X

Liban

Nouvelles infractions sur la plage publique de Ramlet el-Baïda

Ramlet el-Baïda

Le mohafez de Beyrouth a chargé une équipe d’experts d’examiner le site. Il prendra les mesures nécessaires en fonction de leur rapport.

N. M. | OLJ
29/05/2019

Un nouvel épisode de la série d’infractions enregistrées sur la plage publique de Ramlet el-Baïda vient d’être entamé, des travaux à proximité du très controversé Lancaster Eden Bay Resort ayant repris il y a quelques jours. Des photos parvenues à L’Orient-Le Jour montrent des travaux d’aménagement en béton sur une partie de la plage de sable, à quelques mètres du complexe balnéaire.

Rappelons que le projet Eden Bay a bénéficié d’un permis de construire délivré par le mohafez de Beyrouth, Ziad Chebib, en 2016, considérant que le terrain en question est « privé » et « constructible », bien que directement sur le sable. Un recours a été présenté au Conseil d’État par Green Line et l’Agenda légal, sans que les ONG aient réussi à obtenir un arrêt des travaux, sachant que la plainte est en cours.

Ces nouveaux travaux ont été critiqués par Hagop Terzian, député du Tachnag. Sur son compte Twitter, il a affirmé « qu’il ne lâchera pas ce dossier », appelant les autorités concernées (la ministre de l’Intérieur, Raya el-Hassan, le président de la commission parlementaire des Travaux publics, Nazih Najm, et le mohafez Chebib) à « agir rapidement » et à « lutter avec nous contre ces empiétements flagrants ».

Contacté par L’OLJ, M. Terzian a expliqué que conformément au permis qui a été accordé au propriétaire de l’Eden Bay par le ministre des Travaux publics, Youssef Fenianos, il est interdit de « recourir au béton pour faire des installations ». Or selon lui, ces installations en béton ont été faites à une date précédente et « maintenant, on installe les porte-câbles ».

« Seuls les matériaux démontables sont permis », lit-on dans le document dont L’OLJ a pu se procurer une copie. Selon le permis, il est interdit « de fermer la plage devant les gens ». L’OLJ a essayé de contacter M. Fenianos. Sans succès.

« Le mohafez de Beyrouth a dépêché une équipe d’ingénieurs pour examiner les lieux, note M. Terzian. Il attend leur rapport afin de prendre les mesures nécessaires. » Et de préciser : « Le permis émis par le ministre des Travaux publics ne passe pas par le mohafez ni par le conseil municipal de Beyrouth. Une copie est directement adressée au ministère de l’Intérieur qui doit effectuer le suivi. »

Les empiétements sur la plage de sable de Ramlet el-Baïda ont également été dénoncés par Georges Adwan, député FL du Chouf, qui a estimé sur son compte Twitter que les informations relayées dans ce sens dans les médias « doivent tenir lieu de notifications à l’adresse du mohafez de Beyrouth, du conseil municipal, des Forces de sécurité intérieure et de la justice ». Il a estimé que si ces autorités « sont incapables de mettre un terme à ces travaux illégaux, c’est qu’il y a certes un problème à leur niveau ».

Contacté par L’OLJ, Raja Noujaim, fervent militant pour la préservation de la plage de Ramlet el-Baïda qui suit le dossier de près, explique qu’il semblerait que le ministre des Travaux publics ait accordé au propriétaire de l’Eden Bay « un permis pour construire des toilettes préfabriquées ». « Notre principal problème concerne actuellement les constructions en béton qu’on est en train de faire sur la plage en sable, s’insurge-t-il. Le ministre nous a assuré qu’il obligera le propriétaire à tout démonter. » Affaire à suivre.


Pour mémoire
L’affaire de l’égout d’Eden Bay... aux oubliettes ?

Suspension du permis de construction d’un brise-lames devant l’Eden Bay

Comment sauver le littoral de Beyrouth : une étude apporte des réponses aux abus

Enfin une ébauche de bonne nouvelle pour le littoral de Beyrouth

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Irene Said

Un exemple parfait de la lutte contre la corruption,

BRAVO MESSIEURS LES RESPONSABLES !

Irène Saïd

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PRIERE LIRE : LE TEMPS PASSE, ON OUBLIE ET TOUT S,EFFACE !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ET LE FAIT ACCOMPLI... SERA ACCOMPLI ! HAYDA LEBNEN.
LE TEMPS PASSE, ON OUBLIE ET ON SE RAMASSE.

Tina Chamoun

C'est un viol collectif de tout le pays à tour de rôle. Une tournante quoi! Il est temps que le Liban balance ces p...s!!!

Dernières infos

Les signatures du jour

Émilie SUEUR

L’édito de Émilie SUEUR

Indigne pouvoir libanais

Décryptage de Scarlett HADDAD

Ultimes concertations avant les consultations

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'OLJ vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants