sécurité

Aoun dénonce les agissements israéliens visant à "créer des tensions au Liban-Sud"

Le commandant en chef de la Finul insiste sur l'importance de la coopération entre la force onusienne et l'armée libanaise, assurant que la situation à la frontière libanaise est "stable et paisible".

Le président de la République libanaise, Michel Aoun (droite), recevant le commandant en chef de la Finul, le général Stefano Del Col, le 23 octobre 2018. Photo Dalati et Nohra

Le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, a dénoncé mardi  lors d'un entretien avec le commandant en chef de la Finul, le général Stefano Del Col, les "agissements israéliens, qui ont pour seul objectif de créer des tensions au Liban-Sud", et démenti à nouveau les accusations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur la présence de missiles du Hezbollah aux alentours de l'Aéroport international de Beyrouth.  

"Les allégations israéliennes sur la présence d'armes dans les environs de l'AIB et dans des zones peuplées sont nulles et non avenues et cela a été prouvé par la tournée des chefs des représentations diplomatiques étrangères au Liban" sur le terrain, a affirmé le président Aoun. "Ces allégations s'inscrivent dans le cadre des agissements israéliens qui ont pour seul objectif de faire perdurer les tensions dans le sud, alors que l'aviation israélienne viole constamment l'espace aérien libanais pour bombarder la Syrie", a-t-il ajouté.

Lors d'un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, M. Netanyahu, avait présenté une carte du sud de Beyrouth, montrant trois "sites secrets" présumés, où le parti chiite transformerait des missiles de précision, sur ordre de l'Iran. Ces sites seraient, selon les renseignements israéliens, situés à côté de l'aéroport de Beyrouth, à proximité du port de Ouzaï et sous la Cité sportive, trois endroits situés dans ou à la lisière de la banlieue-sud de Beyrouth, un fief du Hezbollah. Le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah, avait peu après répondu aux déclarations de M. Netanyahu, affirmant qu'il ne voulait ni confirmer ni infirmer ces allégations pour ne pas "donner d'informations à l'ennemi".


(Lire aussi : Transfert d'armes au Hezbollah : simples allégations ou véritables menaces ?)



De son côté, le général Del Col a insisté sur l'importance de la coopération entre la Finul et l'armée libanaise, assurant que la situation à la frontière libanaise est "stable et paisible". "J'ai notifié le secrétariat général de l'ONU des violations israéliennes de la souveraineté libanaise", a-t-il ajouté.  Au cours de la journée, le général Del Col a également évoqué la situation générale du Liban-Sud avec le président de la Chambre, Nabih Berry, et avec le Premier ministre désigné, Saad Hariri.

Lundi, l'armée israélienne avait accusé lundi le Hezbollah d'avoir établi un nouveau poste d'observation militaire de l'autre côté de la frontière, sous couvert d'activité environnementale et en violation d'une résolution de l'ONU interdisant la présence du mouvement chiite dans le secteur. Le poste destiné à espionner les activités des soldats israéliens s'ajoute à cinq autres identifiés en 2017 et utilisant déjà comme couverture une ONG appelée "Green Without Borders", avait indiqué un haut responsable militaire israélien réclamant l'anonymat. "Cette ONG n'est pas là pour planter des arbres, c'est une façade", avait-il dit à des journalistes.

Le porte-parole de la Finul, Andrea Tenenti, a démenti ces accusations, affirmant dans une déclaration à l'OLJ que "la Finul, en coopération avec l'armée libanaise, surveille de près toutes les activités à proximité de la Ligne bleue, dont les sites de l'ONG""Green Without Borders". "A ce jour, la Finul n'a relevé aucune violation de la résolution onusienne 1701" dans ces secteurs, a-il ajouté.

La résolution 1701 a été adoptée pour mettre fin à la guerre libano-israélienne en 2006. Le texte appelait à un arrêt total des hostilités, en particulier de la part du Hezbollah et d'Israël, au déploiement des forces régulières libanaises dans le sud du pays et au retrait concomitant des forces israéliennes. Il stipulait la création d'une zone entre la Ligne bleue fixant la frontière libano-israélienne d'une part, et la rivière Litani plus au nord d'autre part. Les forces et les armes autres que celles du gouvernement libanais et des Casques bleus de l'ONU (la Finul) y sont interdites.


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EN RETARDANT LA FORMATION DU GOUVERNEMENT ET EN RISQUANT DE PERDRE LES DONS ET LES INVESTISSEMENTS DE LA CEDRE NE FAISONS-NOUS PAS LE JEU D,ISRAEL ?

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

20 h 48, le 23 octobre 2018

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Commentaires (3)

  • EN RETARDANT LA FORMATION DU GOUVERNEMENT ET EN RISQUANT DE PERDRE LES DONS ET LES INVESTISSEMENTS DE LA CEDRE NE FAISONS-NOUS PAS LE JEU D,ISRAEL ?

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    20 h 48, le 23 octobre 2018

  • On crie bien fort au petit loup... pour détourner l'attention du peuple du gros loup qui est en train de saccager le Liban ? Irène Saïd

    Irene Said

    15 h 57, le 23 octobre 2018

  • VOILÀ POURQUOI LE LIBAN EST FIER DE VOUS COMMANDE KHENERAL PHARE AOUN. DIGNE MEMBRE DE LA RÉSISTANCE À L'USURPATEUR.

    FRIK-A-FRAK

    15 h 34, le 23 octobre 2018