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Pompeo : Au Liban, la présence du Hezbollah reste majeure. Mais nous n’accepterons pas ce statu quo

Diplomatie

"Notre campagne de sanctions contre l’Iran est également dirigée contre ce groupe terroriste et ses dirigeants, notamment le fils de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah", a affirmé le secrétaire d'Etat, dans un discours sur la politique régionale du président Donald Trump au Moyen-Orient prononcé à l'Université américaine du Caire.

OLJ
10/01/2019

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, a estimé jeudi au Caire que la présence du Hezbollah au Liban restait "majeure", soulignant que Washington n'allait plus accepter cet état de fait.

"Au Liban, la présence du Hezbollah reste majeure. Mais nous n’accepterons pas ce statu quo. Notre campagne de sanctions contre l’Iran est également dirigée contre ce groupe terroriste et ses dirigeants, notamment le fils de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah",  a affirmé le secrétaire d'Etat, dans un discours sur la politique régionale du président Donald Trump au Moyen-Orient prononcé à l'Université américaine du Caire.

Le département d'Etat américain avait exprimé en décembre ses craintes concernant le "renforcement du Hezbollah" au Liban, exprimant l'espoir que le nouveau gouvernement libanais bâtira un État "sûr et stable".

Le chef de la diplomatie américaine a en outre appelé les pays du Moyen-Orient à "dépasser les vieilles rivalités" pour contrer l'Iran, en niant le désengagement américain de la région malgré l'annonce du retrait militaire de Syrie. M. Pompeo a plaidé la cause d'une "Amérique revigorée" qui serait, selon lui, "une force pour le bien au Moyen-Orient". Il a promis que les États-Unis continueraient d’œuvrer, "par la diplomatie", pour "chasser" les Iraniens de Syrie, et de "faire en sorte qu'Israël conserve la capacité militaire" à "se défendre contre l'aventurisme agressif du régime iranien". Il a aussi demandé aux autres pays de s'impliquer encore davantage en Syrie pour prendre le relais de Washington.

Alors qu’Israël tente par tous les moyens, dont le dernier en date est la découverte de tunnels percés par le Hezbollah, de pousser le gouvernement américain à infliger au Liban des sanctions économiques, les États-Unis voudraient se cantonner aux seules sanctions contre le Hezbollah, avait rapporté en décembre le quotidien israélien Haaretz.

En novembre, le département d’Etat US avait offert une récompense pouvant aller jusqu'à 5 millions de dollars pour toute personne fournissant des informations sur des cadres du Hezbollah, accusés de terrorisme et recherchés par les services de renseignements des Etats-Unis. Les États-Unis ont également placé Jawad Nasrallah, fils de Hassan Nasrallah, sur leur liste noire des "terroristes mondiaux".

Fin octobre, le président américain, Donald Trump, avait signé un texte renforçant les sanctions contre le Hezbollah. Il s'agit de la loi "Hezbollah International Financing Prevention Amendments Act (HIFPAA) of 2018", une version amendée (S.1595) d'une loi précédente, présentée en 2015 par les sénateurs Marco Rubio (républicain) et Jeanne Shaheen (démocrate) et qui avait été votée par le Sénat le 5 octobre 2017. La S.1595 impose notamment des sanctions à toute personne, entité ou Etat étrangers aidant directement ou indirectement le parti pro-iranien. Elle avait été adoptée par le Sénat le 13 octobre, grâce au soutien des élus aussi bien républicains que démocrates.


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PAUL TRONC

Pompeo pourra se jeter de raouche si au Liban le hezb resistant libanais ne lui convient pas .

On peut pas avoir tout ce qu'on veut dans la vie.

Gebran Eid

DONC LA BOUCLE EST BOUCLÉE. NASRALLAH A UN FILS. BIENTÔT UNE RENCONTRE ENTRE TAYMOUR, JAWAD NASRALLAH ET TONY FRANGIÉ ET SAMI GEMAYEL.....BERRI N'A PAS UN ?

Antoine Sabbagha

Des menaces en l'air qui ne porteront jamais leurs fruits vu ce statut quo qui dure depuis trente ans et qui sait durera pour toujours .

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DES PAROLES EN L,AIR ! DU PIPEAU ! CAR LES GAFFES SE SUIVENT...

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