Sur cette image tirée d'une vidéo postée sur YouTube le 17 juin 2014, des hommes qui seraient des jihadistes de l'EIIL paradant à Baïji. Des combattants jihadistes ont lancé mercredi un assaut contre la raffinerie de Baïji, la principale raffinerie de pétrole en Irak, intensifiant leur offensive dans ce pays dont ils contrôlent désormais de larges territoires. AFP/HO/YOUTUBE
Le président iranien Hassan Rohani a prévenu mercredi que l'Iran, à majorité chiite, "fera tout" pour protéger les lieux saints de l'islam chiite en Irak face à la menace des jihadistes de l'Etat islamique d'Irak et au Levant (EIIL, Daech).
"A propos des lieux saints des imams chiites (en Irak) nous mettons en garde les grandes puissances, leurs laquais, les tueurs et les terroristes, que le grand peuple iranien fera tout pour les protéger", a déclaré M. Rohani lors d'un discours prononcé à Khoram-Abad (proche de la frontière irakienne) diffusé en direct par la télévision. Il a cité les quatre villes irakiennes qui abritent les mausolées des imams chiites: Kerbala, Najaf, Kazimiyah et Samarra où des centaines de milliers d'Iraniens se rendent chaque année en pèlerinage.
L'Iran est majoritairement chiite (plus de 90% des 77 millions d'habitants) tout comme l'Irak.
L'EIIL est constitué de combattants sunnites extrémistes qui considèrent les chiites comme des apostats. Ces jihadistes ont lancé une offensive le 9 juin et pris le contrôle de plusieurs villes irakiennes.
L'Iran a apporté son soutien au gouvernement du Premier ministre chiite Nouri Al-Maliki se déclarant prêt à apporter son aide en cas de demande officielle irakienne.
Selon M. Rohani, de nombreux volontaires iraniens se sont déclarés prêts à se rendre en Irak "pour protéger les lieux saints et anéantir les terroristes". "Grâce à Dieu, il y a suffisamment de volontaires chiites, sunnites et kurdes en Irak (pour) combattre les terroristes" en Irak, a-t-il ajouté.
Quelque 5.000 Iraniens se sont déjà portés volontaires pour défendre les lieux saints chiites en Irak, a rapporté mardi le site internet conservateur iranien Tabnak. Ces volontaires répondaient à un appel lancé par l'organisation "Quartier général populaire des défenseurs des sanctuaires chiites".
Des chiites irakiens luttant en Syrie aux côtés des forces du régime sont par ailleurs retournés en Irak, suivant l'appel du grand ayatollah Ali Al-sistani, plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, pour combattre les jihadistes, a indiqué mardi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
(Lire aussi: L’Irak est-il en train de payer les erreurs de Maliki ?)
Situation extrêmement dangereuse en IrakDe l'autre côté du spectre, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, a mis en garde mercredi contre une "guerre civile" en Irak, qui déstabiliserait la région toute entière.
"La situation extrêmement dangereuse en Irak porte les prémisses d'une guerre civile dont on ne peut prévoir ni l'évolution ni les conséquences sur la région", a averti le chef de la diplomatie de la monarchie sunnite.
Le prince Saoud, qui prononçait un discours à l'ouverture d'une réunion de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) à Jeddah, a de nouveau dénoncé la "politique confessionnelle et d'exclusion" des sunnites menée, selon Ryad, par M. Maliki.
Le gouvernement irakien a accusé mardi l'Arabie saoudite de soutenir financièrement les groupes insurgés sunnites menant une offensive en Irak et de s'être rangée du côté du "terrorisme".
Ces accusations sont intervenues au lendemain d'un communiqué extrêmement ferme du gouvernement saoudien, faisant porter au Premier ministre chiite la responsabilité d'avoir conduit l'Irak au bord du gouffre par sa politique d'exclusion des sunnites.
En une semaine, les combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, Daech), qui bénéficient du soutien de partisans du régime déchu de Saddam Hussein, ont pris le contrôle de la deuxième ville irakienne, Mossoul, d'une grande partie de sa province Ninive (nord), de Tikrit et d'autres secteurs des provinces de Salaheddine, Diyala (est) et Kirkouk (nord). Dans la nuit de lundi à mardi, l'armée régulière est toutefois parvenue à repousser les jihadistes qui attaquaient Baqouba, à 60 km au nord-est de Bagdad. Dans la province de Kirkouk, elle a aussi écarté les jihadistes à Bachir, mais ces derniers se sont en revanche emparés de Moultaqa. A une centaine de km de la frontière avec la Syrie, les insurgés ont aussi pris le contrôle de la plus grande partie de Tal Afar (380 km au nord-ouest de Bagdad), a indiqué un responsable du conseil provincial de Ninive.
(Eclairage : L'armée irakienne minée par une corruption endémique)
Assaut contre la principale raffinerie de pétrole en Irak
Mercredi à l'aube, les combattants jihadistes ont lancé un assaut contre la principale raffinerie de pétrole en Irak, située au nord de Bagdad, ont indiqué un responsable et un employé de l'installation. Les rebelles ont réussi à pénétrer dans la raffinerie de Baïji, dans la province de Salaheddine, et les forces de sécurité gardant la raffinerie tentent de les repousser, a-t-il précisé. Les combats ont éclaté vers 04H00 locales (01H00 GMT).
Certains réservoirs ont pris feu à la raffinerie, située à 200 km au nord de Bagdad, selon lui.
Selon un employé, des membres des forces de sécurité ont été tués et blessés dans les combats alors que les employés présents ont pris la fuite.
La veille, des responsables avaient indiqué à l'AFP que la raffinerie avait été fermée et plusieurs employés évacués.
Jusque-là, les dirigeants du secteur pétrolier estimaient "limitées" les implications concernant la production pétrolière d'Irak, deuxième plus gros exportateur au sein du cartel de l'Opep, et disaient espérer que la production irakienne resterait épargnée par l'offensive jihadiste. "L'attaque contre la principale raffinerie de Baïji peut constituer une source de pétrole pour l'EIIL et ses partisans (...) Mais elle ne fournit pas de pétrole hors d'Irak et l'impact de l'attaque est probablement moindre que ce que l'on craint", estime Rebecca O'Keeffe, analyste de la maison de courtage Interactive Investor.
Avant l'annonce de cet assaut, les cours du pétrole étaient mitigés dans la matinée en Asie. Hormis les champs du Kurdistan irakien (nord) qui sont contrôlés par les autorités locales, la majorité de la production irakienne de pétrole est située dans le Sud, loin de l'offensive.
(Lire aussi : Pour Blair, attribuer la crise actuelle en Irak à l'invasion de 2003 est "bizarre")
Commandants limogés
Alors que l'Irak s'enfonce dans le chaos, le Premier ministre Maliki a limogé mardi plusieurs hauts commandants. Durant les premiers jours de cette offensive, les forces de sécurité ont fait preuve d'une très faible résistance, nombre de policiers ou de soldats abandonnant leurs positions. Dans ce contexte, M. Maliki a limogé mardi plusieurs hauts commandants. Le commandant en chef responsable de la province de Ninive, la première à être tombée en grande partie aux mains des insurgés, a notamment été démis de ses fonctions, de même que le chef de la troisième brigade d'infanterie, qui sera traduit devant un tribunal militaire pour désertion.
Après la débandade des premiers jours, les forces irakiennes semblent néanmoins commencer à relever la tête.
"Menace vitale" pour l'Irak
L'envoyé spécial de l'ONU à Bagdad, Nickolay Mladenov, a, pour sa part, jugé dans un entretien à l'AFP que l'attaque lancée le 9 juin par les insurgés constituait "une menace vitale pour l'Irak" ainsi qu'"un grave danger pour la région".
L'offensive jihadiste suscite l'inquiétude croissante de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis qui se sont militairement retirés d'Irak fin 2011 après huit ans de présence.
Alors que les Etats-Unis, l'Australie et l'ONU notamment ont commencé à retirer une partie de leur personnel diplomatique de Bagdad, la Turquie a évacué son consulat général de Bassora (sud), une semaine après l'attaque de son consulat de Mossoul (nord).
Le secrétaire d'Etat John Kerry a indiqué que le président américain Barack Obama procédait à "un examen minutieux de chaque option" pour aider son allié irakien, parmi lesquelles des frappes via des avions de combat ou des drones.
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"A propos des lieux saints des imams chiites (en Irak) nous mettons en garde les grandes puissances, leurs laquais, les tueurs et les terroristes, que le grand peuple iranien fera tout pour les protéger", a déclaré M. Rohani lors d'un discours prononcé à Khoram-Abad (proche de la frontière irakienne) diffusé en direct par la télévision. Il a cité les quatre villes irakiennes qui abritent les mausolées des imams chiites: Kerbala, Najaf, Kazimiyah et Samarra où des centaines de milliers d'Iraniens se rendent chaque année en pèlerinage.
L'Iran est majoritairement chiite (plus de 90%...


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UN LUNATIQUE (?) QUELQUE PART DANS UN RANCH... BOIT ET RIT ! ÉTAIT-IL LUNATIQUE... OU... (???) LE TRÈS PROCHE AVENIR LE DIRAIT...
18 h 48, le 18 juin 2014