Sur cette capture d'écran tirée d'une vidéo diffusée par l'armée israélienne le 26 octobre 2023, l'on peut voir ce qui est présenté comme une incursion terrestre par des chars israéliens, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Israeli Army / AFP
Israël a annoncé jeudi 26 octobre être entré quelques heures avec des chars dans la bande de Gaza, pour « préparer le champ de bataille » d'une offensive terrestre. Cette probable opération, promise à maintes reprises depuis l'attaque meurtrière sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, inquiète une grande partie de la communauté internationale, qui y voit là un possible catalyseur d'un embrasement régional.
On fait le point sur le rapport des forces et ressources militaires entre d'une part Israël et son allié américain, et d'autre part le Hamas qui bénéfice de puissants alliés régionaux.
Israël
Israël possède l'une des armées les mieux dotées en ressources au monde. L'armée israélienne, qui se présente sous l'intitulé « Forces de Défense Israéliennes (FDI) » compte 169 500 membres, dont 126 000 sont des soldats, selon l'Institut International d'Études Stratégiques (IISS) britannique. De plus, Israël dispose de 400 000 réservistes, dont 360 000 ont été mobilisés depuis l'attaque du Hamas.
Israël dispose également de certaines des défenses les plus technologiquement avancées au monde, notamment le système anti-missile « Dôme de Fer ».
Selon l'IISS, Israël possède environ 1 300 chars et autres véhicules blindés, 345 avions de chasse et un vaste arsenal d'artillerie, de drones et de sous-marins de pointe.
Bien qu'il ne soit pas un État nucléaire déclaré, le stock d'armes nucléaires d'Israël est un secret de polichinelle, et la Arms Control Association estime qu'il possède 90 ogives.
L'allié américain
Washington fournit 3,8 milliards de dollars par an à Israël en aide militaire dans le cadre d'un accord décennal s'étendant jusqu'en 2028.
Le 20 octobre dernier, le président Biden a demandé au Congrès une rallonge budgétaire pour, notamment, débloquer une aide de 14,3 milliards (dont 10,6 en armement) pour Israël. Le 25 octobre, la Chambre américaine des représentants, fraîchement dotée d'un nouveau président après des semaines de blocage, a adopté une résolution en soutien à Israël.
Le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, a, pour sa part, annoncé le 22 octobre avoir activé le déploiement d'une batterie du système de défense antimissile à haute altitude (THAAD) et de bataillons Patriot supplémentaires « dans toute la région ». Il a ajouté avoir mis « un nombre supplémentaire de forces en alerte pour un déploiement... afin d'accroître leur préparation et leur capacité à réagir rapidement en cas de besoin ».
Les États-Unis avaient déjà fourni des munitions supplémentaires à Israël et déployé deux porte-avions dans la mer Méditerranée orientale, l'USS Gerald Ford, le plus grand navire de guerre du monde, et l'USS Eisenhower, pour dissuader non seulement le Hamas, mais aussi ses alliés l'Iran et le Hezbollah. L'armée américaine a ordonné mardi à 2 000 personnels de se préparer au déploiement au Moyen-Orient en signe de force. »
Hamas
Le Hamas dispose d'un arsenal diversifié constitué au fil des années. Sa branche armée, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, compte 15 000 hommes selon l'IISS, bien que des médias arabes avancent le chiffre de 40 000 membres. Ces brigades disposent d'armes lourdes provenant de toute le Moyen-Orient, en particulier d'Iran, de Syrie et de Libye. Elles sont également approvisionnées par la Chine et d'autres régions en armes de poing et fusils d'assaut.
Elles disposent en outre d'une variété d'explosifs improvisés fabriqués localement, et selon des sources occidentales, possèdent suffisamment de drones, de mines, de missiles guidés antichar, de lance-grenades et d'obus de mortier pour tenir pendant une longue période, bien que des chiffres précis ne soient pas disponibles. La majorité de leurs roquettes sont également fabriquées localement et technologiquement rudimentaires.
Hezbollah
Depuis le 7 octobre dernier, des affrontements quotidien ont lieu, au Liban-Sud, entre le Hezbollah et l'armée israélienne.
« Le Hezbollah peut contenir les ressources (de l'armée israélienne) sans avoir à s'engager pleinement dans les combats, en se reposant plutôt sur des tirs occasionnels de roquettes ou de missiles afin d'empêcher les Israéliens de devenir trop sûrs d'eux et les forcer à mobiliser des effectifs et du matériel le long de la frontière nord », estime le Soufan Center, un groupe de réflexion américain, interrogé par l'AFP.
En 2021, le groupe affirmait avoir 100 000 combattants. L'Institut des Études sur la Sécurité Nationale (INSS), un groupe de réflexion israélien, estime que ce chiffre est deux fois moins élevé.
« La plupart des militants du Hezbollah ne sont pas des combattants à temps plein, mais s'engagent plutôt dans des activités militantes selon les besoins de leurs commandants », selon Elliot Chapman de la société d'analyse de la défense britannique Janes. Le Hezbollah avait mobilisé 40 000 hommes au début de la guerre civile en Syrie, note-t-il.
Selon l'INSS, l'arsenal du groupe s'élève à entre 150 000 à 200 000 roquettes et missiles, dont « des centaines » de roquettes de précision.
« Stratégiquement, l'arsenal de roquettes du Hezbollah est l'atout militaire le plus fort du mouvement pour combattre Israël », a déclaré Chapman.
Iran
Depuis sa révolution islamique en 1979, l'Iran a fait du soutien aux Palestiniens l'un des piliers de son idéologie. Le ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a averti le 22 octobre que « la région est comme une poudrière... ». « Je voudrais avertir les États-Unis et le régime israélien fantoche que s'ils ne mettent pas immédiatement un terme aux crimes contre l'humanité et au génocide à Gaza, tout est possible à tout moment et la région deviendrait incontrôlable », a-t-il ajouté.
Nombre d'analystes occidentaux minimisent la menace d'une implication directe de l'Iran et pointent plutôt son soutien au Hamas, au Hezbollah et aux rebelles houthis au Yémen, qui forment un « front de la résistance » constitué des ennemis d'Israël.
Raz Zimmt, de l'INSS, estime que l'Iran n'a actuellement « aucun intérêt à ce que le Hezbollah s'engage dans une guerre totale » qui pourrait menacer un tel « atout stratégique ». Mais il ajoute que Téhéran pourrait être forcée d'agir en cas d'« une invasion terrestre israélienne, et en particulier si cette option se traduit par une victoire militaire israélienne qui menacerait la survie même du Hamas et/ou sa capacité à maintenir un contrôle effectif sur la bande de Gaza ».






Tout est si simple si on reconnaissance d’un état palestinien, ces derniers doivent être désarmés et ne pas agresser les quelques juifs qui restent sur leur territoire. Reprenons les accords d’Oslo que Clinton a créé et ne parlons plus que de paix, QUE DE PAIX. QUE DE PAIX.
16 h 10, le 26 octobre 2023