Le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, a donné vendredi 5 octobre une conférence de presse au sujet de la formation du gouvernement. Photo d'archives REUTERS/Mohamed Azakir
Le ministre sortant libanais des Affaires étrangères, également chef du Courant patriotique libre (fondé par Michel Aoun, Gebran Bassil, s'est longuement exprimé vendredi lors d'une conférence de presse sur le retard dans la formation du gouvernement, rejetant tout "chantage" et assurant que les Forces libanaises n'avaient droit qu'à trois ministres dans le prochain cabinet.
"Le gouvernement d’union nationale mérite l'attente et les sacrifices, mais pas jusqu'au chantage visant à imposer des procédures illogiques ou à faire échouer le mandat", a déclaré M. Bassil assurant que ses propos ont pour but "d'accélérer la formation du gouvernement" et que "former un cabinet d’union est facile à faire, surtout après des élections basées sur la proportionnelle".
"Nous ne sommes pas intervenus dans la formation du gouvernement et je mets quiconque au défi de dire que nous avons mené une initiative ou un contact, a-t-il ajouté. Cette tâche est celle du Premier ministre désigné, Saad Hariri, mais en tant que parti politique notre devoir est de réclamer une distribution équitable des portefeuilles et un critère" pour la formation. Selon M. Bassil, ce critère est "un ministre pour cinq députés". "Car si nous adoptions le critère des quatre députés, nous aurons 38 ministres", a-t-il dit.
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Moyen stratégique dangereux
"En ce qui concerne le nœud de FL, nous somme prêts à tout concéder contrairement à ce que certains disent", a assuré le ministre soulignant que "les FL ont droit à trois ministres". "Prendre pour cible la part du président est un moyen stratégique dangereux", a-t-il poursuivi. "Nous n’avons jamais eu de problème que les FL aient un portefeuille régalien, mais il existe un veto national ailleurs dans lequel nous n'avons rien à voir", a noté le chef du CPL avant de s'interroger : "Les FL ont doit à trois ministres, alors comment réclament-ils deux portefeuilles régaliens ?".
"En ce qui concerne la représentation sunnite au gouvernement, nous nous sommes distanciés de la question, mais il s'agit d'un problème et nous espérons que le Premier ministre va le résoudre, a affirmé M. Bassil. Au sujet des druzes, Talal Arslane fait partie de notre bloc et la nouvelle donne politique ne peut être ignorée". Le chef du CPL a aussi rappelé que la désignation du vice-Premier ministre revient au président de la République selon la coutume.
"Il est vrai que le Constitution ne prévoit pas de délai pour la formation d'un gouvernement, mais le Premier ministre doit s'imposer un délai et si le gouvernement n'obtient pas la confiance des députés, nous nommerons à nouveau M. Hariri, mais sur de nouvelles bases", a aussi dit le ministre sortant.
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La réponse des FL
Réagissant aux propos de Gebran Bassil, le ministre sortant de l'Information (FL), Melhem Riachi, a écrit sur son compte Twitter : "En 1975, Faten Hamama a joué le rôle principal dans le film 'Je veux une solution" qui dure 108 minutes, aujourd'hui Gebran Bassil joue le rôle principal dans le film "Je ne veux pas de solution" qui dure... Dieu sait combien de temps."
Les FL ont aussi réagi aux propos de M. Bassil qui s'est dit attaché à la totalité de l'accord de Meerab conclu entre les deux formations en 2015. "Le bureau de presse des FL s'étonne des propos de M. Bassil selon lequel il est attaché à l'intégralité de l'accord de Meerab, alors que cela est justement une demande brandie par les FL. L'accord de Meerab a été violé dès les premiers instants, avec la formation du dernier gouvernement et le fait de n'avoir pas créé une commission mixte entre les deux partis, sans oublier de nombreuses propositions politiques qui sont contraires à l'esprit de l'accord", a écrit la formation de M. Geagea dans un communiqué. Les FL ont affirmé que "ce n'est pas Gebran Bassil qui fixe les critères pour la formation du gouvernement, mais bien le Premier ministre en accord avec le chef de l'Etat". "Jusqu'à ce jour, nous n'avons pas été informés d'un accord sur le critère mentionné par M. Bassil. (...) Le seul critère logique est le pourcentage de sièges obtenus par chaque formation à l'issue des dernières législatives. Les FL ont obtenu le tiers de la représentation chrétienne, et elles ont donc droit au tiers de la représentation au sein du gouvernement", ajoute le parti.
En réponse au communiqué des FL, des sources au sein du CPL ont affirmé que le parti de Samir Geagea "représente moins de 25% du total des ministres chrétiens, après avoir pris en compte trois ministres qui seraient affiliés au président de la République. Les FL veulent s'en prendre au chef de l'Etat en lui refusant une part ministérielle qui lui reviendrait".
Hier, lors d'une émission télévisée sur la MTV, Saad Hariri avait évoqué "un climat très positif" au cours de sa dernière réunion mercredi avec le président de la République Michel Aoun à Baabda. Le Premier ministre, désigné depuis le 24 mai, a promis la formation d’un gouvernement "d’ici une semaine à dix jours", certain de sa capacité à "convaincre les différentes parties de faire des compromis".
La mission de M. Hariri bute sur de nombreux obstacles, liés notamment au nombre de portefeuilles attribués à chaque formation politique et à leur répartition. Les blocages se situent notamment au niveau des formations chrétiennes et druzes. Au niveau chrétien, le CPL estime que les exigences posées par les FL sont trop élevées au regard de leurs résultats aux dernières élections législatives. Concernant le nœud druze, le chef du Parti démocratique libanais, Talal Arslane, exige un siège pour sa formation dans le futur cabinet, ce qui est catégoriquement rejeté par son rival, le leader druze Walid Joumblatt. Les revendications des députés sunnites non-affiliés au Courant du Futur (de Saad Hariri) posent également problème, M. Hariri refusant de leur attribuer un portefeuille.
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si le gouvernement n'obtient pas la confiance des députés, nous nommerons à nouveau M. Hariri, mais sur de nouvelles bases", a aussi dit le ministre sortant. Je pense qu'il voulait dire le CPL nommera a nouveau M Hariri mais que veux dire sur de Nouvelles Bases? Depuis quand un parti au Liban peut donner des ordres a un premier ministre pour la formation d'un gouvernement LA SEULE CHOSE QUE LE GENDRE PEUT FAIRE C'EST DE NE PAS DONNER A TRAVERS LES DEPUTES CPL LA CONFIANCE AU MINISTERE FORMEE PAR LE PREMIER MINISTRE ET LE PRESIDENT.RIEN DE PLUS. MEME SI LE CPL NE NOMME PAS M HARIRI A NOUVEAU ET CASSE L'ENTENTE ENTRE LE FUTUR ET LE PRESIDENT ET LA MAJORITE +1 DES DEPUTES NOMME M HARRIRI A NOUVEAU, LE CPL NE POURRA RIEN FAIRE Un dernier mot: M bassil devrait revoir ses mathematiques 38X4=152 je ne pense pas que 128=152 sauf si on reflechi en terme de TVA a ajouter a chaque chiffre final (128X1.1875=152) 128 diviser par 4=32 Mettez donc 32 deputes pour regler le probleme et surtout il faudra 11 deputes pour bloquer et pas 10 ce qui rend plus facile la solution de plusieurs problemes
01 h 30, le 06 octobre 2018