Le pape Léon XIV salue la foule depuis la papamobile alors qu'il parcourt l'avenue des Champs-Élysées en direction de la place de la Concorde, dans le centre de Paris, le 26 septembre 2026, pour célébrer une messe solennelle en plein air au deuxième jour de sa visite en France. Photo Alberto PIZZOLI / AFP
L'info du jour
Le président américain Donald Trump a refusé samedi une proposition iranienne de rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours, alors qu'il envisagerait de relancer les bombardements contre l'Iran après les élections législatives de mi-mandat en novembre. « Je rejette leur proposition », a déclaré le chef de la Maison Blanche dans l'après-midi devant les journalistes.
Plus tôt samedi, et alors qu'on attendait une réponse officielle américaine, le Wall Street Journal avait affirmé que le président US avait refusé la proposition iranienne. Cette proposition a été élaborée « en coordination » avec le guide suprême Mojtaba Khamenei, ultime arbitre des décisions de la République islamique, a précisé le président iranien Massoud Pezeshkian, dans un entretien à la chaîne CBS. « Le délai de sept jours » pour la réouverture du passage maritime verrouillé par Téhéran « commencera dès que les États-Unis accepteront ce plan », avait précisé de son côté depuis New York le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.
Pourquoi c’est important
La réponse de Donald Trump était attendue d'autant qu'il avait annoncé mardi que le dialogue avec Téhéran avait repris, pour mettre fin à un conflit qui le plombe politiquement, quelques minutes après avoir menacé à la tribune de l'ONU d'anéantir l'Iran. Téhéran a communiqué au cours des pourparlers à New York ses conditions pour une réouverture du stratégique détroit d'Ormuz, notamment la fin de la guerre « sur tous les fronts », ce qui inclurait le Liban.
Les responsables iraniens avaient indiqué que « le choix appartenait désormais » aux États-Unis d'accepter ou non leur nouvelle offre concernant le détroit d'Ormuz pour prendre le chemin de la désescalade, plus de trois mois après la signature d'un protocole d'accord jugé inefficace.
Ce sur quoi garder un œil
- Sur le front du Liban-Sud, les frappes et les dynamitages israéliens se sont poursuivis samedi. Dans la localité de Khiam (Marjeyoun), un berger a été touché par des balles israéliennes à la périphérie de la ville, et les secouristes attendaient dans l'après-midi l'autorisation du comité de coordination appelé « Mécanisme » pour pouvoir se rendre sur place et le transporter à l'hôpital, selon notre correspondant. Le matin, trois frappes avaient violemment secoué la localité de Sojod (Jezzine) et ses environs. Ces frappes avaient été entendues jusqu'à Saïda.
- Il convient de noter par ailleurs que dimanche marque le deuxième anniversaire de la mort de l'ancien chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, tué le 27 septembre 2024 dans une frappe israélienne massive sur la banlieue sud de Beyrouth. Des commémorations sont prévues au mausolée de l'ex-dirigeant chiite, non loin de la route de l'aéroport. Des blocages de routes et des dérivations de la circulation sont à prévoir dans le secteur.
Dans le reste de l'actualité
- Le pape Léon XIV, acclamé par des centaines de milliers personnes, a clôturé samedi par une messe géante sa visite à Paris, la première d'un pape dans la capitale française depuis 2008, avant de prendre la direction de Lourdes, nouvelle étape de son déplacement en France. Depuis sa descente des Champs-Élysées jusqu'au début du service religieux, place de la Concorde, Le souverain pontife a pu mesurer l'attente qu'il suscitait, acclamée par une marée humaine chiffrée à 700 000 personnes par le Vatican. Depuis son élection en mai 2025, le pape a régulièrement appelé à défendre la dignité des personnes exilées et des réfugiés, n'hésitant pas à critiquer la politique migratoire du président américain Donald Trump.
- Dans une rare décision de justice du genre au Liban, un drapeau de la République islamique d'Iran, accroché par des partisans du Hezbollah dans la localité de Houmine el-Faouqa (Nabatiyé), a été finalement décroché le mois dernier sur instruction de la procureure de Nabatiyé Najat Abou Chacra, a confirmé à L'Orient-Le Jour une source judiciaire.
Nos recommandations de lecture

