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Crise de la presse

Des journalistes licenciés d’« an-Nahar » gagnent un premier procès

Les prud’hommes ont estimé, à la fin de la semaine dernière, que le licenciement de deux journalistes d’« an-Nahar » était abusif. Photo Nasser Traboulsi

Deux journalistes licenciés par le quotidien an-Nahar ont gagné un premier procès, a indiqué hier dans un entretien téléphonique avec L’Orient-Le Jour leur avocat, Akram Azouri. Le tribunal du travail a statué à la fin de la semaine dernière dans l’affaire du licenciement, fin 2016, d’un groupe de journalistes d’an-Nahar. Les prud’hommes ont rendu leur jugement dans le dossier de deux des huit journalistes ayant intenté un procès au quotidien, considérant que leur licenciement a été abusif et enjoignant an-Nahar de verser des indemnités qui correspondent à l’équivalent de 12 mois de salaire, de quatre mois de préavis, ainsi que tous les arriérés qui leur sont dus. Joint au téléphone par L’Orient-Le Jour, l’avocat d’an-Nahar, Fawzi el-Metni, a assuré qu’il y aurait un pourvoi en cassation. Il a déclaré que « les licenciés d’an-Nahar ont gagné le procès à cause d’une erreur technique relative à l’inscription à la Caisse nationale de Sécurité sociale ». M. Metni a insisté sur le fait qu’il n’y a pas eu de licenciement abusif. « Tout le monde sait que les journalistes ont été remerciés à cause de la crise économique que traverse la presse au Liban, notamment an-Nahar », a-t-il expliqué.


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En décembre 2015, le quotidien avait licencié une trentaine de journalistes pour des raisons financières. À l’époque, la direction avait proposé aux journalistes congédiés d’encaisser quinze mois de salaires arriérés alors que la direction du quotidien avait été incapable, durant plusieurs mois, de payer les salaires de ses employés. Une vingtaine avaient accepté l’offre, alors que d’autres avaient décidé d’intenter un procès pour licenciement abusif. M. Azouri, l’avocat des huit journalistes ayant intenté un procès au quotidien, a rendu hommage au tribunal qui a statué rapidement dans cette affaire. « Généralement, cette procédure prend plus de temps. Avec ce procès, les délais ont été respectés. Nous avions commencé notre action en mars de l’année dernière et la justice s’est prononcée en quinze mois », a-t-il souligné. L’avocat a également affirmé s’attendre à ce que les jugements relatifs aux dossiers des autres journalistes soient similaires à celui qui vient d’être rendu pour leurs deux ex-collègues.


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