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À La Une - Liban

Manifestations : Hariri obtient le soutien des ambassadeurs pour ses réformes

Le conseiller spécial du Premier ministre, Nadim Mounla, a indiqué qu’un remaniement ministériel pourrait avoir lieu dans les prochains jours.

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri (à droite), recevant le 22 octobre 2019 au Grand Sérail les ambassadeurs des pays du Groupe international de soutien au Liban. Photo Dalati et Nohra

Le Premier ministre libanais Saad Hariri, qui a annoncé lundi une série de réformes économiques urgentes censées apaiser la colère des manifestants dans la rue depuis six jours, a obtenu le soutien des ambassadeurs à son initiative, dont la mise en œuvre a débuté dans la journée.

Le chef du gouvernement libanais s'est ainsi entretenu au Grand Sérail avec les ambassadeurs des pays du Groupe international de soutien au Liban composé de la Chine, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Russie, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Union européenne, les Nations Unies et la Ligue arabe.

Les ambassadeurs ont "exprimé leur soutien aux objectifs de réformes (...) qui correspondent aux aspirations du peuple libanais", a déclaré le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Liban, Jan Kubis, à l'issue de cette réunion, saluant "l'expression démocratique du peuple libanais qui demande des réformes structurelles et des changements économiques responsables et possibles". "Il faut véritablement réduire la corruption et le gaspillage, s'éloigner du communautarisme et assurer une bonne gouvernance pour obtenir une croissance durable", a poursuivi M. Kubis, soulignant que M. Hariri a affirmé que le gouvernement et les forces de l'ordre continueront à assurer la protection des manifestants. "Le groupe de soutien exhorte les responsables et les formations politiques à entendre les revendications légitimes, à travailler sur des solutions et à les mettre en œuvre, et éviter les agissements et les propos incendiaires pouvant causer des troubles", a conclu le responsable onusien.

Saad Hariri s'est également entretenu avec l'ambassadeur du Koweït, Abdel Aal al-Kina'i. "Le temps n'est pas à la parole mais à l'action", s'est contenté de dire le diplomate à sa sortie de la réunion.



(Lire aussi : Jour VI : la rue libanaise ne décolère pas)


Le plan de réformes
La mise en œuvre du plan de réformes a débuté aujourd'hui. Une lettre du secrétariat général du Conseil des ministres, distribuée à l'ensemble des ministres, administrations et institutions publiques, demande à toutes ces institutions et les organismes qui utilisent de l'argent public, comme aux deux opérateurs de téléphonie mobile, à transférer mensuellement leurs excédents budgétaires au Trésor et geler leurs dépenses d'investissement, à l'exception de celles qui ont déjà été décidées, pour l'année 2020. Cette mesure concerne également le Conseil pour le développement et la reconstruction (CDR), la Caisse des Déplacés, le Conseil du Sud, (la compagnie publique de télécoms) Ogero, le port de Beyrouth et Électricité du Liban. Pour les cas exceptionnels, les dépenses devront être décidées en Conseil des ministres.

Cette lettre demande également aux ministères de l'Intérieur et des Municipalités, des Travaux publics et des Transports, des Finances et de la Justice de prendre les mesures nécessaires contre ceux ayant commis des infractions sur les bien-fonds maritimes, conformément à une décision prise mardi en Conseil des ministres, soulignant qu'un projet de loi destiné à augmenter les amendes dans ce cadre est en préparation.

Le transfert des excédents budgétaires et la poursuite de ceux ayant commis des infractions dans le dossier des bien-fonds maritimes sont deux parmi les nombreuses mesures annoncées par M. Hariri.



(Lire aussi : Premier décryptage des principales mesures annoncées par Hariri)



"Un pas en avant"
Samedi, les quatre ministres des Forces libanaises de Samir Geagea avaient présenté leur démission.

Le conseiller spécial du Premier ministre Saad Hariri, Nadim Mounla, a indiqué qu’un remaniement ministériel pourrait avoir lieu dans les prochains jours. « L’une des options actuellement examinée par Saad Hariri est un remaniement de l’exécutif dans quelques jours », a déclaré M. Mounla, lors d’un entretien accordé à la mi-journée à une dizaine de journalistes internationaux et locaux, dont L’Orient-Le Jour.

Selon des sources proches du Premier ministre et citées par la chaîne LBCI, M. Hariri œuvre à "effectuer un pas en avant au niveau du travail du gouvernement afin de répondre aux attentes des manifestants et appliquer les réformes approuvées par le cabinet." "Cela requiert des concertations politiques pour aboutir à une efficacité au niveau du gouvernement, après la démission des ministres des Forces libanaises", ajoutent ces sources.

Des centaines de milliers de Libanais manifestent depuis six jours consécutifs contre la classe politique et la grave crise économique qui secoue le pays. Hier, Saad Hariri a annoncé une série de mesures économiques que son gouvernement a approuvées, sans toutefois réussir à convaincre la rue.

Le mouvement de colère a pris la classe politique par surprise, déclenché par l'imposition jeudi d'une nouvelle taxe sur les appels passés via la messagerie WhatsApp. L'annulation rapide de celle-ci n'a pas empêché la colère de grandir et, fait exceptionnel, la mobilisation contre la classe dirigeante a gagné l'ensemble du pays, y compris les fiefs du Hezbollah pro-iranien qui ignoraient jusque-là ce type de contestation.


(Lire aussi : Ne pas se tromper de diagnosticl'édito de Michel Touma)


"Des calmants"
Dans ce contexte, le leader druze Walid Joumblatt, allié de M. Hariri, a interpellé le Premier ministre au sujet de son alliance avec le Courant patriotique libre, fondé par le président de la République, Michel Aoun, et dirigé par le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, critiquant également les réformes annoncées par le chef du gouvernement.

"Les réformes qui ont été avalisées sont des calmants précaires et temporaires et la privatisation du secteur public est un crime que nous avions refusé par le passé. Jusqu'à quand, cheikh Saad, allez-vous soutenir cette entente (politique avec le CPL, ndlr) qui a sapé le mandat et qui nous engendre des coûts quotidiens? N'est-il pas mieux de (modifier la composition) du gouvernement et d'en exclure les symboles de la corruption et de la tyrannie ? S'en prendre aux manifestants est une ligne rouge", a ajouté le leader druze sur Twitter.

Walid Joumblatt a affirmé dans un entretien à L'Orient-Le Jour qu'il "ne quittait pas le gouvernement pour le moment", une façon pour lui de démentir des informations ayant circulé dans les médias et selon lesquelles il aurait fait part de sa volonté de ne plus participer à un "gouvernement où siège Gebran Bassil".

Selon des sources ministérielles proches du palais présidentiel de Baabda, "il est encore tôt de parler d'un remaniement du gouvernement, les discussions actuelles portent sur la nomination de ministres pour remplacer les postes laissés vacants par les FL, notamment la vice-présidence du Conseil". Répondant à Walid Joumblatt, ces sources l'ont accusé de "vouloir créer du grabuge". "Si le PSP veut faire de l'opposition, il devra le faire jusqu'au bout et démissionner du gouvernement (...)".



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Le Premier ministre libanais Saad Hariri, qui a annoncé lundi une série de réformes économiques urgentes censées apaiser la colère des manifestants dans la rue depuis six jours, a obtenu le soutien des ambassadeurs à son initiative, dont la mise en œuvre a débuté dans la journée.Le chef du gouvernement libanais s'est ainsi entretenu au Grand Sérail avec les ambassadeurs des pays du Groupe international de soutien au Liban composé de la Chine, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Russie, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Union européenne, les Nations Unies et la Ligue arabe.Les ambassadeurs ont "exprimé leur soutien aux objectifs de réformes (...) qui correspondent aux aspirations du peuple libanais", a déclaré le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Liban, Jan Kubis, à l'issue de cette...
commentaires (9)

Out out out the Only way is out for Hariri and Co Some dignity Prime Minister All your government polices have failed. Lebanon needs new and strong blood the like of your deceased father the one and only Rafic Hariri not a pussy cat Shame you have not earned your father skill.

KARIM GHAZZAOUI

22 h 53, le 22 octobre 2019

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Commentaires (9)

  • Out out out the Only way is out for Hariri and Co Some dignity Prime Minister All your government polices have failed. Lebanon needs new and strong blood the like of your deceased father the one and only Rafic Hariri not a pussy cat Shame you have not earned your father skill.

    KARIM GHAZZAOUI

    22 h 53, le 22 octobre 2019

  • AU DEBUT JE DOUTAIS QUE CETTE REVOLTE ETAIT MANIPULEE. PUIS J,AI EPOUSE LES REVENDICATIONS DE TOUT CE PEUPLE UNI POUR LA PREMIERE FOIS DE CETTE FACON SUPERBE. COMME TOUT LE MONDE JE DIS A NOS INCOMPETENTS ABRUTIS DE DEGUERPIR SANS RETARD : KELLON YE3NE KELLON !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    22 h 15, le 22 octobre 2019

  • Mais où sont les affaires étangères? lol.

    Avette

    20 h 10, le 22 octobre 2019

  • QUAND JE VOUS DIDAIS QUE LES OCCIDENTAUX NE SONT PS CONTRE CETTE SITUATION ... ce fait accomplis les arrange pour pouvoir vendre et arracher de l’argent au pays du MO NE VOUS Y TROMPER PAS MÊME LA SITUATION AVEC L’IRAN LES ARRANGE D’AILLEURS LES IRANIENS LE SAVENT ET SAVENT AUSSI PERTINEMMENT AUSSI QUE QUAND ILS RECEVRONT LEURS MILLIARDS ILS DEVRONT SE RÉSOUDRE À RENTRER DANS LE RANG

    Bery tus

    20 h 05, le 22 octobre 2019

  • Mais où sont les affaires étangères? lol.

    Avette

    20 h 01, le 22 octobre 2019

  • A M. Hariri donc de choisir entre le soutien des ambassadeurs pour ses réformes ou le soutien de son peuple qui se révolte contre le Pouvoir .

    Antoine Sabbagha

    19 h 27, le 22 octobre 2019

  • HARIRI, LA OU EN SONT LES CHOSES, IL FAUT UN CHANGEMENT RADICAL AVEC UN GOUVERNEMENT RESTREINT DE TECHNOCRATES INDEPENDANTS SANS DES REPRESENTANTS DU GENDRE ET DES DEUX MILICES CHIITES ETRANGERES. SINON LE TSUNAMI POPULAIRE VOUS EMPORTERA TOUS.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 18, le 22 octobre 2019

  • Bon, il devrait se faire un catogan, se serait plus classe, mais au moins celui-là n'a pas de sang sur les mains.

    Avette

    16 h 45, le 22 octobre 2019

  • Au final dans cette " revolution" version libanaise, on aura compris que tout ce qui est comptabilisé c'est sur Gebran Bassil que ça rejaillit. Depuis les indépendances on se fait , nous peuple libanais , copieusement voler , en 90 , Gebran Bassil avait 15 ans , mais tous les autres avant sont absous par "Gebran Bassil" . C'est peut être pour les petits mégoteurs de l'économie apparente de se fondre en calcul à présent . Ça va chiffrer La stupidité . Et ça va faire cher .

    FRIK-A-FRAK

    16 h 13, le 22 octobre 2019

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