Des voitures passent devant des panneaux d’affichage représentant le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei (à gauche), et son défunt père, Ali Khamenei (à droite), accompagnés du slogan « Merci, Iran fidèle », installés le long de l’autoroute menant à l’aéroport de Beyrouth, le 22 juin 2026. Photo Anwar Amro/AFP
Depuis quelques jours, un parfum de défaite flotte sur le Liban. Il se lit dans les conversations, s’entend dans les rédactions, s’installe dans les salons politiques. Il transparaît dans les réactions suscitées par les portraits géants de Ali et de Mojtaba Khamenei qui ont recouvert la route de l’aéroport, par les déclarations triomphales ayant accompagné l’accord irano-américain ou encore par les spéculations sur un supposé abandon du Liban par Washington. Comme si l’histoire avait déjà rendu son verdict. Les images de ces derniers jours ont quelque chose de profondément dérangeant. Au moment même où des milliers de familles du Sud continuent de compter leurs morts, leurs blessés, leurs maisons détruites et leurs villages dévastés, des affiches géantes remercient « l’Iran fidèle ». Au moment même où l’État tente de sortir de la guerre...
Depuis quelques jours, un parfum de défaite flotte sur le Liban. Il se lit dans les conversations, s’entend dans les rédactions, s’installe dans les salons politiques. Il transparaît dans les réactions suscitées par les portraits géants de Ali et de Mojtaba Khamenei qui ont recouvert la route de l’aéroport, par les déclarations triomphales ayant accompagné l’accord irano-américain ou encore par les spéculations sur un supposé abandon du Liban par Washington. Comme si l’histoire avait déjà rendu son verdict. Les images de ces derniers jours ont quelque chose de profondément dérangeant. Au moment même où des milliers de familles du Sud continuent de compter leurs morts, leurs blessés, leurs maisons détruites et leurs villages dévastés, des affiches géantes remercient « l’Iran fidèle ». Au moment même...
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Excellent article plein de lucidité. La solution se trouve d'abord chez (dans?) les libanais eux-mêmes. La division n'a jamais fait une nation pour reprendre autrement une formule connue. Si personne ne pense en terme de rassemblement du peuple libanais autour d'un idéal commun, j'ai la conviction que le pays ne s'en sortira jamais. Amitiés
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.
Excellent article plein de lucidité. La solution se trouve d'abord chez (dans?) les libanais eux-mêmes. La division n'a jamais fait une nation pour reprendre autrement une formule connue. Si personne ne pense en terme de rassemblement du peuple libanais autour d'un idéal commun, j'ai la conviction que le pays ne s'en sortira jamais. Amitiés
Thierry BERCIN
07 h 45, le 25 juin 2026
Je rajoute ,Vous dites : La question est de savoir si le Liban entend participer à cette transformation ou continuer à la regarder depuis le BORD DE LA ROUTE, prisonnier de conflits qui l’appauvrissent et de tutelles qui le rapetissent. (L’agrandir ce n’est pas : festival de cerises, pommes, bananes) Elle est de savoir si les Libanais vont une nouvelle fois déclarer leur défaite avant même d’avoir mené à son terme … (3 guerres civiles :1958, période 72 à 74 , puis 1975 , 30 ans présence syrienne )n’ont pas suffi ??? Pour une fois passons DE NATIONALISME à PATRIOTISME.
aliosha
18 h 59, le 24 juin 2026
QUI DECIDE POUR LE LIBAN ? Drôle de question ! Bien sûr LE LIBANAIS. Mais où est-il ? Washington ? Londres ? Paris ? Berlin ? Rome ? Caire ? Riad ? Dubaï ? Ankara ? Moscou ? Pékin ? FANTASTIQUE CE LIBANAIS Oui ils sont PARTOUT, ces INUTILES. Mais ICI, ci-bas, on fait le TIQUE ou le TIC ( les deux) puis le TAC les uns aux autres et on OUBLI : TEHERAN
aliosha
18 h 23, le 24 juin 2026
Les Compromissions ont commencé avec Chehab qui avait refusé de faire intervenir l’armée contre les rebelles a l’époque avec en vue la possibilité d’être Président et en affaiblissant l’état. Les opposants aux institutions de l’état ont alors compris qu'ils pouvaient tout se permettre et ils se sont permis, ce qui a conduit aux accords du Caire puis aux conflit de 1973 ou a eu lieu la deuxième compromission avec Franjieh qui a accepté d’arrêter la mise au pas des Palestiniens en 1973 ce qui a conduit a la guerre de 1975. Dans tous les cas les traîtres n'ont pas été jugé, Ce fut fatale!
Pierre Christo Hadjigeorgiou
16 h 16, le 24 juin 2026
L'importation de l’étranger dans la politique interne a commencer avec le nassérisme, ont suivit le soutient a la Palestine, puis le dit Arabisme avec la Syrie pour finir avec le Fakihisme. Pour contrer tout cela il a fallu faire intervenir les USA a travers le pacte de Bagdad et en 1975 seul contre tous il a fallu se battre pour sauver le pays. La présence Palestinienne puis l'intervention Syrienne a mener a deux invasions Israélienne et a l'occupation Iranienne deux autres invasions et la dernière étant la plus meurtrière et destructrice.
Pierre Christo Hadjigeorgiou
16 h 09, le 24 juin 2026
C'est peut être l'un des articles qui décrit le mieux la problématique politique Libanaise.
Tristement nous avons les réponses aux questions posées mais elles dérangent et secouent les fondements de l'establishment actuel qui s'est nourrit de mensonges et de compromissions depuis indépendance a ce jour.
Pierre Christo Hadjigeorgiou
16 h 06, le 24 juin 2026
Votre article devrait être la feuille de route du futur Liban: la République.2.
La république libanaise dans sa forme et couleurs actuelles est désormais moribonde...
Accepter ce constat, clairement décrit dans cet article, c'est déjà la question de se poser: Que Liban voulons-nous?
Si à terme, nous libanais voulons encore être inféodés, autant oublier cette nouvelle future république, et enterrer celle-là, hélas et dommage!!!
Christian Samman
14 h 59, le 24 juin 2026
Bravo ! sensationnel !
Antoine Chouery
13 h 40, le 24 juin 2026
Il y a beaucoup à refaire pour faire une nation. Le pays est marqué par des années de fragmentations, de conflits, de divisions profondes. Il faudrait commencer par abolir le confessionalisme politique, la corruption endémique, désarmer les milices, renforcer l'armée, rembourser les déposants des millions volés et promouvoir la culture et le social. Ça serait déjà un début. Si on continue sur le chemin actuel, nous sommes voués à une disparition certaine.
MeK
13 h 05, le 24 juin 2026
Hezb has a totally different conception than all other lebanese of what the state of lebanon should be what to do about that and how to reconcile it with what the president and PM and most orher lebanese for that matter think is a big question mark.
EL KHALIL ABDALLAH
12 h 57, le 24 juin 2026
(Suite) Mais ce Liban de la raison et de la nation est mort avec Bachir. Alors que faire ? Que chacun vive dans son "canton" avec ses principes, ses croyances, ses allégences et surtout sa culture. Le Liban est multiple. 50 ans de guerres l'ont rendu amorphe et ont tué le rêve impossible de ses inventeurs. Paix à leur âme candide. Une nouvelle nation doit être inventée. Respectuseuse de la diversité et de l'incompatibilité de ses courants contraires. Décentralisée !
What a Guy !
11 h 32, le 24 juin 2026
Cette analyse est d'une lucidité rare ! Exprimée calmement, argumentée. C'est autant le cœur que la raison de la journaliste qui a guidé sa plume (ou plutôt ses doigts sur le clavier !). Je salue l'allusion au célèbre titre d'Alfred Naccache. Mais ce Liban de la raison et de la nation est mort avec Bachir. Alors que faire ?
What a Guy !
11 h 27, le 24 juin 2026
Madame Rita Sassine aux articles toujours des plus objectifs et des plus interessants, je vous dis Madame : Ne mesistimons pas Trump. Ses CAROTTES aux couleurs de L,ONCLE SAM sont de beaucoup plus convaincantes et sures de resultats en faisant rentrer la logique des choses qui flotte au dessus des turbans des mollahs dans leurs boites craniennes. - Ceux qui dansent et fetent des victoires imaginaires seront surpris de se reveiller et voir LES TURBANS ET LES KIPPAS se reconnaitre mutuellement et signer LA PAIX. - PRIX NOBEL DE LA PAIX BIEN DU. SACRE TRUMP !
La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.
11 h 07, le 24 juin 2026
Souffle d’optimisme et appel à l’action, bravo.
TRAD Fouad N.
11 h 07, le 24 juin 2026
Bravo pour cet article. Il est grand temps que les libanais se prennent en charge et conduisent leur destin de leurs propres mains. Les puissances extérieures ne peuvent occuper que l'espace que l'on leur accorde.
Jules Lola
10 h 58, le 24 juin 2026
Que les Libanais bien pensant laissent leur souhaits une fois pour toutes au placard et commencent à AGIR bon sang !
Remy Martin
10 h 46, le 24 juin 2026
Excellent article!
Pour tous ceux qui considèrent ce débâcle comme une victoire, il ne faut pas oublier que le soutien de l'Iran au Hezbollah n'a rien à voir avec la solidarité envers les Libanais. Il s'agit d'un calcul stratégique froid : maintenir une capacité offensive permanente contre Israël, loin du territoire iranien, en utilisant le Liban, contre la volonté de son peuple, comme théâtre de guerre par procuration.
L'Iran est tjs prête à faire payer au Liban n'importe quel prix pour préserver ses intérêts géopolitiques.
Tant que l'Iran maintient les armes au Liban, pas de paix possible!
Hanna Philipe
10 h 20, le 24 juin 2026
2006-2023: 17 annees de resignation,"florissantes" pour certains, catastrophiques pour la Nation.
2026-2043: 17 annees de resignation- difficilement mais possiblement florissantes.
2043 nouvelle guerre
2043-2060: 17 annees .rebelote pour le peuple libanais resilient.
toujours, a jamais resilient ce peuple.
explication : nation a culture superficielle.
Est si mauvais que ca ?
apres tout pourquoi vouloir mieux ?
L’acidulé
09 h 55, le 24 juin 2026
La partition représente la seule solution envisageable pour le pays .
S. A.
09 h 33, le 24 juin 2026
Merci pour cette analyse, lucide, mais pas désespérante. Oui, "Rien n’est acquis, mais rien n’est perdu non plus.". "Aidez-nous à vous aider vous-mêmes, bon sang!" , criait Le Drian. Quand les libanais comprendront-ils que, comme leur malheur, leur salut est entre LEURS mains? Quand cessera cette culture du "Bukkra", du rafistolage, du "Ma laych", du provisoire, du consensus, du compromis, du bazar. Mais les libanais veulent être gouverné. Par les autres ou Par l'un des leurs. Un homme est apparu qui pouvait, enfin, faire du Liban une nation: on l'a, pour cela, assassiné. Reviens, Béchir!
Yves Prevost
09 h 31, le 24 juin 2026
Excellente tribune qui devrait normalement recevoir l'adhésion de tous les Libanais
F. Oscar
09 h 31, le 24 juin 2026
Est ce que les libanais veulent former une nation. Si oui, peuvent ils s’accorder sur les fondamentaux nationaux? Une partie de la population fait allégeance totale à la république islamique. Une autre partie suit les instructions de l’Arabie Saoudite. Une autre partie veut vivre et évoluer selon les standards occidentaux. Est ce que ce cocktail est compatible? Personnellement l’Histoire m’a appris à en douter fortement
Ras le bol
09 h 22, le 24 juin 2026
"Les sacrifices consentis au Levant avaient permis à la diplomatie iranienne de parvenir à un accord avantageux"."imposés" serait plus adéquat. Il me semble peu probable que les habitants du Sud aient été consultés et aient donné leur approbation à la destruction de leurs villages. Quoi qu'il en soit, par cette déclaration, le président du Parlement iranien reconnaît, avec un effrayant cynisme avoir utilisé les libanais comme chair à canon pour le seul bénéfice de la République Islamique! Nos concitoyens chiites vont-ils, enfin, sortir de leur envoûtement?
Yves Prevost
08 h 49, le 24 juin 2026
Preaching to the believers, faites parvenir cet article aux organes du hb
Zampano
08 h 30, le 24 juin 2026
Excellent article. Il s’attaque directement au coeur du problème: le libanais a abdiqué sa responsabilité dans la creation d’un Etat. Il n’y qu’espérer que les echos qui préconisent cela de plus en plus, y compris cet article, finissent par percer.
rachel fakhry
08 h 17, le 24 juin 2026
Trés bien dit. Merci. La solution devrait etre intérieure et tous les partis libanais sont responsables. Chaque bord traite l'autre de traîtrise et de manque de libanité. Les deux ont tort. Enfin un gouvernement qui ne peut pas enlevé les photos de Khameini qui suscite la peur d'un segment des libanais et le manque de respect porte une lourde responsabilité du manque de souveraineté. Il parle et n'agit jamais même dans les petits pas.
Ma Realite
07 h 47, le 24 juin 2026
Merci à l’Iran pour les milliers de martyrs libanais morts, pour le rasage de tout le sud et surtout pour la fin du Liban message. Un autre Liban renaîtra mais sans ceux inféodés à ce pays qu’on remercie. Ceux là ont tout perdu mais ils ne le savent pas encore.
Achkar Carlos
07 h 23, le 24 juin 2026
Que le gouvernement commence par retirer les affiches qui ont envahi la route qui mene a l'aeroport avant l'arrivee des touristes. C'est quand meme plus facile que d'enlever les armes a ce stade la?
Sami Mouracade
05 h 55, le 24 juin 2026
Malheureusement cela ne se fera pas sans du sang versé... Pour que cet état soit respecté,il faudra qu'il s impose. On peut en douter. Excepté quelques responsables, les autres dirigeants civils et militaires sont issus de ces annz de tutelle et de compromis...et c est la où Aoun V2 a rate le train
Nad
05 h 24, le 24 juin 2026
Parfait de clairvoyance. Comme vous dites , les choses sont loin d’être terminées. Si on veut avoir la paix, il faudrait que les autres communautés libanaises disent tout haut ce qu’elles disent tout bas. Pour commencer il faudrait considérer berry comme le principal appui à la milice, malgré ses propos mielleux. Il ne veut pas voir l’armée remplacer le duo, et en rejetant le repli partiel du voisin, il justifie le rôle présumé de la « résistance ». Si la tête du serpent est en Iran, sa queue est chez nous. Les politicards qui se disent pour l’Etat doivent le prouver et
NG
05 h 17, le 24 juin 2026
Madame. De tres, tres loin ou j'habite. Je vous donne l'accolade. Un article lucide et franc comme j'en lis rarement de la part de vos confreres. Et surtout une certaine. Vous respirez le patriotisme et vos articles viennent du coeur. C'est bien rare. Helas!
sancrainte
01 h 28, le 24 juin 2026
On croyait ces agissements en terrain conquis révolus à jamais. Les voilà qui se montrent à nouveaux sous leur visage le plus vil de notre pays. Traîtres et fiers de l’être il ne faut pas laisser ces portraits aux murs qu’ouït qu’il en coûte. Notre souveraineté est au défit et il faut savoir la défendre sans trembler. Nous ne voulons pas de ces barbus sur nos murs ni dans nos murs
Excellent article plein de lucidité. La solution se trouve d'abord chez (dans?) les libanais eux-mêmes. La division n'a jamais fait une nation pour reprendre autrement une formule connue. Si personne ne pense en terme de rassemblement du peuple libanais autour d'un idéal commun, j'ai la conviction que le pays ne s'en sortira jamais. Amitiés
07 h 45, le 25 juin 2026