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Berry : Le Liban n'acceptera aucun investissement portant atteinte à la cause palestinienne

Proche-Orient

"Mister Kushner, le Liban et les Libanais ne seront ni témoins ni partenaires de la vente de la Palestine "en échange de 30 pièces d'argent", a encore affirmé le président du Parlement.

OLJ
23/06/2019

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a commenté dimanche les propositions faites par Washington dans le plan développé par Jared Kushner, conseiller et gendre du président américain Donald Trump, pour la paix au Proche-Orient, en affirmant qu'aucun investissement fait au Liban au détriment de la cause palestinienne ne sera accepté par Beyrouth. Cette réaction de M. Berry constitue le premier commentaire officiel d'un responsable libanais au sujet du volet économique du plan Kushner, depuis qu'il a été dévoilé en détails samedi par la Maison Blanche. 

Soulignant que son commentaire intervient "dans l'attente d'une position libanaise unifiée" sur le plan Kushner, qui prévoit des investissements financiers dans les territoires palestiniens et les pays voisins à hauteur de 50 milliards de dollars et afin que "le silence du Liban ne soit pas considéré par certains comme une approbation des propositions empoisonnées" des États-Unis, M. Berry a affirmé que "le seul investissement qui ne trouvera pas sa place au Liban est un investissement fait au dépens de la cause palestinienne, des droits des Palestiniens au retour sur leurs terres et au détriment de l'établissement d'un État palestinien indépendant, avec Jérusalem pour capitale". 

"Ceux qui pensent qu'agiter des milliards de dollars pourrait attirer le Liban qui traverse une crise économique étouffante, et le pousser à se soumettre et à transiger sur ses principes, se trompent", a déclaré le chef du Législatif. Il a ajouté que le Liban et les pays arabes "résisteront de toutes les façons possibles à l'implantation" des réfugiés palestiniens. 


(Lire aussi : Washington veut booster les infrastructures et l'éducation des Palestiniens)



"Condamnation à mort" de la cause palestinienne
"Nous en appelons ce qui reste de décence chez les pays arabes à ne pas permettre que la cause des Palestiniens soit condamnée à mort sur leurs propres terres", a-t-il dit, alors que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, notamment, sont régulièrement accusés de faire le lit des États-Unis et d'Israël et de se détourner de la cause palestinienne. "Malheureusement, cette cause est, comme d'habitude, la cible d'une tentative de meurtre au moyen d'armes financières arabes", a souligné Nabih Berry. 

"Mister Kushner, le Liban et les Libanais ne seront ni témoins ni partenaires de la vente de la Palestine "en échange de 30 pièces d'argent", a encore affirmé le président du Parlement. Dans l'évangile de Matthieu, "trente pièces d'argent" est le montant pour lequel Judas a trahi Jésus.

Le représentant du mouvement Fateh au Liban, par la voie de son secrétaire général Fathi Abou Aradat, ainsi que le représentant au Liban du Hamas, Ahmad Abdel-Hadi, ont salué la prise de position de Nabih Berry et "son soutien à la résistance palestinienne". Le Hamas a annoncé l'organisation d'un sit-in mardi devant le siège de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale (ESCWA), dans le centre-ville de Beyrouth pour protester contre la conférence au Bahren et le plan de paix américain.

Washington a dévoilé samedi le volet économique du futur plan américain pour résoudre le conflit israélo-palestinien, qui promet entre autres de booster l'économie palestinienne avec pour objectif affiché de récolter plus de 50 milliards de dollars et de créer un million d'emplois sur dix ans. Cette initiative sera discutée lors d'une conférence mardi et mercredi à Bahreïn, boycottée déjà par les Palestiniens qui estiment que l'administration pro-israélienne du président  Trump cherche à les "acheter et à enterrer" leur objectif d'un État indépendant. L'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, grands alliés des États-Unis, ont salué la tenue de cette conférence et y seront représentés, à l'instar de la Jordanie et de l’Égypte, seuls pays arabes à avoir signé un accord de paix avec Israël.

Le plan Kushner évite délibérément d'aborder un accord politique entre Israël et les Palestiniens. L'administration Trump affirme que ce volet politique sera dévoilé plus tard cette année, éventuellement en novembre après les élections israéliennes et la formation d'un gouvernement.



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HABIBI FRANCAIS

Ceux qui ont condamne a mort la cause palestinienne sont les mollahs diaboliques de Teheran qui,par leur imperialisme agressif ,ont uni Israel et les pays arabes.

M.E

Il est en effet inacceptable que cette prise en otage de gens n'ayant jusqu'à nouvel ordre qu'une seule vie, au nom d'une cause qu'on leur serine dès la naissance et liée à une terre dont ils se ficheraient complètement si on les laissait choisir puisse se terminer de manière tellement décevante pour les preneurs d'otages au motif que les soi-disant 30 pièces d'argent iront non pas aux preneurs d'otages mais aux otages eux-mêmes. Car là la faillite morale, l'imposture absolue des tenants d'une prétendue résistance mais d'une vraie prise d'otage apparaîtrait pour ce qu'elle est ...

C.K

Surtout avec ce sourire pas net....

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PRIERE LIRE, SUPPOSITIONS NE SONT DEVOILEES. MERCI.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

C,EST UN COMPLOT. ON L.ADMET. MAIS RIEN DE PRECIS NE S,ETANT DIT ENCORE IL FALLAIT GARDER LE SILENCE. LA DIATRIBE EST NEFASTE POUR LE PAYS EN CE MOMENT OU RIEN D,AUTRE QUE DES SUPPOSITIONS NE SONT DEVOILES.

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