Liban

Gouvernement : encore quelques contacts...

Éclairage
05/10/2018

L’entretien entre le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et le président Michel Aoun, mercredi à Baabda, a nourri l’espoir d’un prochain déblocage du dossier gouvernemental que Aïn el-Tiné s’est empressé d’entretenir. Dans les milieux proches de la présidence de la Chambre, on s’attend à ce que la nouvelle équipe ministérielle soit formée dans le courant de la semaine prochaine, tout en relevant que sa naissance nécessite encore quelques contacts.

À Baabda, Saad Hariri n’était pas porteur d’une nouvelle formule pour les quotes-parts au sein de son gouvernement. Sa démarche auprès du président s’explique par sa volonté de lui faire part des résultats des contacts politiques qu’il avait notamment entrepris avec les Forces libanaises et le PSP, au sujet de la répartition des portefeuilles ministériels, pendant que Michel Aoun se trouvait à New York, où il avait assisté à la 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Le Premier ministre désigné a aussi voulu discuter avec le président des formules qui pourraient être retenues pour son équipe, avant de reprendre ses pourparlers avec les principales composantes politiques du pays. Pratiquement, cela signifie qu’on est encore loin d’un déblocage, même si la rumeur a couru au cours des deux derniers jours au sujet d’une nouvelle structure qui aurait été mise au point par Saad Hariri. Il est vite apparu cependant qu’il s’agit d’un ballon d’essai, M. Hariri, mais aussi le CPL et le mandat ayant nié être au courant d’une nouvelle formule. Celle-ci a poussé les Forces libanaises et le PSP à réagir, en affirmant être de nouveau prêts à toutes négociations. Les deux partis attendent donc de voir ce que le Premier ministre désigné va leur proposer, maintenant qu’il a sondé le président sur d’éventuelles sorties de crise.

Selon des observateurs qui suivent de près le dossier gouvernemental, le nœud druze est presque réglé, mais les Forces libanaises restent réservées quant à l’offre qui leur a été faite de prendre la vice-présidence du Conseil (sans portefeuille) et trois autres ministères, dont un ministère d’État. De mêmes sources, on indique que le parti de Samir Geagea pourrait accepter de se voir confier deux portefeuilles seulement, si la Justice est l’un d’eux, et l’on s’étonne de ce qu’il n’ait pas réagi favorablement à la proposition qui lui a été faite de prendre la vice-présidence du Conseil, dans la mesure où il s’agit d’une concession de la part du chef de l’État.

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