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De la disparition de Jamal Khashoggi à l'aveu saoudien

chronologie

La chronologie des événements depuis l'entrée du journaliste saoudien au consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre au matin, jusqu'à l'annonce de sa mort.

OLJ/AFP
20/10/2018

De la disparition du journaliste Jamal Khashoggi le 2 octobre à l'aveu, samedi matin, par Riyad qu'il a été tué dans le consulat saoudien à Istanbul, les développements d'une crise majeure. L'éditorialiste saoudien s'était exilé aux Etats-Unis en 2017, redoutant une arrestation après avoir critiqué le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane (MBS).


Disparition
Le 2 octobre, vers 10h15 GMT, Jamal Khashoggi entre au consulat saoudien à Istanbul, selon une image de caméra de surveillance publiée par le quotidien américain Washington Post, avec lequel il collabore. Selon sa fiancée, il s'y est rendu pour des démarches en vue de leur prochain mariage. Le 3, la présidence turque affirme que le journaliste se trouve au consulat saoudien.
Dans une interview diffusée le 5 octobre par l'agence Bloomberg, le prince héritier affirme que Khashoggi est effectivement "entré" au consulat, mais qu'il en est sorti peu après.


"Tué au consulat"
Le 6, une source proche du gouvernement turc déclare que la police estime "que le journaliste a été tué au consulat par une équipe venue spécialement à Istanbul et repartie dans la même journée". Riyad dément. Le 7, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s'exprime pour la première fois sur cette affaire, dit attendre les résultats de l'enquête.

"Le corps de Khashoggi a été probablement découpé et mis dans des caisses avant d'être transféré par avion hors du pays", affirme le Washington Post, citant un responsable américain.
Riyad doit "prouver" que le journaliste a quitté le consulat, dit M. Erdogan.

Le 10, des télévisions turques diffusent des images de vidéosurveillance montrant l'arrivée à Istanbul de Saoudiens soupçonnés d'avoir conduit l'opération.

Selon le Washington Post, Ankara aurait affirmé à Washington détenir des enregistrements audio et vidéo montrant comment Khashoggi a été "interrogé, torturé puis tué" à l'intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré.


(Lire aussi : Comment l’affaire Khashoggi menace l’accession au trône de MBS)


Washington menace puis ménage Riyad
Le 13, Donald Trump estime que l'Arabie saoudite pourrait être derrière la disparition et menace Riyad d'un "châtiment sévère", tout en excluant un gel des ventes d'armes.

Le 15, le président des Etats-Unis suggère après un entretien téléphonique avec le roi saoudien Salmane que la disparition "pourrait être le fait de tueurs hors de contrôle".

Le 16, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo affirme que Riyad est favorable à une enquête "approfondie", après des entretiens avec le roi et le prince héritier.

M. Trump réclame l'application du principe de présomption d'innocence en faveur de l'Arabie saoudite. Le lendemain, il nie chercher à "couvrir" ses alliés saoudiens. Il souligne que les Etats-Unis ont besoin de Riyad dans la lutte contre le terrorisme et insiste sur la coopération militaire et sa dimension économique.


(Lire aussi : Affaire Khashoggi : la Turquie profiterait-elle du scandale ?)


Une "équipe d'exécution"
Un journal pro-gouvernemental turc, affirmant s'appuyer sur des enregistrements sonores à l'intérieur du consulat, rapporte que le journaliste y a été torturé avant d'être "décapité".

Selon le New York Times, l'un des hommes identifiés par les autorités turques comme faisant partie de l'équipe soupçonnée d'avoir perpétré l'assassinat appartient à l'entourage du prince héritier, et trois autres aux services de sécurité rattachés au prince.


Washington durcit le ton 
Le 18, le secrétaire américain au Trésor annonce qu'il ne se rendra pas à une conférence économique à Riyad, boycottée par un nombre croissant de personnalités.

Donald Trump admet pour la première fois que Khashoggi est très probablement mort, menaçant Riyad de "très graves" conséquences si sa responsabilité est confirmée.

Washington décide cependant d'accorder un délai supplémentaire à l'Arabie saoudite pour s'expliquer.


(Lire aussi : Le vent avait commencé à tourner pour MBS bien avant le scandale Khashoggi)


Fouilles et témoignages 
Le 19, les médias turcs indiquent que les enquêteurs ont élargi les recherches à une vaste forêt d'Istanbul. Des images de vidéosurveillance prises le 2 octobre montrent, selon une chaîne de télévision privée, au moins un véhicule muni de plaques diplomatiques y pénétrer après avoir quitté le consulat.

Les enquêteurs ont fouillé cette semaine le consulat et la résidence du consul saoudien.

Mike Pompeo prévient que les Etats-Unis disposent d'une "large gamme" de sanctions possibles contre l'Arabie saoudite s'il s'avérait qu'elle était derrière la disparition du journaliste.


Riyad reconnaît la mort
L'Arabie saoudite reconnaît dans la nuit du 19 au 20 octobre que Jamal Khashoggi a été tué dans le consulat, et annonce une restructuration de ses services de renseignements et des limogeages à leur tête.
"Les discussions entre Jamal Khashoggi et ceux qu'il a rencontrés au consulat du royaume à Istanbul (...) ont débouché sur une rixe, ce qui a conduit à sa mort", déclare l'agence de presse officielle saoudienne SPA, citant le parquet.

Le roi ordonne au prince héritier de restructurer les services des renseignements, dont un des hauts dirigeants, Ahmad al-Assiri, est limogé, ainsi qu'un conseiller de haut rang à la cour royale. 


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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

UN AVEU COMIQUE QUE NE GOBERAIT MEME PAS UN ENFANT DE DIX ANS !

RE-MARK-ABLE

Voilà de quoi on parle à présent !!!!@@@##&*

Où sont les sanctions sévères du clown vis à vis de ses subalternes bensaouds ?

De quoi t'il peur ou plutôt de QUI ????

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