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Politique - Liban

Kassem fustige ceux qui « étaient aux côtés de l’entité israélienne » contre le Hezbollah, et appelle à une « entente » nationale

« Israël n’a rien à voir avec ce sur quoi nous nous mettons d’accord au niveau libanais. Il faut l’empêcher d’intervenir, de poser des questions ou même de savoir ce que nous ferons à l’avenir », affirme le chef du Hezbollah.

Kassem fustige ceux qui « étaient aux côtés de l’entité israélienne » contre le Hezbollah, et appelle à une « entente » nationale

Le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naim Kassem, s’adresse à la foule par l’intermédiaire d’un écran géant lors de la première journée des commémorations de l’Achoura au mausolée de l’ancien dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 17 juin 2026. Photo Anwar Amro / AFP

Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a fustigé dans une allocution mardi, tenue dans le contexte des veillées de Achoura, « ceux qui étaient aux côtés de l’entité israélienne au Liban contre le Hezbollah » pendant la guerre. « Ils n’ont négligé aucune conspiration, ils ont participé à toutes les manœuvres visant à semer la discorde dans le pays et à monter les Libanais les uns contre les autres, alors qu’ils étaient aux côtés de l’entité israélienne contre nous », a-t-il dit, mais sans nommer directement de figures ou partis politiques.

Le dignitaire chiite, dont les propos justifiaient l'entrée du parti chiite sans la guerre régionale le 2 mars, a souligné que « si Israël ne respecte personne et n’épargne personne, nous au moins pouvons nous entendre et traiter avec vous pour parvenir à un résultat ». Fort de l'obtention par son parrain iranien d'un cessez-le-feu au Liban, Naïm Kassem a néanmoins appelé à une « entente » au Liban.

« En accord avec nos convictions »

« Lorsque nous vivons dans un même pays, soit nous partageons tous une même opinion et appliquons les mêmes idées, soit nous sommes différents et essayons de trouver un terrain d'entente pour coopérer et vivre ensemble sur une même terre, d'un commun accord », a-t-il dit, alors que l'État libanais n'est pas revenu sur sa décision le 2 mars de déclarer « illégales » les armes du Hezbollah. « Lorsque nous sommes entrés en guerre et que l'Iran était déjà sur le terrain militaire (après l'attaque américano-israélienne le 28 février), nous avons tiré profit de leur présence et ils ont tiré profit de la nôtre », a-t-il justifié.

Pour lui, le Hezbollah agit « en accord avec ses convictions, tout en s’intégrant aux structures et à la situation politique libanaises ». Et de sermonner ceux qui accusent le parti de « trahir » le pays en obéissant à des injonctions iraniennes : « Certains de ceux qui parlent de patriotisme, qu’ils se penchent sur leur propre histoire : ils ont commis des massacres pour préserver leur isolement. Ils appellent ensuite à la division et au fédéralisme, et ensuite s’inquiètent. Pourquoi, mon frère ? Pourquoi vouloir dominer et contrôler ? Coopérez avec les autres », a-t-il lancé. « Israël n’a rien à voir avec ce sur quoi nous nous mettons d’accord au niveau libanais. Il faut l’empêcher d’intervenir, de poser des questions ou même de savoir ce que nous ferons à l’avenir », a poursuivi le dirigeant chiite, qui s'insurge régulièrement contre les négociations directes entre le Liban et l’État hébreu.

Naïm Kassem a enfin de nouveau proclamé la « victoire » de son camp. « Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l'histoire du Liban, marquée par l'échec du projet israélien, et l’entité n’a d’autre choix que le retrait total », a-t-il dit. « Nous voulons remercier l’Iran et lui dire : vous représentez ce qu’il y a de plus noble au monde », a conclu le secrétaire général. Selon le dernier bilan publié par le ministère de la Santé, 4 192 personnes ont été tuées et 12 171 autres blessées à la suite des attaques israéliennes au Liban depuis le 2 mars.

Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a fustigé dans une allocution mardi, tenue dans le contexte des veillées de Achoura, « ceux qui étaient aux côtés de l’entité israélienne au Liban contre le Hezbollah » pendant la guerre. « Ils n’ont négligé aucune conspiration, ils ont participé à toutes les manœuvres visant à semer la discorde dans le pays et à monter les Libanais les uns contre les autres, alors qu’ils étaient aux côtés de l’entité israélienne contre nous », a-t-il dit, mais sans nommer directement de figures ou partis politiques.Le dignitaire chiite, dont les propos justifiaient l'entrée du parti chiite sans la guerre régionale le 2 mars, a souligné que « si Israël ne respecte personne et n’épargne personne, nous au moins pouvons nous entendre et traiter avec vous pour...
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