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Hariri inaugure la 2e phase des travaux d'agrandissement de l'AIB

Liban

La ministre de l'Intérieur détaille les différentes modifications des infrastructures et procédures qui ont été mises en œuvre tout comme les mesures qui doivent encore être prises.

OLJ
20/08/2019

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a inauguré mardi la 2e phase des travaux d'agrandissement et d'amélioration de l'infrastructure de l'Aéroport international de Beyrouth qui souffre depuis des années d'une congestion, provoquant régulièrement d'interminables files d'attente pour les passagers.

Les ministres des Transports et des Travaux publics, Youssef Fenianos, de l'Intérieur, Raya el-Hassan, de l'Information, Jamal Jarrah, des Télécoms Mohammad Choucair, du Tourisme, Avedis Guidanian, de l’Économie, Mansour Bteich, ainsi que le député Nazih Njeim et des responsables sécuritaires et administratifs, étaient présents pour cette inauguration.

Accompagnés d'agents des Forces de sécurité intérieures qui leur fournissaient les explications nécessaires, le chef du gouvernement et les ministres ont inspecté les nouveaux scanners installés dans le cadre des travaux d'agrandissement et d'amélioration de l'AIB. Ceux qui se trouvent déjà dans le hall des départs devraient être incessamment démantelés, afin de réduire le temps d'attente et les files qui se forment dès l'entrée du hall.


Du retard
"Je suis conscient que les passagers souffrent encore de la congestion à l'aéroport, c'est la raison pour laquelle j'ai voulu venir en personne pour constater cela. Les travaux se poursuivent et notre objectif est de rendre le passage par l'AIB agréable", a affirmé M. Hariri lors d'une conférence de presse aux côtés des ministres et responsables présents. "Malheureusement, les travaux ont accusé du retard, mais nous poursuivons nos efforts pour améliorer l'infrastructure de l'aéroport. (...) C'est le citoyen libanais qui nous réclamera des comptes au final. C'est pour cela que nous devons le respecter", a ajouté Saad Hariri.

L'AIB peut accueillir un maximum de 6 millions de passagers par an, un seuil qu’il dépasse systématiquement depuis 2013. En 2018, il a accueilli 8.842.442 voyageurs, entre les arrivées, les départs et les transits, selon les chiffres officiels.  Pour pouvoir gérer au mieux les flux de voyageurs, des travaux d'élargissement ont été lancés en février dans le cadre d'un projet financé par l'Union européenne. Début juin, les ministres des Travaux publics et du Tourisme avaient inauguré un premier pan de ce projet d'agrandissement de l'AIB. Une troisième phase de travaux, qui a pour objectif de fluidifier le passage des voyageurs en première classe et classe d'affaires, ainsi que les VIP, doit également être achevée dans les prochains mois, après avoir accusé du retard.


Les nouvelles mesures
Dans une série de tweets, Mme el-Hassan, a dans ce cadre détaillé mardi les différentes modifications des infrastructures et procédures qui ont été mises en œuvre lors de la deuxième phase de travaux inaugurée par M. Hariri, tout comme les mesures qui doivent encore être prises.  En ce qui concerne les contrôles de la Sûreté générale, elle a indiqué que 34 comptoirs seraient ouverts pour les passagers au départ, leur nombre ayant déjà été augmenté de 22 à 27, tandis qu'au niveau des arrivées, le nombre de ces comptoirs était passé de 32 à 46. "Nous avons supprimé l'utilisation de la carte rose" qui devait être remplie par les voyageurs étrangers en partance et à l'arrivée, et le contrôle des passeports par la SG qui était effectué après le check-in", a ajouté la ministre de l'Intérieur.  Concernant les contrôles des bagages, effectués par les Forces de sécurité intérieure, Raya el-Hassan a annoncé que dès début septembre, le premier contrôle des valises par les FSI, à l'entrée de l'aéroport, serait supprimé, et que le nombre de scanners permettant de contrôler toute présence éventuelle d'explosifs liquides dans les bagages cabine était passé de 6 à 9.   Enfin, concernant le programme "fast track", permettant aux voyageurs de bénéficier de procédures rapides et prioritaires, Mme el-Hassan a souligné qu'il serait mis en oeuvre "d'ici la fin de l'année". "Une aile consacrée aux services offerts aux passagers de première classe et de classe affaires sera construite", a-t-elle ajouté.

Malgré ces travaux d'agrandissement, et depuis le début de l'été 2019, les passagers se retrouvent régulièrement coincés dans des files d'attente monstres aux différents postes de contrôle. Dimanche, le ministre des Transports et des Travaux publics avait annoncé que le nombre des passagers décollant de l'Aéroport international de Beyrouth dans les deux jours suivants devrait atteindre les 25.000. Samedi déjà, la ministre de l'Intérieur avait annoncé que plus de 22.000 passagers avaient décollé de l'AIB vendredi et qu'il s'agissait  d'un "record dans l'histoire du Liban".






"Le gouvernement travaillera sans relâche"
Sur le plan politique, Saad Hariri s'est voulu rassurant, affirmant que dans les jours qui viennent, "le gouvernement travaillera sans relâche", après quarante jours de paralysie politique provoquée par les affrontements armés entre des partisans druzes de Walid Joumblatt et ceux de son rival Talal Arslane, le 30 juin à Qabr Chmoun dans le caza de Aley. Deux partisans de M. Arslane avaient été tués durant ces incidents. "La situation est redevenue comme avant, même mieux", a estimé M. Hariri, lors d'un échange avec les journalistes venus assister à la conférence de presse.

Par ailleurs, une journaliste a interpellé le chef du gouvernement au sujet des odeurs pestilentielles qui se dégagent dans le périmètre de l'aéroport, sachant qu'une décharge côtière se trouve sur le site de Costa Brava, situé à proximité de l'AIB. Sur un ton remonté, le Premier ministre a affirmé que ces odeurs proviennent des eaux usées qui se déversent dans le fleuve de Ghadir, également situé à proximité de l'aéroport. M. Hariri a dénoncé dans ce contexte une "approche populiste" au sujet de la crise des déchets. "Ce n'est pas comme cela que nous résolvons le problème", a-t-il estimé. "Nous sommes tous Libanais, chrétiens et musulmans, nous sommes tous concernés. Toutes les régions doivent s'entraider", a-t-il ajouté, au moment où une nouvelle crise des déchets frappe le Liban-Nord et prend une tournure confessionnelle.

En outre, Saad Hariri, qui vient de rentrer d'une visite aux Etats-Unis, a été interrogé sur les sanctions américaines qui visent le Hezbollah et qui pourraient, selon certaines sources, s'étendre aux alliés du parti chiite, notamment les formations chrétiennes comme le Courant patriotique libre fondé par le président de la République, Michel Aoun, et dirigé par le chef de la diplomatie, Gebran Bassil. "Ce n'est pas moi qui fixe l'étendue des sanctions américaines. En tout cas, je ne pense pas que (des sanctions à l'encontre des alliés du Hezbollah) auront lieu, car le gouvernement américain est clair dans son approche de la question", a souligné M. Hariri. "Nous avons de très bonnes relations avec le Trésor américain et nous suivons de près nos relations avec ce département", a ajouté le chef du gouvernement. "Si Dieu le veut, cela (les sanctions contre les alliés du Hezbollah) ne se produira pas. Mais je ne peux rien vous assurer", a également dit M. Hariri.



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Liberté de Penser

Les travaux ont accusé du retard ! Quelle grosse surprise ! Les services concernés avaient annoncé la fin des travaux pour début août, date reporté à début octobre et à présent pour la fin de l’année.... un seul mot : INCOMPÉTENCE a tous les niveaux

Georges Lebon

Pourquoi ce projet est-il financé par l'Union européenne ? L'Europe n'est pas la seule destination de tous ces malheureux voyageurs...

PAUL TRONC

C'est bon de le voir occupé au local.

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