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Liban-Israël : anatomie d’un conflit | Série spéciale

Relations secrètes, guerres, invasions, accords diplomatiques…Entre le Liban et Israël, les relations sont marquées, depuis plus d’un siècle, par une alternance constante entre méfiance, contacts discrets et confrontations violentes. L’Orient-Le Jour vous propose une série en six épisodes qui retrace l’histoire de ce voisinage conflictuel, des premiers pourparlers maronito-sionistes sous le mandat français jusqu’aux dynamiques contemporaines dominées par l’axe iranien. Mars 1934. À Beyrouth, le Dr Haïm Weizmann, figure centrale du mouvement sioniste et futur premier président d’Israël, est reçu avec égards au Grand Sérail et au patriarcat maronite de Bkerké. Face au patriarche Antoine Arida, il évoque des « relations cordiales » entre communautés. Le chef de l’Église maronite lui rappelle le soutien des juifs aux chrétiens lors des massacres de 1860. Derrière les formules diplomatiques se cachent des tractations secrètes, bien plus ambitieuses. Dès 1919, des dignitaires maronites proposent une redistribution régionale : le Liban aux chrétiens, la Palestine aux juifs. Weizmann rêve d’un Liban allié qui offrirait à l’État juif en gestation des frontières stratégiques jusqu’au Litani et les eaux du Hermon. C’est l’histoire longtemps taboue d’une alliance de minorités contre le nationalisme arabe, faite de rencontres discrètes, de projets de traité d’amitié, d’accords secrets et de rêves communs qui se heurteront aux réalités du terrain et à l’hostilité grandissante des autres communautés libanaises.

Publié le 21 mai 2026 à 00h00 , mis à jour à 00h00