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Invasions, offensives... : retour sur les opérations israéliennes contre le Liban depuis 1978

Repère

Après les récentes accusations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le président libanais, Michel Aoun, prévient que le pays fera face à toute nouvelle agression israélienne.

02/10/2018

Le 27 septembre, lors d'un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a présenté une carte du sud de Beyrouth, montrant trois "sites secrets" présumés, dans lesquels le Hezbollah transformerait des missiles de précision, sur ordre de l'Iran. Des accusations qui ont provoqué l'inquiétude dans les milieux diplomatiques et politiques libanais et internationaux, Moscou allant même jusqu'à mettre en garde l’État hébreu contre toute offensive contre le Liban.

Si le Hezbollah, premier accusé, s'est contenté de fustiger les "mensonges de Netanyahu" tout en confirmant détenir "des capacités" militaires, en référence à des missiles de précision dont l'existence a été confirmée quelques jours auparavant par son chef, la diplomatie libanaise est passée à l'acte. Après avoir accusé Israël de vouloir "justifier une agression" contre le Liban, le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, allié au Hezbollah, a organisé lundi une tournée pour plusieurs ambassadeurs, les emmenant sur les sites présumés mentionnés par l’État hébreu. Benjamin Netanyahu a réagi en affirmant "(...) que le gouvernement libanais sacrifie la sécurité de la population (du Liban) pour protéger le Hezbollah (...)".  Une nouvelle réponse aux Israéliens vient alors de la part du chef de l'État, Michel Aoun, qui prévient que "le Liban fera face à toute agression israélienne".

L'Orient-Le Jour revient sur les principales offensives israéliennes contre le Liban depuis 1978, date de l'invasion du Liban-Sud par l’État hébreu.



L'opération "Litani" de 1978

En 1978, le Liban est déjà ravagé depuis trois ans par la guerre civile. Des milliers de combattants des diverses factions palestiniennes de l'Organisation de libération de la Palestine se trouvent sur son sol et le QG de l'OLP se trouve à Beyrouth. Israël cherche à mettre un terme aux attaques palestiniennes contre son territoire à partir du Liban-Sud. Le 11 mars 1978, un commando de l'OLP s'infiltre en Israël à partir du Liban et prend en otages les passagers israéliens d'un bus à Haïfa. L'opération se termine dans un bain de sang : le commando est éliminé et une trentaine de civils israéliens sont tués.

Trois jours plus tard, dans la nuit du 14 au 15 mars, Israël lance l'opération "Litani". Les forces israéliennes envahissent le territoire libanais sur une profondeur d'environ 40 km, jusqu'au fleuve Litani. Objectif : repousser les combattants palestiniens loin de la frontière israélienne avec le Liban. Des miliciens palestiniens s'enfuient alors vers Saïda et Beyrouth, écrivait le journaliste libanais Roger Geahchan, alors rédacteur en chef adjoint à L'Orient-Le Jour.

La Une de L'Orient-Le Jour du 16 mars 1978. Archives OLJ


Le Liban porte plainte contre Israël devant le Conseil de sécurité de l'ONU. La résolution 425 est adoptée. Elle prévoit essentiellement le retrait des Israéliens et le stationnement dans la zone frontalière sud d'une Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Le 21 mars, l'opération israélienne prend fin. Les forces de l’État hébreu se retireront des secteurs occupés en plusieurs phases, tout en cédant une portion des territoires libanais occupés à l'Armée du Liban-Sud (ASL), une milice libanaise qui lui est affiliée.

L'opération "Litani" fait 1 186 civils tués, 285 000 personnes déplacées vers la banlieue sud de Beyrouth, et 82 villages endommagés, dont six entièrement détruits.


Des adolescents hébétés inspectent les ruines de leurs foyer, détruit par des frappes israéliennes, le 16 mars 1978. Photo d'archives AFP


Le 16 juillet 1981, de nouveaux affrontements ont lieu entre Palestiniens et Israéliens à la frontière libanaise. Trois civils israéliens sont tués par des tirs de roquettes palestiniennes. Israël riposte en bombardant les bureaux de l'OLP à Beyrouth. Certains chiffres font étant de 200 à 300 tués dans la capitale libanaise.


(Lire aussi : Le porte-parole de l’armée israélienne apostrophe Bassil sur Twitter)



L'opération "Paix en Galilée" de 1982

En 1982, la guerre du Liban entre dans sa huitième année. La présence palestinienne armée n'est toujours pas éliminée et constitue encore aux yeux d'Israël une menace directe.

Dans la nuit du 3 au 4 juin, l’ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, est grièvement blessé dans un attentat. L'OLP désavoue l'attaque, mais cela n'empêche pas Israël de riposter au Liban. L'aviation israélienne bombarde massivement des positions et des camps palestiniens au Liban-Sud et dans la banlieue sud de Beyrouth, faisant 60 tués et 270 blessés. Le lendemain, les Israéliens bombardent 38 localités du Liban-Sud, faisant 150 tués et 250 blessés. Le même jour, le Conseil de sécurité de l'ONU, saisi par le Liban, adopte unanimement la résolution 508 en vertu de laquelle un cessez-le-feu immédiat est réclamé. C'est bien le contraire qui aura lieu le lendemain avec le lancement de l'opération "Paix en Galilée". Israël envahit le Liban avec plus de 70 000 hommes. Il veut en finir avec l'OLP, dont les cadres et les combattants se trouvent notamment à Beyrouth-Ouest. Il passe outre une nouvelle résolution du Conseil de sécurité (509) votée le jour même et poursuit son avancée en territoire libanais.


La Une de L'Orient-Le Jour du 7 juin 1982. Archives OLJ

Sous le commandement du ministre de la Défense de l'époque, Ariel Sharon, les forces israéliennes progressent jusqu'à Beyrouth et ses banlieues. Elles arrivent à Baabda, siège de la présidence de la République libanaise, avec le soutien des Forces libanaises de Bachir Gemayel. Des affrontements ont lieu avec les forces syriennes du président de l'époque, Hafez el-Assad, qui sont au Liban depuis 1976.


Une colonne de blindés israéliens sur la route de Fayadiyé, en banlieue de Beyrouth, le 12 juillet 1982.
Photo d'archives L'OLJ

Israël veut la tête de Yasser Arafat et l'anéantissement de l'OLP. Fin juin, il contrôle la moitié du Liban et assiège Beyrouth-Ouest où se trouve le leader palestinien. Mais sous pression diplomatique et face à une résistance militaire palestinienne acharnée, un accord parrainé par les États-Unis est trouvé en août. En vertu de cet accord, Yasser Arafat et ses combattants quittent le Liban par la mer pour Tunis. L'opération se prolonge jusqu'au 1er septembre de la même année. Les troupes syriennes évacuent également Beyrouth-Ouest en vertu de cet accord, et une force multinationale débarque afin d'assurer la sécurité du secteur.


Des soldats israéliens jouant au ping-pong dans le secteur du port de Beyrouth, le 25 juillet 1982.
Photo d'archives L'OLJ


Quelques jours auparavant, Bachir Gemayel est élu président de la République. Il sera assassiné le 14 septembre. La même nuit, les forces israéliennes pénètrent dans Beyrouth-Ouest pour la première fois. Deux jours plus tard, des miliciens des Forces libanaises et autres factions chrétiennes pénètrent dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, également situés à Beyrouth-Ouest, et y commettent des massacres, sous l’œil des forces israéliennes. L'armée israélienne se retire finalement vers le Liban-Sud où elle occupera une "zone de sécurité" jusqu'en l'an 2000.

Un éphémère accord de paix est signé entre le Liban et Israël en mai 1983, sous la présidence d'Amine Gemayel. Mais cet accord sera abrogé quelques mois plus tard.

En parallèle de l'invasion israélienne, le Hezbollah chiite est créé, avec le soutien de l'Iran. Il s'appelle alors la "Résistance islamique au Liban". Mais ce n'est que trois ans plus tard, en 1985, que le parti publie son manifeste fondateur. Sept ans plus tard, le 16 février 1992, le secrétaire général du Hezbollah, Abbas Moussaoui, est tué par une frappe aérienne israélienne au Liban-Sud. C'est le chef actuel du parti chiite, Hassan Nasrallah, qui lui succède.


(Lire aussi : En dépit des menaces israéliennes, Baabda ne croit pas à une nouvelle guerre contre le Liban, le décryptage de Scarlett Haddad)


L'opération "Justice rendue" de 1993

L'année d'après, le 10 juillet 1993, le Hezbollah mène une opération contre des militaires israéliens au Liban-Sud, tuant cinq d'entre eux. Deux autres attaques suivent, les 19 et 23 juillet, faisant également des morts dans les rangs de l'armée israélienne. L’État hébreu riposte alors le 25 juillet, en lançant l'opération "Justice rendue". L'offensive israélienne fait 132 morts côté libanais, en majorité des civils. Des centaines de milliers de Libanais fuient également le Liban-Sud vers le nord du pays. Un accord de cessez-le-feu initié par Washington est signé le 31 juillet, mettant fin à sept jours de frappes israéliennes et aux tirs de roquettes du Hezbollah contre le nord d'Israël.


L'opération "Raisins de la colère" de 1996

Trois ans plus tard, les hostilités entre le Hezbollah, solidement ancré au Liban-Sud, et Israël, reprennent. Le 11 avril 1996, Israël lance l'opération "Raisins de la colère", affirmant vouloir mettre un terme aux tirs de roquettes du parti chiite qui visent des villes du nord israélien. L'armée israélienne bombarde alors des villages du Liban-Sud, la banlieue sud de la capitale, ainsi que Baalbeck, dans la Békaa.

Le 18 avril, l'aviation israélienne bombarde un camp de l'ONU accueillant des déplacés près du village de Cana, au Liban-Sud. Bilan : 106 civils, dont des femmes et des enfants, sont tués. Des dizaines d'autres sont horriblement mutilés. Israël évoque alors une erreur technique. Une enquête menée par l'ONU après le massacre conclut en mai 1996 qu'"on ne peut écarter totalement cette hypothèse, mais il est très peu probable que le bombardement du poste des Nations unies (à Cana) soit le résultat d'une grossière erreur technique et ou de procédure".


Des Casques bleus et des civils évacuent les corps des victimes du bombardement de Cana (Liban-Sud), perpétré le 18 avril 1996 par l'armée israélienne. Photo d'archives AFP / Joseph Barrak


Le 26 avril, un accord de cessez-le-feu est conclu entre les belligérants, prévoyant l'interdiction de cibler les civils de part et d'autre. Il est supervisé par un comité coprésidé par Paris et Washington.


(Pour mémoire : Massacre de Cana : "un cauchemar!", se souvient Timur Goksel, ex-porte-parole de la Finul et témoin)


Les bombardements de juin 1999 et de février 2000

En 1999, Ehud Barak est Premier ministre d'Israël. Il s'engage alors à retirer unilatéralement les forces israéliennes encore présentes au Liban-Sud, dans un délai d'un an. Cela ne l'empêche pas d'ordonner des frappes contre le Liban les 24 et 25 juin 1999. En réponse à de nouveaux tirs de roquettes du Hezbollah contre le nord d'Israël, l'aviation de l’État hébreu bombarde des infrastructures libanaises, notamment des centrales électriques à travers le pays. Deux d'entre elles, ainsi que cinq ponts, sont ainsi détruits. L'offensive israélienne fait huit morts et 67 blessés, ainsi que sept disparus, écrivait L'Orient-Le Jour dans son numéro du 25 juin 1999.

L'année d'après, les 7 et 8 février 2000, Israël bombarde à nouveau l'infrastructure du Liban, après la mort de cinq de ses soldats au Liban-Sud. Des centrales électriques sont à nouveau visées. Les frappes font vingt blessés, comme l'indiquait L'Orient-Le Jour dans son numéro du 8 février 2000.

Dans la nuit du 22 au 23 mai 2000, les forces israéliennes, en application du plan Barak, se retirent du Liban-Sud, après 22 ans d'occupation.


(Lire aussi : Netanyahu, Nasrallah et la distanciation, l'édito de Michel Touma)


La guerre de juillet 2006

Depuis le retrait israélien, le Hezbollah, devenu un acteur politique central du système libanais, continue d'améliorer ses capacités militaires. Israël, lui, poursuit ses violations de l'espace aérien et terrestre libanais de manière régulière.

Le 12 juillet, un commando du Hezbollah franchit la frontière avec Israël et attaque une patrouille israélienne, capturant deux soldats, tuant trois autres et faisant plusieurs blessés. Le parti chiite espérait un échange avec des prisonniers libanais en Israël. La riposte de l’État hébreu, dirigé à l'époque par le Premier ministre Ehud Olmert et qui tient pour responsable l’État libanais, ne se fait pas attendre. Le jour même, Israël bombarde le territoire libanais. Objectif : libérer ses deux soldats otages, faire cesser les tirs de roquettes du Hezbollah, et obtenir le désarmement des milices, à savoir le parti chiite, afin de paver la voie au déploiement de l'armée libanaise à la frontière du Liban-Sud.

L'aéroport de Beyrouth, visé par une frappe israélienne, durant la guerre de juillet 2006.
Photo d'archives Ramzi Moucharafieh

D'abord limitées aux secteurs situés dans le sud du pays du Cèdre, les frappes israéliennes s'étendent le lendemain à tout le territoire, capitale inclue. Aéroport, ponts, centrales électriques ne seront pas épargnés. La banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, paie un lourd tribut. L'offensive israélienne ne se limite pas aux frappes aériennes. L'infanterie de l’État hébreu entre également en action et pénètre en territoire libanais, occupant plusieurs villages du Liban-Sud, où il fait face à la résistance du Hezbollah.


Des Libanais fuyant à pieds à Damour (Liban-Sud) l'offensive israélienne, lors de la guerre de juillet 2006.
Photo d'archives Ramzi Moucharafieh


Le 11 août, après 33 jours de conflit, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1701 qui prévoit principalement l'arrêt des hostilités et le déploiement des Casques bleus au Liban-Sud afin de superviser l'arrêt des combats.

Côté libanais, le conflit aura coûté la vie à 1200 personnes, pour la plupart des civils. Côté israélien, le bilan s'élève à 160 morts, en majorité des militaires. Les corps des deux soldats enlevés par le Hezbollah ont ensuite été récupérés par Israël en 2008 dans le cadre d'un accord d'échange avec le Hezbollah.

Depuis la guerre de juillet, aucune offensive israélienne n'a visé le Liban. Toutefois, l'aviation israélienne a frappé à plusieurs reprises des éléments du Hezbollah à la frontière libano-syrienne, alors que le parti chiite se bat aux côtés du régime du président syrien, Bachar el-Assad. Quelques accrochages à la frontière Sud ont également eu lieu entre combattants du Hezbollah et militaires israéliens, notamment en 2015.


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gaby sioufi

QUE DE SACRIFICES, QUE DE PLEURS QUE DE TRAHISONS !
pour n'en arriver qu'a ce jour ou nous constatons que RIEN n'a change a part les noms des acteurs- meme pas tous les noms, certains perdurent depuis .

DAMMOUS Hanna

Le surarmement pousse aux solutions par la guerre, qui justifie à son tour le surarmement, un cercle vicieux.

Eleni Caridopoulou

Quand je lis tout ca je tremble pour le Liban et Mr. Aoun qui dit qu'il va se défendre c'est n'importe quoi

Chady

Menacer un pays qui se promène chez nous comme si c’etait son jardin privée ou qui s’amuse à kidnapper nos bergers de temps à autres et j’en passe des meilleures est tout à fait légitime.
10452

Sarkis Serge Tateossian

Dans ces conditions une réflexion s'impose.

De nombreuses guerres ce sont succédé depuis des decennies, l'article les relate avec precision.

Chaque guerre baptisée par des éminents philosophes, tantôt "justice rendue", tantôt "raison de la colère" et même "Galilée" ... Etc.

Des armes destructrices ont été employées des milliers de personnes hommes femmes et enfants ont été tués voir des familles détruites à jamais (sans oublier les pertes des militaires des deux côtés) ... Parfait !

Est ce toutes ces guerres successives ont débouché sur une solution ?
Est ce la région est plus pacifiée ? Plus sécurisée ?
Est ce Israël est plus sécurisée qu'hier ?

La réponse est une évidence : aujourd'hui la région est moins sécurisée qu'hier. !

Alors les stratèges et les philophoses de la région (des deux côtés) ne peuvent-ils pas organiser une opération baptisée "tous ensemble, main dans la main" et se mettre autour d'une table pour finir avec les occupations et les agressions de tout part et gagner la paix ?
Y a-t-il une force ou une valeur plus précieuse que la Paix ?

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DES AGRESSIONS PAS CONTRE L,ETAT LIBANAIS MAIS CONTRE DES ORGANISATIONS ETRANGERES LANCANT DES ATTAQUES OU MENACANT L,ETAT HEBREU A PARTIR DU TERRITOIRE LIBANAIS. GEBRAN BASSILE LUI-MEME AVAIT DECLARE QUE L,ETAT HEBREU AVAIT LE DROIT DE SE DEFENDRE... MENACER UN PAYS DE DESTRUCTION N,EST-CE PAS AUSSI UNE AGRESSION ?

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