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Contentieux frontalier avec Israël : Aoun propose un arbitrage international

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"Israël ne peut pas se permettre de franchir les limites parce qu'il y a une décision libanaise de défendre les frontières terrestres et maritimes", a lancé le chef de l'Etat dans une interview à une chaîne irakienne.

OLJ
23/02/2018

Le président de la République libanaise, Michel Aoun, a réclamé un arbitrage international dans le contentieux avec Israël sur la frontière terrestre et a proposé de recourir à "une tierce partie" sous le parrainage de l'ONU pour régler la dispute sur les hydrocarbures en mer.

Dans un entretien accordé à la chaîne irakienne al-Soumariya, le chef de l'Etat, qui a effectué une visite en Irak cette semaine, a indiqué avoir évoqué le contentieux sur les frontières terrestres et maritimes avec Israël avec le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, lors du passage éclair de ce dernier à Beyrouth la semaine dernière.


Le président Aoun a précisé avoir expliqué à M. Tillerson "que le Liban a en sa possession des cartes remontant aux années vingt du siècle dernier, que tout le monde peut consulter, prouvant les droits du pays sur son territoire". "Il est impossible de les manipuler", a ajouté M. Aoun. Il a demandé de recourir à "un arbitrage", sinon "les résultats seraient dramatiques et Israël le sait parfaitement". Et de lancer : "Israël ne peut pas se permettre de franchir les limites parce qu'il y a une décision libanaise de défendre les frontières terrestres et maritimes".

Les tensions entre Israël et le Liban se sont accrues depuis l'annonce d'un projet de construction d'un mur à la frontière séparant les deux pays. Les autorités libanaises ont exprimé à plusieurs reprises leur opposition, estimant que 13 points litigieux, sur lesquels Israël compte édifier ce mur, se trouvent en territoire libanais. Les 13 points frontaliers sont historiquement revendiqués par le Liban. La délimitation de la frontière entre le Liban et la Palestine avait été effectuée par le comité Paulet-Newcombe en 1923. L'Etat hébreu a déjà édifié un mur en 2012 au niveau du village de Kfar Kila.

Jeudi, des délégations militaires libanaise et israélienne ont tenu une nouvelle réunion à Ras Naqoura (Liban-Sud) sous la houlette du commandant de la Force intérimaire de l'ONU au Liban, Michael Beary, pour discuter de ce dossier.


(Lire aussi : Berry réaffirme devant Satterfield le refus du Liban de toute concession territoriale)


Au sujet des frontières maritimes, le chef de l'Etat a estimé qu'il était "possible d'avoir recours à une tierce partie experte dans de tels conflits, sous le parrainage de l'ONU, pour délimiter les frontières et trancher cette question". M. Aoun a réitéré la détermination du Liban à "défendre ses frontières terrestres et maritimes".

Le sous-secrétaire d’État américain pour le Proche-Orient, David Satterfield, mène une médiation entre Beyrouth et Tel-Aviv pour résoudre le litige concernant le bloc maritime 9 de la Zone économique exclusive (ZEE) libanaise, dont une partie se trouve dans une zone revendiquée par Israël. L’émissaire américain est retourné mercredi d’Israël pour une visite express au Liban, la troisième en trois semaines. A cette occasion, les responsables libanais ont à nouveau réaffirmé leur fermeté face aux demandes israéliennes et aux propositions de compromis énoncées par M. Satterfield.

Dimanche, le diplomate américain avait rencontré le ministre israélien de l'Energie, Youval Steinitz, qui avait déclaré, à l'issue d'un entretien, qu'"une solution diplomatique est préférable pour les deux parties". Interrogé par ailleurs sur les réalisations du gouvernement depuis son accession à la tête de l'Etat en 2016, M. Aoun a déclaré que "beaucoup de choses ont été réalisées, notamment sur le plan institutionnel", évoquant le renforcement des institutions publiques, sécuritaires et judiciaires, ainsi que l'attachement du pays à la politique de distanciation à l'égard des conflits régionaux.

Abordant le conflit en Syrie, le président Aoun a déclaré que "la solution est entre les mains des grandes puissances, par l'intermédiaire d'un accord entre les Etats-Unis et la Russie".


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gaby sioufi

ON PEUT PASSER NOTRE TEMPS relayer des SUPPOSITIONS l'une + negative que l'autre ,

dont celle qui voudrait qu'au cas ou l'arbitrage decidait AVEC israel,,,
le ire a quoi nous attendre serait de DENIGRER cette conclusion en criant haut et fort que elle etait biaisee et que donc nous avons tous les droits de la rejeter !

mais il faut bien ESSAYER quand meme , pas vrai ?

Irene Said

Un arbitrage international ?
On veut bien, pour prouver que nous aurons tout essayé !
Mais, n'est-ce pas aussi un arbitrage international qui a "donné" la terre de Palestine à Israël ?
Et depuis, cette lâche communauté internationale, y-compris l'ONU, qu'ont-ils pu faire pour que cet Etat-voyou applique ou accepte les innombrables décisions et arbitrages ?
Et vous croyez naïvement que brusquement Israël, qui affirme vivre sur un terre reçue par DIEU lui-même changera d'attitude , même avec des "arbitrages internationaux" ?
On peut toujours rêver...non...?...c'est gratuit !
Irène Saïd

Yves Prevost

"Un arbitrage international". Enfin une déclaration logique!

Bery tus

mediation international soit bonne idee .. mais alors que personne ne vienne apres nous demander des contreparties .. avez vous seulement pensez a ca !?!?!?!

de plus pq ne pas faire des négociation direct, puisque selon les dires de certains illuminer le liban est en position de force contre Israel .. non !?!?

alors faite et agissez en conséquences..

moi je vais vous dire pq le president demande une mediation international .. car il n'est pas convaincu que le liban sortirai gagnant meme en employant la force ce que presque tous les moumana3istes cherchent et alleger la pression sur la syrie

Victor Hugo a dit: quand le peuple est intelligent, alors seulement la le peuple sera souverain

a bon entendeur salue

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

SOUS TITRE SOUS LA PHOTO - ISRAEL NE PEUT PAS SE PERMETTRE ETC...

Sarkis Serge Tateossian

En effet la décision de notre président est d'une logique parfaite.
Il va de soi, que pour un tel litige, d'une telle importance, mieux vaut d'avoir recours à un arbitrage international que de faire trainer l'affaire plus longtemps.
La France ayant la confiance des deux parties pourrait bien mener une telle mission.

gaby sioufi

ET VOILA QUI VA DEPLAIRE A BEAUCOUP DE VOCIFERATEURS PSEUDO/NEO NATIONALISTES.
BEN OUI, LE PRESIDENT A PARLE DE LA SEULE FACON JUSTE ET LOGIQUE DE PROCEDER AFIN D'ABOUTIR .



Le Faucon Pèlerin

Une fois n'est pas coutume, je suis 100% d'accord avec le président Michel Aoun en faveur du recours à un arbitrage international pour régler le contentieux avec Israél sur les hydrocarbures et sur la frontière terrestre.
Je souhaiterais que le Liban charge la France, la seule amie du Liban parmi les nations, de s'occuper de cette mission très délicate.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LE MOT PRESIDENTE A LE LIRE EN ITALIEN... MERCI

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

MERCI GENERAL/PRESIDENTE ! L,ARBITRAGE INTERNATIONAL NE POURRAIT ETRE QUE TRACE DES FRONTIERES ET LEUR RECONAISSANCE CONTRE DISSOLUTION DES DEUX MILICES !
UNE AUBAINE POUR LE LIBAN !

RAISINS SECS

Le Liban a des documents qui datent des annees 20 du siècle dernier .
QUE peut présenter israel comme documents de cette époque, puisque l'usurpie n'existait pas à cette époque.

Et COMMANDANTE KHENERAL PHARE AOUN arrêtez d'être modeste comme ça, vous savez que vous pouvez défendre la terre Et la mer du Liban , mais aussi depuis qu'on a envoyé un f16 s'abattre chez eux, l'aérien aussi est verrouillé.
Allez soyez pas modeste vous savez qu'ils n'ont plus osé survoler notre territoire depuis ce jour.

Heureusement qu'on vous mon cher COMMANDANTE KHENERAL PHARE AOUN.
Et votre allié aussi on est content de l'avoir.
Ciao les ânes qui continuent à braire .

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