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À La Une - Liban

Jour 39 : les contestataires partagent un "pique-nique national" en divers points du littoral

Sit-in de partisans du Hezbollah et de partis de gauche devant l'ambassade des Etats-Unis.

Pique-nique sur le littoral de Saïda, le 24 novembre 2019. Photo Mountasser Abdallah

Un "pique-nique national" a été organisé dimanche du nord au sud du Liban dans le cadre du mouvement inédit de contestation contre la classe dirigeante accusée d'incompétence et de corruption, qui est entré dans son 39ème jour consécutif.

De Tripoli, au Liban-Nord, à Tyr, au Liban-Sud, en passant par la corniche de Beyrouth, Naamé, dans le Chouf, et Saïda, des pique-nique ont été organisés, notamment sur les plages dans le but de réinvestir les bien-fonds maritimes sur l'ensemble du littoral libanais.

A Saïda, plus de 300 personnes, enfants et parents, se sont rassemblées pour un repas collectif sur le littoral, près du stade municipal, organisé par les contestataires, selon notre correspondant sur place Mountasser Abdallah. "J'ai tenu à participer à ce petit déjeuner pour exprimer l'unité du peuple libanais", explique Zahiyé, 76 ans, venue de Barja, dans l'Iqlim el-Kharroub, avec dix membres de sa famille.


Photo Mountasser Abdallah


D'autres rassemblements similaires ont été organisés à Zghorta, à Enfé, dans le Koura, et à Jounieh, dans le Kesrouan.

A Tripoli, l'une des places fortes de la contestation, un défilé d'embarcations a été organisé au large du port de Mina. Plus tôt dans la journée, une marche rassemblant élèves et étudiants a été organisée dans les rues de la localité. Depuis le début de la contestation, le 17 octobre, Tripoli, l'une des villes les plus pauvres du Liban, est devenue "l'icône de la Révolution". Depuis, des milliers de manifestants investissent les rues de la ville quotidiennement et de manière pacifique, appelant au départ de la classe politique.

A Naamé, des protestataires se sont rassemblés sur une parcelle de terrain où est prévu la construction d'un complexe balnéaire qu'ils considèrent comme illégal.  Certains de ces protestataires ont scandé des slogans hostiles à la municipalité et au promoteur Jihad el-Arab.

A Nabatiyé, au Liban-Sud, des ingénieurs, agriculteurs, ouvriers et étudiants se sont rassemblés par centaines pour une marche dans les rues de la localité. 



(Lire aussi : De l’indépendance du Liban à celle des Libanais)



Sit-in devant l'ambassade US
Dans la matinée, plusieurs dizaines de partisans du Hezbollah et de partisans de gauche se sont rassemblées près de l'ambassade des États-Unis à Aoukar, dans le Metn au nord de Beyrouth, pour protester contre les "ingérences étrangères", alors que le Hezbollah estime que des "ambassades" ont tenté de récupérer le mouvement de contestation afin de renverser le pouvoir au Liban.

Samedi, les manifestants ont maintenu la pression, au lendemain des célébrations populaires du 76e anniversaire de l'Indépendance, qui ont vu des milliers de Libanais dans les rues du pays, notamment dans la capitale de Beyrouth, reléguant au deuxième plan les responsables qui avaient assisté à un défilé militaire symbolique au ministère de la Défense.

Le 29 octobre, sous la pression de la rue, le gouvernement de Saad Hariri a démissionné. Plus de trois semaines après cette démission, le président Aoun n'a toujours pas fixé la date des consultations parlementaires contraignantes afin de désigner un nouveau Premier ministre. Il s'abstient jusqu'à présent de le faire, affirmant attendre des résultats positifs des concertations politiques qu'il effectue afin, selon lui, de faciliter la formation du prochain cabinet.

Dans ce contexte d'impasse politique, la situation économique, financière et monétaire du pays continue de se dégrader. Les banques imposent une série de restrictions à leurs clients qui peinent à retirer de l'argent en liquide, surtout en dollars, le billet vert se faisant rare sur le territoire, et le taux de change auquel est fixé la livre libanaise ne cessant de fluctuer chez les cambistes.



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commentaires (7)

Comment ca se fait qu'il n'y avait pas un sit in devant l'ambassade d'Iran?

Eleni Caridopoulou

20 h 21, le 24 novembre 2019

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Commentaires (7)

  • Comment ca se fait qu'il n'y avait pas un sit in devant l'ambassade d'Iran?

    Eleni Caridopoulou

    20 h 21, le 24 novembre 2019

  • Sit-in devant l'ambassade US Dans la matinée, plusieurs dizaines de partisans du Hezbollah et de partisans de gauche se sont rassemblées près de l'ambassade des États-Unis à Aoukar, DE FAUSSES RUMEURS AVAIENT ETE LANCEES DANS LES MEDIAS QUE LA REVOLUTION ALLAIT ORGANISER CETTE MANIFESTATIONS EVIDEMENT LE TITRE ET MEME LA REALITE SUR LE TERRAIN EST CONTRAIRE A CES RUMEURS ORGANISER PAR HB ET LES LES PARTISANS DE GAUCHE ( Y A T'IL UNE GAUCHE AU LIBAN ? JE N'EN SAVAIS RIEN. QUI EST LEUR DEPUTE??) . LE LIBAN N'A RIEN CONTRE LES USA QUI DONNE CHAQUE ANNEE DES MILLIONS DE DOLLARS D'EQUIPEMENT GRATUIT A ;'ARMEE LIBANAISE ET BRULER LEUR DRAPEAU EST UNE HONTE QUE L'ARMEE N'AURAIT JAMAIS DU AUTORISE Il reste malheureusement au Liban des gens qui veulent nous faire perdre les quelques amis qui nous restent

    LA VERITE

    17 h 56, le 24 novembre 2019

  • Probablement que leurs enfant sont tous aux États Unis, travaillant ou étudiant là-bas, comme les enfants de certains de leurs mentors...

    LeRougeEtLeNoir

    17 h 13, le 24 novembre 2019

  • Le problème n’est pas là il est ailleurs... Le mimétisme ne fera pas oublier d’où ils viennent...

    LeRougeEtLeNoir

    17 h 11, le 24 novembre 2019

  • Pique nique formidable au désespoir de ceux qui préfèrent les piques

    Adnan

    15 h 49, le 24 novembre 2019

  • On ne sait plus écrire en romain XXXIX ? CA FAIBLIT Là ! Demain écrivez XXXX svp .

    FRIK-A-FRAK

    14 h 11, le 24 novembre 2019

  • Sympathique pour passer le temps, mais peu sérieux tout ça !

    Chucri Abboud

    13 h 58, le 24 novembre 2019

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