Sud, mais aussi deux fois dans la Békaa Ouest, rapportent nos correspondants dans ces régions.
⚡ Le ministère libanais de la Santé a mis à jour le bilan de la frappe israélienne meurtrière sur le village de Chamaa, dans le caza de Tyr au Liban-Sud : celui-ci s'élève désormais à quatre morts, tous des ressortissants syriens, et cinq blessés. Le président de la municipalité de Chamaa Abdelkader Safieddine confirme à L'OLJ ce bilan, indiquant qu'il s'agit d'une mère et de ses trois enfants, âgés de 10, 12 et 20 ans.
"C'est un massacre de l'ennemi israélien contre des civils", a affirmé M. Safieddine. "Cette mère veuve et ses trois enfants travaillaient dans l'agriculture et faisaient tout pour survivre dans le village, où ils se sont réfugiés", a-t-il ajouté. "Nous avons décidé de les enterrer ici, car ils n'ont aucun autre endroit."
Le ministère de la Santé a précisé que cinq blessés libanais sont également recensés : une femme a été admise dans un hôpital, son état est stable. Un homme est entré aux urgences puis ressorti après avoir été traité. Enfin, les trois personnes restantes ont été légèrement blessées et ont été soignés rapidement par les ambulanciers.
Hassan Nasrallah "continue à mentir", a affirmé le porte-parole arabophone de l'armée israélienne Avichay Adraee sur X après le discours tenu par le secrétaire général du Hezbollah, dans lequel ce dernier a de nouveau nié toute responsabilité du parti chiite dans la frappe de Majdel Chams.
M. Adraee a réaffirmé que "le Hezbollah était à l'origine de la frappe" qui a tué 12 enfants et adolescents. "Ces éclats d'obus ont coûté la vie à des enfants innocents à Majdel Chams, et ils proviennent d'un missile Falaq 1 de fabrication iranienne que Fouad Chokor a apporté au Hezbollah pour qu'il s'en serve pour tuer des civils", a affirmé M. Adraee dans une vidéo jointe à son message, dans laquelle il montre des fragments d'arme.
"Le Hezbollah est celui qui l'a lancé, le tueur et l'auteur du massacre", a conclu le porte-parole.
La Syrie a condamné l’attentat qui a coûté la vie au leader du Hamas, Ismaïl Haniyé, à Téhéran, dans un communiqué publié par l’agence officielle Sana. "La République arabe syrienne condamne cette agression sioniste flagrante et cette grave violation de la souveraineté de la République islamique d’Iran, qui représente une violation du droit international", peut-on lire.
Damas a par ailleurs dénoncé "le mépris israélien continu à l'égard des lois internationales" et mis en garde contre "un embrasement régional".
Des partisans du Hezbollah et d'Amal près du cercueil de Fouad Chokor, haut cadre militaire du Hezbollah asssassiné par Israël, lors de ses funérailles dans la banlieue sud de Beyrouth, le 1er août 2024. Photo Mohammad Yassine
"Je pense qu'Israël a de nombreuses capacités militaires. Mais nous avons quelque chose de bien plus grand, nous avons Dieu. Je sais que nous serons victorieux sur l'ennemi (israélien) qui a tué nos êtres chers", a déclaré Nadia Husseini, qui a perdu deux de ses fils dans la guerre de 2006 alors qu'ils combattaient Israël dans les rangs du Hezbollah, à notre journaliste Ghadir Hamadi.
Lors du discours de Hassan Nasrallah, certaines personnes présentes ont affirmé qu'il allait "accroître l'escalade". D'autres étaient déçues qu'il ne "l'ait pas fait". Ayman Hamdane, propriétaire d'un magasin à Hamra et résident de la banlieue sud, a affirmé qu'il "souhaitait presque que la guerre éclate. Ce sera la dernière guerre avec Israël et après cela, nous serons victorieux".
Le ministère libanais de la Santé a indiqué dans un communiqué que le raid israélien sur la localité de Chamaa avait fait trois morts et cinq blessés. Ce bilan devrait s'alourdir, les équipes d'ambulanciers étant en train de rechercher d'autres victimes potentielles dans la zone ciblée.
Un avion transportant la dépouille du chef du Hamas, Ismaïl Haniyé, tué mercredi à Téhéran, est arrivé à Doha, a rapporté la chaîne qatarie Al-Jazeera.
Le chef du mouvement islamiste palestinien, qui vivait en exil au Qatar, doit être enterré dans ce pays du Golfe vendredi, après des prières à la mosquée Imam Mohammad ben Abdel Wahhab, la plus grande de la capitale Doha.
Au lendemain de la mort du chef du bureau politique du Hamas Ismaïl Haniyé, l’armée israélienne a annoncé que le chef de la branche armée du groupe islamiste, Mohammed Deif, avait été "éliminé" dans une frappe le 13 juillet dans la bande Gaza. Plusieurs communiqués d’abord de sources tierces, puis d'un responsable du Hamas ont ensuite démenti cette information sans pour autant démontrer que Mohammad Deif était toujours vivant.
Mohammad Deif est présenté comme le cerveau de l'attaque du Hamas contre Israël, événement déclencheur de la guerre de Gaza le 7 octobre 2023.
➡️ Plus d'informations ici.
Photo envoyée par notre correspondante Hoda Chedid
Le ministre sortant de la Santé Firas Abiad a déclaré que le système de santé libanais était suffisamment approvisionné en fournitures médicales et en médicaments pour tenir pendant au moins quatre mois en cas de guerre, selon des propos tenus au cours d'une conférence de presse et rapportés par notre correspondante Hoda Chedid.
Cette intervention a été programmée par le ministre juste après une réunion avec "l'équipe du centre d'opérations d'urgence de la santé publique et ses partenaires", visant à discuter des préparatifs du secteur en cas de détérioration subite de la situation sécuritaire dans le pays.
▶️ Plus d'informations ici.
Photo envoyée par la Défense civile des Scouts d'al-Rissala à notre correspondant
Plus d'informations sur la frappe israélienne à Chamaa, au Liban-Sud :
Cette frappe dévastatrice a tué une mère, syrienne, et deux de ses enfants âgés d'environ 10 et 12 ans, ont indiqué une source médicale, des habitants et des membres de la municipalité à notre correspondant. Des recherches sont en cours pour trouver un troisième enfant.
Des blessés Libanais sont également à déplorer. La Défense civile des Scouts d'al-Rissala indique être sur place, et aide à évacuer les blessés vers des hôpitaux de la région.
⚡ Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué qu'Israël était à un "niveau très élevé" de préparations pour n'importe quel scénario, "tant défensif qu’offensif", selon un communiqué de son bureau.
"Israël est à un niveau très élevé de préparations pour n'importe quel scénario, tant défensif qu'offensif. Nous ferons payer un prix très élevé pour tout acte d'agression contre nous", a déclaré M. Netanyahu, selon le communiqué.
Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a qualifié Israël d'"Etat voyou" qu'il faut empêcher "d'imposer davantage de guerres et de destructions" au Moyen-Orient, en réaction à l'assassinat du chef du Hamas Ismaïl Haniyé.
"Le Conseil de sécurité ne doit pas permettre à un Etat devenu un Etat voyou d'imposer davantage de guerres et de destructions dans la région", a déclaré M. Safadi lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue luxembourgeois, Xavier Bettel, à Amman. La Jordanie et Israël sont liés par un traité de paix depuis 1994.
Voici les principaux points à retenir du discours prononcé jeudi par Hassan Nasrallah :
- « L’attaque contre la banlieue sud, où le haut cadre militaire du parti Fouad Chokor a été assassiné mais aussi des civils ont été tués, n’est PAS UNE RIPOSTE à la frappe contre Majdel Chams, mais UNE AGRESSION ».
Comprendre : Contrairement aux attaques précédentes menées conformément à la logique de riposte et contre riposte, toutes les deux bien calculées et dans le cadre des règles d’engagement, cette frappe va être suivie d’un acte de représailles.
Pareil pour l’assassinat d’Ismaïl Haniyé sur le sol iranien : En faire une question d’HONNEUR présage d’une réaction différente et donc plus violente de la part de Téhéran.
- « Nous sommes passés à une NOUVELLE ÉTAPE, qui dépasse désormais le principe de soutien à Gaza, sur tous les fronts de ‘l’axe de la résistance’ ; et l’ampleur de l’escalade sera tributaire de la réaction de Tel Aviv ».
Comprendre : Les forces de l’axe préparent une riposte violente à partir de tous les fronts, peut-être aussi simultanée, contre les récentes attaques israéliennes (dont aussi la frappe contre Hodeida il y a quelques semaines). Et par la suite, la balle sera dans le camp de Tel Aviv et donc la décision d’aller encore plus loin dans cette guerre qui frôle l’embrasement régional et d’en assumer les responsabilités.
- « Message à l’Occident et à ceux qui veulent un retour au calme : Pas de solution sans pression sur Israël pour qu’il arrête la guerre à Gaza ».
Comprendre : Nasrallah s’adresse aux Américains qui ne veulent pas de guerre régionale avant la présidentielle de novembre mais semblent pris en otage par les décisions d’un Benjamin Netanyahu de plus en plus impulsif.
- « Notre réponse viendra certainement, cela n’est pas discutable. C’est à l’ennemi et ceux qui se tiennent derrière lui d’attendre maintenant. Entre vous et nous, les jours et le terrain ».
Comprendre : Nasrallah joue de nouveau la carte qu’il maîtrise le mieux : la guerre psychologique et le maintien du suspense. En insistant sur le fait que la réponse sera RÉELLE et BIEN ÉTUDIÉE et non pas symbolique, il se donne du temps avant de passer à l’acte.
Le ministère libanais des Affaires étrangères a déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité et du secrétaire général de l'ONU, demandant aux États membres de condamner les "cyberattaques israéliennes contre le Liban", a rapporté l'Agence nationale d’information (ANI, officielle).
Ces attaques "constituent une menace sérieuse pour les services de l'aviation civile et mettent en péril la sécurité et la sûreté des réseaux de communication, des appareils, des applications et des données électroniques dans les installations vitales libanaises", affirme le ministère dans un communiqué.
➡️ Plus de détails ici.
Plus de précisions sur la frappe israélienne inédite sur Chamaa au Liban-Sud, pendant le discours de Hassan Nasrallah :
L'habitation visée à Chamaa était habitée par une famille syrienne, a indiqué une source sécuritaire à notre correspondant. La frappe a fait au moins cinq blessés, dont certains dans un état grave.
Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a terminé son allocution.
Nasrallah :
Nous poursuivrons le chemin de notre commandant et de nos martyrs. Leur sang versé engage notre responsabilité !
Nasrallah :
Les Israéliens ne savent pas d’où viendra la réponse. Israël ne sait pas vers où il se dirige.
La décision revient au terrain. C'est le terrain qui sait ce qu'il doit faire. Nous recherchons une riposte réelle, pas factice. Nous recherchons une réponse très étudiée.
Nasrallah :
Il faut faire pression pour qu’Israël arrête ses agressions à Gaza. La seule solution est de mettre un terme aux hostilités à Gaza.
J’ai demandé à nos frères d’être calmes hier et aujourd’hui au Liban-Sud. Nous allons reprendre demain matin, nous nous sommes réorganisés pour reprendre le front de soutien. La résistance ne pourra que répondre (à l’agression israélienne), cela va de soi. L’ennemi et ceux qui le soutiennent doivent s’attendre à notre réponse qui viendra certainement, si Dieu le veut.
Nasrallah :
Nous avons dit être entrés dans une nouvelle étape. Sur les fronts de soutien, nous n'allons pas cesser de combattre.
Le but de Benjamin Netanyahu c'est que le Hamas lui dise : venez, voilà les otages, et les armes. Cela n’arrivera pas. Nous ne nous rendrons pas, ni à Gaza, ni au Liban, ni au Yémen.
Nasrallah sur Fouad Chokor :
Sayyed Fouad fait partie de la génération qui a créé le Hezbollah au Liban. Il a dirigé plusieurs opérations au Liban-Sud.
Pendant que Hassan Nasrallah prononce son discours dans la banlieue sud de Beyrouth, plusieurs incidents ont été rapportés au Liban-Sud par notre correspondant :
* Des avions de guerre israéliens ont pris pour cible la ville de Kfar Kila (caza de Marjeyoun), détruisant une maison, selon les habitants. Aucun blessé n'est à déplorer.
* Des avions de combat israéliens ont ensuite pris pour cible la localité de Chamaa, au sud de Tyr, détruisant une maison, selon des habitants. C'est la première fois que cette localité est visée depuis le 8 octobre 2023. Trois missiles ont été tirés, faisant un certain nombre de victimes, selon les habitants de Chamaa, sans plus de détails pour le moment.
Nasrallah :
Lorsqu’un de nos commandants tombe en martyr, on le remplace rapidement, par un de ses élèves. Nous avons une excellente nouvelle génération de commandants.
Photo Mohammad Yassine
🔴 Nasrallah :
Les Israéliens sont joyeux, ils ont tué Sayyed Mohsen (Fouad Chokor) et Ismaïl Haniyé en quelques heures. Riez maintenant, mais vous pleurerez beaucoup.
Vous ne savez pas quelles lignes rouges vous avez franchies ! L'ennemi doit maintenant s'attendre à la colère et à la revanche. Nous sommes entrés dans une nouvelle étape, par rapport à tous les fronts de soutien.
🔴 Nasrallah sur la frappe sur la banlieue sud :
Lorsque nous avons décidé, avec le mouvement Amal, le PSNS ou encore la Jamaa Islamiya, de nous lancer dans la bataille, nous savions ce qui nous attendait.
On a dépassé le simple front de soutien. C’est une bataille ouverte sur tous les fronts. Nous sommes entrés dans une nouvelle étape, par rapport à tous les fronts de soutien.
Photo Mohammad Yassine
Les responsables et supporters du Hezbollah sont venus en nombre dans la banlieue sud de Beyrouth pour assister aux funérailles du haut commandant Fouad Chokor, tué par une frappe israélienne, ainsi qu'au discours du secrétaire général du parti Hassan Nasrallah, diffusé sur un grand écran.
Au centre, on peut notamment distinguer le député Mohammad Raad, chef du groupe parlementaire du Hezbollah. Photo Mohammad Yassine
🔴 Nasrallah sur la frappe sur la banlieue sud :
Cette frappe n’est pas une réponse à la frappe de Majdel Chams. Elle fait partie de la guerre et constitue une réponse au front de soutien libanais.
Nous payons le prix de notre soutien à Gaza et au peuple palestinien.
Nasrallah sur la frappe à Majdel Chams :
Quand les Israéliens ont vu qu’il y a des enfants et des druzes à Majdel Chams, ils ont accusé la résistance. Ces accusations sont injustes et visent à nous nuire.
Ils veulent semer la zizanie entre les habitants du Golan, les druzes, et la résistance, notamment la communauté chiite.
Pour davantage comprendre le contexte local de Majdel Chams, vous pouvez (re)lire l'article de Laure-Maïssa Farjallah.
Nasrallah :
Les Israéliens disent que c'est une réaction. Ils prétendent que c'était une réaction à Majdel Chams, que notre frère (Fouad Chokor) avait tué des enfants à Majdel Chams. Nous nions complètement avoir effectué cette frappe.
Nous sommes assez courageux pour admettre quand nous effectuons une frappe. L’ennemi nous a rapidement pointé du doigt, sans donner de preuves.
Nasrallah sur la frappe à Haret Hreik :
Ce qui s’est passé dans la banlieue sud est une agression et pas seulement un assassinat. Ils ont visé la capitale et des immeubles résidentiels, ils ont tué des civils, ils ont visé un grand commandant de la résistance.
Au lendemain de la frappe, notre journaliste Lyana Alameddine est allée en reportage sur place : « Ferme les yeux, tous tes voisins sont morts… »
Nasrallah sur Fouad Chokor, tué dans la frappe à Haret Hreik :
"Le but de l’ennemi était de tuer Sayyed Mohsen (Fouad Chokor)".
Hassan Nasrallah a également rappelé que l’attaque a fait sept victimes ; trois femmes, deux enfants, un homme de nationalité iranienne, et le commandant du Hezbollah. Il a présenté ses condoléances à ces familles.
À noter que le ministre libanais sortant de l'Energie et de l'Eau, Walid Fayad, un proche du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) est au premier rang des auditeurs du discours de Hassan Nasrallah.
Le chef du Hezbollah a débuté par des condoléances à Ismaïl Haniyé et à ses proches, chef du bureau politique du mouvement islamiste palestinien assassiné à Téhéran.
⚡ Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a débuté son discours.
Une vidéo de propagande des gardiens de la révolution iraniens a été mise en ligne aujourd’hui par des comptes proches du Hezbollah. Dans cette vidéo d’une minute à peine, on aperçoit plusieurs tests de lancer de roquettes menés avec succès, dans des endroits et à des dates indéterminés.
Photo Ghadir Hamadi/L'Orient Today
Un homme d’un certain âge vêtu d’un keffieh harangue les personnes présentes dans l’assistance lors des funérailles de Fouad Chokor, dans la banlieue sud de Beyrouth. "Chantez avec moi : mort à l'Amérique, mort à Israël !", a-t-il clamé, alors que les participants à la cérémonie scandaient après lui.
Pour connaître le programme complet des funérailles de Ismaïl Haniyé, chef du bureau politique du mouvement islamiste palestinien, et Fouad Chokor, l'un des principaux commandants militaires du Hezbollah, c'est ici.
Une jeune homme portant une photo du haut commandant du Hezbollah Fouad Chokor. Photo Mohammad Yassine/OLJ
Les personnes venues assister aux funérailles de Fouad Chokor, dans la banlieue sud de Beyrouth, sont majoritairement vêtues de noir, raconte encore notre journaliste sur place, Ghadir Hamadi. Plusieurs d'entre eux brandissent le drapeau palestinien et ont commencé à affluer avant même l'horaire officiel prévu. Des photos du haut commandant défunt du parti chiite ont été placées sur des chaises pour que les gens les brandissent pendant le discours de Nasrallah.
Fatima, qui a voulu s'abstenir de donner son nom de famille pour des raisons de sécurité, a déclaré à L'Orient Today qu'elle "ne veut pas que le Sayyed annonce une guerre totale".
Bien qu'elle souhaite une réponse suffisamment forte et appropriée en guise de représailles à l'assassinat d'Ismaïl Haniyé (le chef du bureau politique du Hamas, tué ce mercredi à Téhéran par Israël) et de Fouad Chokor, elle ne pense pas, et n'espère pas que le chef du Hezbollah annoncera une guerre.
Le Hamas aurait à nouveau démenti les affirmations sur la mort d’un de ses chefs militaires, Mohammad Deif, visé en juillet par une frappe israélienne, selon des propos rapportés par un compte Telegram proche du Hezbollah.
Un responsable du Hamas, Mahmoud Merdaoui, a assuré par ailleurs que Deif " va bien" et "qu’il suit les informations israéliennes concernant son assassinat".
S'adressant à la "presse étrangère", l'un des jeunes hommes présents dans l'assistance des funérailles de Fouad Chokor au centre-ville de Beyrouth s'est exclamé : "Mort aux Américains, tel est notre message. Nous n'entendons pas par là la mort des citoyens américains, mais la mort de l'hégémonie américaine sur le monde".
Le jeune homme n'a pas donné son nom à notre journaliste sur place Ghadir Hamadi.
Photo Mohammad Yassine/OLJ
Tenant une photo du commandant du Hezbollah assassiné, Fouad Chokor, un supporter du Hezbollah, Hassan Mohammed Charara a déclaré à L'Orient Today qu'il s'attendait à ce que Hassan Nasrallah "prépare une surprise dans son discours", prévu à 17h pendant les funérailles organisée dans la banlieue sud de Beyrouth, rapporte notre journaliste sur place Ghadir Hamadi.
" J'ai été choqué par l'assassinat de Hajj Chokor par Israël, mais je ne ferai aucun commentaire avant d'avoir entendu le discours du Sayyed" a-t-il ajouté.
Un des halls de l'AIB ce jeudi. Photo Gilles Khoury
Selon notre journaliste Gilles Khoury sur place ce jeudi, l’Aéroport international de Beyrouth est moyennement rempli et l’ambiance et assez tendue.
Il y a beaucoup d'annonces sur les détails de vols annulés, modifiés ou retardés. Sur dizaine de voyageurs interrogés, une majorité sont des expatriés qui ont indiqué avoir écourté leur séjour au Liban en raison de la situation sécuritaire. Les autres se répartissent entre ressortissants libanais partant en vacances ou cherchant à s’éloigner du pays le temps que la situation se décante.
➡️ Pour savoir plus sur l'impact des tensions régionales sur la saison estivale libanaise, consultez cet article.
Mohammad Yassine/OLJ
Des membres du Hezbollah en position dans la salle de Sayyed el chouhada dans la banlieue sud de Beyrouth, à un heure du début officiel des funérailles du haut commandant du Hezbolllah tué mardi dans une frappe israélienne dans la capitale.
Le bureau de presse du Hezbollah, contacté par L’Orient-Le Jour, a démenti avoir publié un communiqué évoquant « une possible aggravation de la situation » sécuritaire au Liban.
⚡ De hauts responsables iraniens rencontreront jeudi les représentants des alliés régionaux de l'Iran au Liban, en Irak et au Yémen pour discuter d'éventuelles représailles contre Israël après l'assassinat du chef du Hamas à Téhéran, ont déclaré cinq sources à Reuters.
Les funérailles du chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyé, en Iran, le 31 juillet 2024. Photo AFP
Une délégation britannique comprenant le ministre des affaires étrangères, David Lammy, et celui de la Défense, John Healey, viennent d'arriver à Aïn el Tiné où ils doivent s'entretenir avec le Président du Parlement libanais Nabih Berry.
Le Royaume-Uni a conseillé lundi à ses ressortissants de quitter le Liban alors que les efforts se multiplient pour éviter une escalade entre Israël et le Hezbollah libanais après l'attaque meurtrière sur le Golan occupé.
➡️ Lire ici le point sur les réactions de plusieurs ambassades suite à la dégradation de la situation sécuritaire au Liban et dans la région depuis la frappe de Majdel Shams danss le Golan syrien annexé par Israël samedi dernier.
Le ministère libanais de la Santé a actualisé le bilan de l'attaque israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth mardi soir. Selon ce bilan, l'attaque a fait sept morts.
Le ministère n'a pas précisé l'identité de la septième victime, mais il pourrait s'agir d'un conseiller militaire iranien, Milad Beidi, comme le rapportaient plusieurs médias locaux et régionaux. Le Hezbollah n'a pas communiqué sur ce décès, et l'ambassade iranienne à Beyrouth n'a pas répondu à nos appels. Les autres victimes sont cinq civils, dont trois femmes, une fillette et un garçon, ainsi que le commandant militaire du Hezbollah, Fouad Chokor.
Réagissant à l'annonce de la mort du chef militaire du Hamas par l'armée israélienne, le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a affirmé que "Mohammad Deif, l'Oussama Ben Laden de Gaza, a été éliminé le 13 juillet 2024". "Il s'agit d'une étape importante dans le processus de démantèlement du Hamas en tant qu'autorité militaire et gouvernementale à Gaza, et dans la réalisation des objectifs de cette guerre, ajoute-t-il. L'opération a été menée avec précision et professionnalisme. Elle reflète le fait que le Hamas est en train de se désintégrer et que les terroristes du Hamas peuvent soit se rendre, soit être éliminés".
Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza a annoncé jeudi un nouveau bilan de 39.480 morts dans le territoire palestinien depuis le début de la guerre il y a près de dix mois avec Israël.
Au moins 35 personnes ont été tuées ces dernières 24 heures, indique le ministère dans un communiqué, ajoutant que 91.128 personnes ont été blessées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.
“Nous pouvons maintenant le confirmer : Mohammad Deif a été éliminé”, a écrit l’armée israélienne sur X.
Après une frappe, mi-juillet, sur le camp d'al-Mawassi, dans le sud de la bande de Gaza, l'armée israélienne avait dit avoir des indications comme quoi elle était parvenue à y éliminer Mohammad Deif, chef de la branche militaire du Hamas. Ce dernier n'a jamais confirmé ces allégations.
Pour rappel, la marine américaine a rassemblé douze navires de guerre dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, a indiqué mercredi sous couvert d'anonymat un responsable du ministère américain de la Défense au Washington Post.
L'USS Theodore Roosevelt se trouvait mercredi dans le golfe Persique avec six destroyers américains : l'USS Cole, l'USS John S. McCain, l'USS Daniel Inouye, l'USS Russell, l'USS Michael Murphy et l'USS Laboon. En Méditerranée orientale se trouvaient trois navires amphibies - l'USS Wasp, l'USS Oak Hill et l'USS New York - et deux destroyers, l'USS Bulkeley et l'USS Roosevelt. Le responsable a également mentionné le Wasp Amphibious Ready Group, une force opérationnelle amphibie de trois navires qui comprend plus de 4 000 marines.
Aucun navire de guerre américain ne se trouvait en mer Rouge, où les houthis ont lancé de nombreuses attaques contre des navires commerciaux et militaires ces derniers mois.
Le ministre libanais sortant de l'information du Liban, Ziad Makari, a reçu un message de solidarité et de soutien de la part du président du Conseil suprême égyptien de régulation des médias (CSRM), Karam Gabr, à la suite de la frappe aérienne israélienne qui a visé la banlieue sud de Beyrouth il y a deux jours, selon l'agence de presse nationale.
« J'affirme mon entière solidarité avec l'État frère du Liban, mon rejet de toute menace visant à déstabiliser [le pays] ... ainsi que mon rejet total de l'escalade de l'agression israélienne contre l'État du Liban », peut-on lire dans la lettre de M. Gabr.
Il a également souligné la nécessité d'une "intervention immédiate de la communauté internationale pour épargner aux peuples de la région les conséquences catastrophiques de l'aggravation du conflit".
L'Australie a demandé à ses ressortissants au Liban de quitter le pays, estimant qu'il existait un risque réel que les tensions entre Israël et le Hezbollah s'aggravent.
Un conseiller militaire iranien, Milad Beidi, a été tué dans une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, rapportent plusieurs médias locaux et régionaux, dont le site d’al-Manar, chaîne du Hezbollah, citant l’agence de presse iranienne Fars.
Selon le dernier bilan du ministère libanais de la Santé, l’attaque israélienne de mardi soir a entraîné la mort d'au moins cinq civils, dont trois femmes, une fillette et un garçon. À cela s’ajoute le commandant militaire du Hezbollah, Fouad Chokor et du conseiller militaire iranien, s'il se confirme.
Le Hezbollah n'a toujours pas communiqué sur ce nouveau décès potentiel et l'ambassade iranienne à Beyrouth n'a pas répondu à nos appels.
Nouveau point sur la situation à la frontière israélo-libanaise ce matin, selon les témoignages des habitants relayés par notre correspondant dans le Sud :
* Un drone israélien a effectué une frappe aérienne sur le village de Kfar Kila (caza de Marjeyoun) à 9 heures.
* Kfar Kila et la périphérie de Khiam (Marjeyoun) ont été soumis à des tirs d'artillerie israéliens.
Le Hezbollah n'a pas encore revendiqué d'attaque contre Israël depuis la frappe aérienne israélienne qui a visé la banlieue sud de Beyrouth il y a deux jours.
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken appelle lors d’une conférence de presse "toutes les parties" au Moyen-Orient à la désescalade, rapporte l'AFP.
Quelques heures après la mort d'Ismaïl Haniyé, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence à la demande de l'Iran. De nombreux membres du Conseil se sont inquiétés des risques d'escalade au Proche-Orient.
La question qui est actuellement sur toutes les lèvres est : Comment le Hezbollah et l'Iran vont-il riposter aux récentes frappes israéliennes ?
Le Hezbollah, pour sa part, doit enterrer ce jeudi, dans la banlieue sud son haut commandant Fouad Chokor, présenté de manière inexacte comme le "bras droit" du secrétaire général du parti Hassan Nasrallah, par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans un discours revenant sur les frappes sur la banlieue sud de Beyrouth et celle de Téhéran.
Hassan Nasrallah a, pour sa part, prévu de s'exprimer pendant les funérailles de Fouad Chokor, à 17h.
Enfin, les funérailles officielles du chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyé ont débuté tôt jeudi dans le centre de la capitale.
Malgré cette succession d'incidents, l'Iran a annoncé mercredi qu'il n'a pas l'intention d'intensifier le conflit au Moyen-Orient, selon son premier vice-président, Mohammad Reza Aref, cité dans un communiqué publié après l'assassinat du chef du Hamas, Ismail Haniyé, à Téhéran.
Du côté de Washington, l'heure est aux calculs, comme l'explique Souleyma MARDAM BEY dans cet article.
Les derniers jours ont été marqués par une succession d'événements qui laissent craindre une escalade de la violence, dans un contexte particulièrement délétère depuis le début de la guerre de Gaza qui a éclaté le 7 octobre 2023 entre le Hamas et Israël, et le front ouvert par le Hezbollah dès le 8 octobre à la frontière entre le Liban-Sud et le nord de l'État hébreu.
Samedi, un missile s’est écrasé près d’un terrain de football à Majdel Shams, une localité druze du Golan syrien annexé par Israël, faisant 12 morts, des enfants. Le Hezbollah, qui échange quotidiennement des tirs à la frontière du Liban-Sud avec les forces israéliennes, a démenti être l’auteur de la frappe que l’État hébreu lui attribue.
En guise de représailles, l'armée israélienne a ciblé mardi soir un immeuble dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du parti chiite, faisant au moins 4 morts et plusieurs dizaines de blessés. Un haut commandant du Hezbollah, Fouad Chokor a été tué dans cette frappe, en plus d'au moins cinq civils, dont deux enfants, et des dizaines de blessés.
Des explosions ont ensuite retenti mardi soir dans une base de la milice pro-iranienne Hachd al-Chaabi au sud de Bagdad, faisant au moins quatre morts et des blessés, ont indiqué une source sécuritaire et un responsable de cette formation, aujourd'hui intégrée à l'armée irakienne
Enfin, mercredi matin, le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyé, a été tué avec un de ses gardes du corps dans une frappe imputée à Israël sur son lieu de résidence à Téhéran. Ismaïl Haniyé a été touché 'directement' par un missile, a rapporté Reuters, citant le chef adjoint du Hamas à Gaza, Khalil Al-Hayya.
Ce matin, un calme précaire règne sur les villages du Liban-Sud. Ce calme se poursuit depuis la nuit de mercredi à jeudi, qui n'a été marquée par aucune opération militaire, à l'exception du survol continu de drones dans les différentes régions du sud, rapporte notre correspondant dans la région Mountasser Abdallah, citant des sources sécuritaires.
Bonjour !
Nous sommes au 300e jour de la guerre dans la bande de Gaza. Il s'agit également du 299e jour depuis l'ouverture d'un front de "solidarité" au Liban-Sud par le Hezbollah.
Au lendemain de la frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, le Hamas a annoncé que son chef, Ismaïl Haniyé, a été tué à Téhéran dans un "raid sioniste".
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