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Le régime Assad poursuit les arrestations arbitraires, dénonce HRW

Syrie

"L'absence de procédures régulières, les arrestations arbitraires et le harcèlement (...) sont plus parlantes que les promesses vides de retour (des déplacés), de réforme et de réconciliation", fustige Lama Fakih, directrice par intérim pour le Moyen-Orient au sein de l'ONG.

OLJ/AFP
21/05/2019

Le régime syrien harcèle et arrête arbitrairement des civils dans les zones reprises aux rebelles, poursuivant ses pratiques répressives à l'égard d'opposants présumés, a accusé mardi Human Rights Watch (HRW).

Assiégés et bombardés par les forces du président Bachar el-Assad, des groupes rebelles dans différentes régions ont été contraints en 2018 d'accepter des accords de reddition supervisés par la Russie, alliée du pouvoir syrien qu'elle aide militairement dans le conflit. En vertu de ces accords, civils et combattants réfractaires ont été transférés dans d'autres zones sous contrôle rebelle, tandis que ceux souhaitant rester sur place ont bénéficié d'une amnistie. La Russie a déployé sa police militaire dans certaines zones reconquises. 

Selon l'ONG de défense des droits humains HRW, les organisations locales ont recensé au moins 500 arrestations dans trois régions reprises en 2018 par les pro-régime : la province méridionale de Deraa, la Ghouta orientale près de Damas et le sud de la capitale. 



(Lire aussi : Moustapha el-Khatib, un « miraculé » des prisons d’Assad)



"Les combats ont pris fin dans une grande partie de la Syrie, mais rien n'a changé dans la manière dont les services de renseignement piétinent les droits d'opposants présumés au régime d'Assad", a fustigé Lama Fakih, directrice par intérim pour le Moyen-Orient à HRW. "L'absence de procédures régulières, les arrestations arbitraires et le harcèlement (...) sont plus parlantes que les promesses vides de retour (des déplacés), de réforme et de réconciliation", a-t-elle ajouté, en soulignant que son organisation avait pu documenter 11 cas d'abus. 

Les abus recensés visent d'anciens dirigeants ou militants de l'opposition, des travailleurs humanitaires ainsi que des membres de familles d'anciens combattants anti-régime, a indiqué HRW.  "Les personnes visées avaient signé les accords de réconciliation", a précisé l'ONG, qui a appelé la Russie à intervenir pour relâcher les personnes détenues. Les accords de reddition étaient présentés comme des accords de "réconciliation" par le régime.



(Pour mémoire : « Je veux seulement pouvoir enterrer mon fils » : A Bruxelles, le cri des proches de détenus et disparus en Syrie contre l'oubli)



"Ceux qui vous parlent de stabilité ou de sécurité dans le sud (de la Syrie) mentent", a déploré un travailleur humanitaire à Deraa cité par HRW. "Il y a encore des assassinats et des détentions arbitraires, et les habitants continuent d'être persécutés".

Selon l'ONU mardi, entre juillet 2018 et mars 2019, 380 personnes ont été arrêtées ou détenues dans la seule province de Deraa. Parmi elles, 150 ont été libérées mais le sort des 230 autres reste inconnu. 

La semaine dernière, huit ONG des droits humains ont appelé la communauté internationale à faire pression sur les belligérants en Syrie, dont le régime, pour révéler le sort de "dizaines de milliers" de personnes portées disparues en huit ans de conflit. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), environ 200.000 personnes sont toujours portées disparues.



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HABIBI FRANCAIS

Le regime de Damas ne sait faire qu une seule chose...torturer et assassiner,en temps de guerre comme en temps de paix...je crois que les russes ont enfin ouvert les yeux sur la realite de ce regime criminel et vont se desengager de Syrie.

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