Les familles de Hadi Reqqa, Jawad Bezzi, Ali Qachmar et Mohammad Hassan manifestant devant le Grand Sérail, à Beyrouth, le 24 juin 2026. Photo ANI
Les familles de quatre hommes portés disparus depuis leur retour au Liban-Sud ont organisé mercredi un sit-in devant le Grand Sérail à Beyrouth, pour réclamer des informations sur leur sort, craignant que ceux-ci aient été capturés par des soldats israéliens.
Les proches de Mohammad Hassan (34 ans), Ali Qachmar (39 ans), Hadi Reqqa (19 ans) et Jawad Bazzi (19 ans), restent sans nouvelles des quatre hommes depuis le 15 juin, date à laquelle ils étaient retournés au Liban-Sud depuis Beyrouth dans la foulée de l’annonce d'un cessez-le-feu.
Selon des informations rapportées par notre correspondant au Liban-Sud au lendemain de leur disparition, les deux premiers ont disparu au niveau du village de Safad el-Batikh (caza de Bint Jbeil), tandis que la dernière position connue des deux autres était le village de Chehabiyé (Tyr). Ces localités sont situées à proximité des zones occupées par l'armée israélienne, mais en dehors du périmètre de la « zone tampon » imposée par Israël au Liban-Sud.
Les familles des disparus ont ainsi appelé les autorités libanaises à faire de leur dossier « une priorité » et à « mobiliser tous les moyens possibles » pour déterminer leur sort, dénonçant l’angoisse provoquée par l’absence d’informations.
Présente au rassemblement, l'association « Appel à la liberté » pour les Libanais enlevés et détenus dans les prisons israéliennes a exhorté le gouvernement à « endosser sa responsabilité » et à agir sans délai, notamment par les voies diplomatiques, juridiques et humanitaires.
Selon la campagne, « le cas de Ali Qachmar, Mohammad Hassan, Hadi Reqqa et Jawad Bazzi est indissociable de celui des prisonniers, personnes enlevées et disparus libanais détenus dans les prisons israéliennes, ainsi que du devoir de l’État libanais de protéger ses citoyens, de garantir aux familles leur droit à la vérité et à chaque prisonnier, personne enlevée ou disparue, son droit à la protection, à la vie, à la liberté et au retour ».
Plusieurs dizaines de Libanais sont détenus dans les prisons israéliennes après avoir été enlevés sur le territoire libanais, notamment depuis le début de la guerre en octobre 2023 au Liban-Sud.

