Des clients partageant un repas et un narguilé au restaurant Dar Beirut à Gemmayzé, le 13 janvier 2023. Photo João Sousa
Restaurants, plages, billets d’avion et dépenses au quotidien : ces Libanais de retour au pays estiment qu’il est devenu de plus en plus difficile de s’offrir un été au Liban.
L'OLJ / Par Stephanie Bechara, le 08 août 2026 à 00h00
Des clients partageant un repas et un narguilé au restaurant Dar Beirut à Gemmayzé, le 13 janvier 2023. Photo João Sousa
Quant aux restos, parlons-en aussi. Non seulement les cartes avec les prix ne sont pas affichées à l'extérieur, mais en plus, l’interdiction de fumer y est appliquée à géométrie variable et il n’est pas rare de dîner à quelques pas des fumeurs. Bon, j’ai vidé mon sac mais je persiste et signe: le Liban est mon pays et j’y reviens toujours avec émotion. Et quant à ceux qui préfèrent “aller vers d’autres destinations, plus belles et moins chères, qui offrent davantage pour le même prix”, tout dépend de quel prix ils parlent.
Je veux bien qu’en tant qu’expats amoureux de notre pays, on en paie le prix… majoré. Je veux bien croire aussi que l’instabilité quasi-permanente pousse les commerçants à vouloir rentabiliser au plus vite leurs investissements de peur que le ciel leur tombe sur la tête, comme ça arrive fréquemment hélas mais la transparence est l’alliée du commerçant: à quand l’affichage obligatoire des prix à L’EXTÉRIEUR? Parce qu’enfin, tu entres chez un coiff pour un brushing, tu en sors parfois allégé de 60 dollars sans comprendre ce qui t’arrive. Alors c sûr, tu réfléchis avant. Idem pour les restos.
Triste réalité du Liban . Ça a culminé cette année mais ça a toujours été plus ou moins le cas , des vacances trop chères et un mauvais rapport qualité / prix. Ça fait de longues années que je ne viens plus au Liban en été .
Perso, je continuerai à venir au Liban et mon conjoint, qui n’est pas Libanais, adore y venir. N’empêche qu’il y a réellement un problème dans le rapport qualité-prix de certaines prestations. Je pense à l’accès aux centres balnéaires et aux restos qui coûtent un bras. Y a pas si longtemps, l’OLJ annonçait l’ouverture d’une sandwicherie… à 18 dolls pièce! Même un sandwich au caviar ne coûterait pas tant. Pour comparaison, à Paris, un sandwich thon-mayo-crudités se paye autour de 6€. Cherchez l’erreur.
Quant aux restos, parlons-en aussi. Non seulement les cartes avec les prix ne sont pas affichées à l'extérieur, mais en plus, l’interdiction de fumer y est appliquée à géométrie variable et il n’est pas rare de dîner à quelques pas des fumeurs. Bon, j’ai vidé mon sac mais je persiste et signe: le Liban est mon pays et j’y reviens toujours avec émotion. Et quant à ceux qui préfèrent “aller vers d’autres destinations, plus belles et moins chères, qui offrent davantage pour le même prix”, tout dépend de quel prix ils parlent.
13 h 41, le 08 août 2026