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Joumblatt, reçu par Aoun à Beiteddine, n'a "pas fait de reproches" à Bassil

Liban

"Le président Aoun se concentre sur la situation monétaire et économique et va appeler les responsables à une réunion afin que chacun assume ses responsabilités pour faire face aux défis et préparer le budget de 2020", annonce le leader druze.

OLJ
24/08/2019

Le leader druze libanais Walid Joumblatt, qui a été reçu samedi par le chef de l'Etat Michel Aoun en sa résidence estivale au palais de Beiteddine, notamment en présence du chef de la diplomatie Gebran Bassil, a affirmé avoir eu une réunion "amicale" avec ce dernier et ne lui avoir pas fait de reproches, après la réconciliation scellée au palais de Baabda le 9 août et qui avait mis fin à la crise politique née des affrontements meurtriers de Qabr Chmoun le 30 juin dernier dans le caza de Aley.

Il s'agit de la première rencontre entre Walid Joumblatt et le président Aoun depuis cette réconciliation. A l'issue d'un déjeuner qui a été offert par le chef de l'Etat en l'honneur de M. Joumblatt, son épouse Nora, son fils Taymour, en présence de M. Bassil et son épouse, et de la Première dame Nadia Aoun, le chef du PSP a affirmé que sa rencontre avec Gebran Bassil a été "amicale". "Je ne lui ai pas fait de reproches", a ajouté M. Joumblatt. "J'ai également invité le président Aoun à se rendre à Moukhtara", a conclu le leader druze.

Le 30 juin, des affrontements armés avaient éclaté à Qabr Chmoun entre des partisans des rivaux druzes Walid Joumblatt et Talal Arslane, alors que Gebran Bassil, chef du Courant patriotique libre fondé par son beau-père, le président Aoun, effectuait une tournée partisane dans la région ce jour-là. Ces affrontements avaient fait deux morts et provoqué une crise politique qui a paralysé le gouvernement pendant 40 jours, avant qu'une réconciliation inter-druze ne soit scellée sous les auspices du chef de l’État, du chef du gouvernement Saad Hariri, et du président du Parlement, Nabih Berry.

Gebran Bassil a fait savoir mardi qu'il comptait poursuivre sa tournée dans la Montagne, interrompue le 30 juin par les incidents de Qabr Chmoun

Samedi dernier, une grande délégation du Parti socialiste progressiste que dirige Walid Joumblatt s'était rendue au palais de Beiteddine afin de souhaiter au chef de l'Etat la bienvenue dans le Chouf. Cette délégation était présidée par Dalia Joubmlatt, la fille du leader druze, celui-ci se trouvant ce jour-là à l'étranger en compagnie de son fils, le député Taymour Joumblatt.


(Lire aussi : Aoun tranche et refuse de faire pression sur Bassil)



"Dangereuse"

La situation économique a également été au menu des discussions entre les responsables, au lendemain des décisions de Fitch et Standard & Poor’s (S&P), deux des trois principales agences de notation américaines avec Moody’s, qui ont publié vendredi soir les mises à jour de leurs évaluations respectives de la notation souveraine du Liban.

"Le président Aoun se concentre sur la situation monétaire et économique et va appeler les responsables à une réunion afin que chacun assume ses responsabilités pour faire face aux défis et préparer le budget de 2020", a dit Walid Joumblatt à l'issue de la réunion. "Le chef de l'Etat considère que l'abaissement de la note du Liban (par l'agence Fitch) est dangereuse. C'est pour cela que nous devons prendre des mesures qui pourraient s'avérer impopulaires", a ajouté le leader druze.

Alors que S&P a décidé de maintenir la note du pays du cèdre à « B- » avec perspective « Négative », Fitch a, pour sa part, décidé de dévaluer les obligations du pays, désormais notées « CCC » (les perspectives ne s’appliquent plus dans cette catégorie de notes, selon la nomenclature de l’agence). Avec Moody’s, qui avait déclassé en janvier dernier la note souveraine du pays d’un cran, à « Caa1 » avec perspective « Stable », ce sont désormais deux des trois principaux observateurs étrangers de la situation financière du pays qui ont déclassé les obligations libanaises.


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Sophie Schoucair

En les regardant, on hésite en gérontocratie et népotisme.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

UNE FOIS SUR LA BRANCHE LE CAMELEON PREND SA COULEUR.

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UNE FOIS SUR LA BRANCHE LE CAMELEON PREND SA COULEUR.

PRÊT TENSION.

Je ne sais plus qui avait dit que la vieillesse était un naufrage .

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