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Moyen-Orient - point actu

Le point à 13h : Trump refuse une offre iranienne pour rouvrir le détroit d'Ormuz ; l'armée israélienne se déploie autour d'un village habité au Liban-Sud occupé

Le président américain envisagerait une reprise des hostilités avec l'Iran après les élections de mi-mandat en novembre. Au Liban-Sud, de nouveaux dynamitages israéliens ont été signalés près du château de Beaufort et d'autres secteurs. Tout ce qu’il faut retenir de l’actualité samedi midi.

Le point à 13h : Trump refuse une offre iranienne pour rouvrir le détroit d'Ormuz ; l'armée israélienne se déploie autour d'un village habité au Liban-Sud occupé

Des Iraniens passant devant un panneau d'affichage se moquant de Donald Trump dans une rue de Téhéran, le 23 septembre 2026. Photo AFP

L'info du jour

Le président américain Donald Trump aurait refusé vendredi une proposition iranienne de rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours, d'après le Wall Street Journal, alors qu'il envisagerait de relancer les bombardements contre l'Iran à la suite des élections législatives de mi-mandat en novembre.

Citant plusieurs sources de l'administration américaine, le WSJ indique que Donald Trump serait « sceptique » quant à la capacité de Téhéran de tenir ses engagements, après que la délégation iranienne, composée du président Massoud Pezeshkian et de son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, avait soumis une proposition aux États-Unis pour rouvrir « sous sept jours » le détroit d'Ormuz en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Cette offre iranienne a été élaborée « en coordination » avec le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, arbitre final des décisions de la République islamique, et sera mise en œuvre « sans problème » en cas d'accord américain, a assuré Massoud Pezeshkian. « La coordination avec le chef de la Révolution », le guide suprême Mojtaba Khamenei, arbitre final des décisions de la République islamique, « a été effectuée », a déclaré le dirigeant dans un entretien à la chaîne CBS relayé samedi par l'agence officielle iranienne Irna.

En guise de réponse, le dirigeant républicain a publié vendredi soir sur son réseau Truth Social une carte représentant le détroit d'Ormuz avec la mention « Détroit Trump ».

Pourquoi c’est important

Ces révélations du WSJ interviennent au terme d'une semaine pourtant placée sous le signe de la diplomatie à l'ONU, où une délégation iranienne de haut rang s'est rendue avec des prérogatives étendues pour tenter de relancer les pourparlers avec Washington à l'occasion de la grand-messe de la diplomatie mondiale. Donald Trump avait lui-même annoncé mardi que des discussions avaient eu lieu à New York entre des responsables iraniens et américains.

Les responsables iraniens avaient indiqué que « le choix appartenait désormais » aux États-Unis d'accepter ou non cette nouvelle offre pour revenir sur le chemin de la désescalade, plus de trois mois après la signature d'un protocole d'accord jusqu'ici inefficace pour mettre fin aux hostilités dans le Golfe et rouvrir le détroit d'Ormuz, où transitait un cinquième du trafic mondial d'hydrocarbures avant le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février dernier.

« Si les États-Unis acceptent le plan et s'acquittent de leurs obligations, nous ferons de même, et il n'y aura aucun problème à cet égard », a notamment affirmé le président Pezeshkian dans une interview à la chaîne CBS vendredi, affirmant que « le processus commencera le jour même où ils l'acceptent ». Ce dernier a ajouté qu'une équipe de six membres, « composée de représentants de diverses organisations et instances, dont l'armée, le Parlement et le gouvernement », avait été mise en place pour « discuter des questions en jeu » et qui dispose du « pouvoir de prendre des décisions », en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Ce sur quoi garder un œil

L'armée israélienne s'est déployée ce samedi matin autour du village à majorité chrétienne de Deir Mimas (caza de Marjeyoun), l'une des rares localités encore habitée dans la zone d'occupation israélienne de plus de 600 km² dans le sud du Liban. Une quinzaine de soldats se sont positionnés aux abords du village à l'aube, selon les informations de notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah.

La municipalité a dans ce contexte publié un communiqué dans lequel elle a appelé les habitants « à ne pas se rendre pour le moment dans les champs ni dans les oliveraies pour raisons de sécurité » jusqu’à lundi.

De fortes explosions ont également été signalées vers 12h dans la région de château de Beaufort, au sud de Nabatiyé, où les troupes israéliennes auraient procédé à des dynamitages sous la forteresse médiévale, située dans le village occupé d'Arnoun. L'ampleur des dégâts n'était pas encore connue.

Les bombardements israéliens se sont par ailleurs poursuivis plus au nord, en dehors des territoires occupés, dans le caza de Jezzine. L'aviation israélienne a bombardé à trois reprises samedi matin les hauteurs de Sojod et de Jabal Rafih, également visées par une frappe de drone.

À l'heure où les attaques et les destructions israéliennes se poursuivent quotidiennement au Liban-Sud occupé, et que la mise en œuvre de l'accord-cadre signé fin juin piétine toujours, l’ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, a estimé vendredi que « la remise des armes du Hezbollah ouvrirait la voie à la paix », jugeant que « des opportunités sont perdues tant que le parti continue de les conserver ».

Dans le reste de l’actualité

  • Les houthis ont lancé samedi depuis le Yémen de nouvelles attaques contre l'Arabie saoudite, visant notamment sa capitale Riyad et Khamis Mushait, une grande ville du sud-ouest, alors que les appels pour mettre fin à cette guerre se multiplient. « Les défenses aériennes ont intercepté et détruit deux drones lancés par la milice terroriste houthie en direction de la région de Riyad », a indiqué le porte-parole de la coalition sur X. Ce même porte-parole a également annoncé l'interception de deux missiles balistiques tirés vers Khamis Mushait, ville qui héberge une importante base aérienne.
  • Le chef du Conseil présidentiel yéménite, Rachad al-Alimi, a appelé vendredi à une mobilisation générale contre les houthis. « J'appelle les fils de notre grand peuple à s'engager dans la mobilisation générale (...), à se rallier autour de leurs forces armées et de sécurité », a-t-il déclaré dans un discours dans lequel il a tendu la main à tous ceux qui feraient défection dans les rangs houthis pour rejoindre le camp du gouvernement. Après plusieurs années d'accalmie, le Yémen a replongé en juillet dans une guerre civile entre les rebelles pro-iraniens et la coalition gouvernementale soutenue par Riyad qui a déjà fait près de 700 morts et 3 000 blessés dans les deux camps en plus des pertes civiles selon des estimations de l'ONU, auxquels s'ajoutent plus de 120 000 déplacés.
  • Un troisième Franco-Libanais a saisi mardi 22 septembre la justice française pour des crimes de guerre présumés commis par Israël au Liban depuis octobre 2023. Il accuse l'armée israélienne d'avoir détruit sa demeure familiale et d'avoir arraché 600 oliviers sur ses terres à Zaoutar el-Charqiyé, village occupé au nord du fleuve Litani dans le caza de Nabatiyé.
  • En France, la visite du pape Léon XIV devait être marquée samedi par une messe géante sous haute sécurité à Paris en présence de quelque 600 000 fidèles. Petit-fils d'immigrés, le souverain pontife a continué d'appeler au « vivre ensemble dans la dignité et la paix » lors d'une visite avec des personnes exilées.

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