Des combattants du Hezbollah dans le jurd de Ersal, le 29 juillet 2017. AFP / STRINGER
L'accord de cessez-le-feu, annoncé jeudi, entre le Hezbollah et le Fateh el-Cham (ex-Front al-Nosra), opposés pendant une semaine dans des combats dans le jurd de Ersal, bourgade sunnite frontalière de la Syrie, a été scellé, selon des sources du parti chiite citées par la chaîne locale LBCI. "Il ne reste plus aucun obstacle mais l'échange demande des préparatifs logistiques supplémentaires", expliquent ces sources.
Cet accord de trêve prévoit la libération de cinq combattants du parti chiite qui étaient détenus par le groupe jihadiste, avait annoncé le service d'information de guerre du Hezb. Il n'est pas précisé quand ces combattants avaient été enlevés et où ils étaient détenus. La milice sunnite libérerait en outre des prisonniers de l'Iran et rendrait les dépouilles mortelles de leurs miliciens chiites tombés en Syrie. Les négociations ont été menées par le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim.
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), 9000 combattants et civils syriens se sont enregistrés pour effectuer ce transfert du Liban vers la Syrie. Près de 6000 iront à Idleb et 3000 vers la localité de Rouhaybé et dans le Qalamoun. Toujours selon l'Ani, ces personnes seront acheminées par deux convois, sous la surveillance de l'armée libanaise et de la SG, en présence d'ONG et de la Croix-Rouge internationale.
Au cours de la bataille lancée le 21 juillet des deux côtés de la frontière entre la Syrie et le Liban, les combattants du Hezbollah ont réussi à reprendre le terrain contrôlé par les jihadistes. Ils étaient soutenus ponctuellement par l'aviation syrienne, alors que l'armée libanaise sécurisait le périmètre de Ersal et l'intérieur de la bourgade.
C'est depuis ce secteur que les jihadistes avaient lancé en août 2014 l'attaque contre les militaires libanais à Ersal. Ils avaient également planifié des attentats et confectionné des explosifs depuis ce repaire.
Les regards se tournent vers les hauteurs des localités chrétiennes de Ras Baalbeck et de Qaa, dans le nord de la Békaa, où des dizaines de combattants du groupe Etat islamique (EI) sont déployés.
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Cet accord de trêve prévoit la libération de cinq combattants du parti chiite qui étaient détenus par le groupe jihadiste, avait annoncé le service d'information de guerre du Hezb. Il n'est pas précisé quand ces combattants avaient été enlevés et où ils étaient détenus. La milice sunnite libérerait en outre des prisonniers de l'Iran et rendrait les dépouilles mortelles de leurs miliciens chiites...


La résistance libanaise du hezb est un parti d'ordre , de discipline et du souci du boulot bien mené à son terme ... L'exemple à prendre par tout état qui se voudrait être respecté . Maintenant l'émotion est incontrôlable et ceux qui auraient aimé ou souhaité ou désiré quoi que se soit ne s'en prenne qu'à celui qui manque à ses devoirs , pas a celui qui donne l'exemple .
13 h 34, le 30 juillet 2017