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Consultations parlementaires : le bureau de presse de la présidence se défend de tout retard

Liban

Pour le chef de l'Etat, il est nécessaire de gérer la situation calmement et sans précipitation.

OLJ
02/11/2019

Le bureau de presse de la présidence libanaise a publié samedi un communiqué se défendant de tout retard dans le lancement des consultations parlementaires contraignantes par le chef de l’État, Michel Aoun, pour désigner un nouveau Premier ministre, après la démission du cabinet de Saad Hariri sous la pression de la rue mardi, ajoutant qu'il était nécessaire de gérer la situation calmement et sans précipitation. 

"Certains médias diffusaient des informations différentes, et certaines fabriquées, sur les raisons de la non-détermination de la date des consultations parlementaires", a dénoncé le bureau de presse du palais présidentiel. 

"Depuis la démission du Premier ministre, Saad Hariri, le président de la République, Michel Aoun, a procédé aux contacts nécessaires préalables à la désignation de la date des consultations parlementaires contraignantes. La situation actuelle dans le pays exige une gestion calme de la situation, qui requiert la résolution de certains nœuds afin que la désignation (du Premier ministre) soit naturelle et facilite ensuite la formation du gouvernement", poursuit le communiqué.  "Le président estime que les grands défis auxquels le futur gouvernement sera confronté imposent une approche rapide mais non précipitée du processus de désignation, car la précipitation dans de tels cas peut avoir des répercussions néfastes", ajoute le texte.


(Lire aussi : Paniers percés, l'édito de Issa GORAIEB)



Le bureau de presse affirme "que la date des consultations sera bientôt fixée", rappelant que "ce n'est pas la première fois que le président de la République procède à des consultations  (...) et que cela s'était fait "dans des circonstances meilleures". 

Jeudi soir, le président de la République s'était adressé aux Libanais dans un discours solennel à l'occasion du mi-parcours de son mandat. Il s'est dit en faveur de ministres choisis pour leurs "compétences" et "non en fonction de leur affiliation politique". Hier, c'est le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a pris la parole, pour la troisième fois en deux semaines, affirmant que le prochain gouvernement devait être celui du regain de la confiance du peuple. Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a pour sa part fait savoir que sa formation ne participerait pas à un "gouvernement politique", contrairement à un gouvernement d'experts.

La révolte populaire libanaise a été déclenchée le 17 octobre après l'annonce surprise d'une taxe sur les appels via les messageries instantanées comme WhatsApp. Cette mesure a été vite annulée, mais la colère ne s'est pas apaisée contre la classe dirigeante, jugée incompétente et corrompue dans un pays qui manque d'électricité, d'eau ou de services médicaux de base trente ans après la fin de la guerre civile (1975-1990).



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Yves Prevost

Les consultations parlementaires auraient dû commencer dès le lendemain de la démission du premier ministre. Si l'on veut que "la désignation (du Premier ministre) soit naturelle", il ne faut justement pas laisser le temps pour toutes les magouilles et tous les marchandages.
Non! Rien, absolument rien ne justifie ce retard. On recommence à utiliser les mêmes méthodes dont on sait les conséquences catastrophiques: discutailler avec les uns et les autres pour établir un "consensus"
Ils n'ont toujours rien compris!

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