X

À La Une

L'Arabie saoudite depuis l'accession du roi Salmane au trône

repère
OLJ/AFP
05/11/2017

Les principales étapes depuis l'accession au trône en 2015 du roi Salmane en Arabie saoudite où a eu lieu une vaste purge au sein des cercles du pouvoir, selon des médias.

 

- 'Deuxième génération' -


Le 23 janvier 2015, Salmane procède, dès son intronisation, à des nominations clés qui marquent l'entrée des princes de "deuxième génération" dans l'ordre de succession. Il désigne l'un de ses fils, Mohammed ben Salmane, ministre de la Défense. Surnommé MBS, il sera finalement propulsé prince héritier à 31 ans en juin 2017.

 

- Guerre au Yémen -


Le 26 mars 2015, l'Arabie saoudite lance une opération militaire au Yémen à la tête d'une coalition de pays arabes et musulmans pour empêcher les rebelles chiites Houthis, accusés d'être soutenus par l'Iran, de prendre le contrôle de l'ensemble de ce pays voisin. Les rebelles tiennent notamment la capitale Sanaa depuis septembre 2014.
La coalition a été critiquée pour des "bavures" à répétition ayant fait nombre de victimes civiles lors de frappes aériennes.

 

Lire aussi

La guerre au Yémen se poursuivra pour éviter "un nouveau Hezbollah", dit Mohammad ben Salmane

 

- Rupture avec Téhéran -


Le 2 janvier 2016, l'Arabie saoudite exécute 47 personnes condamnées pour "terrorisme", dont le dignitaire chiite Nimr al-Nimr, figure de la contestation contre le régime saoudien sunnite. Cette mise à mort suscite de violentes manifestations en Iran. Le lendemain, Ryad rompt ses relations diplomatiques avec Téhéran après l'attaque de son ambassade en Iran.

 

Lire aussi :

-Nimr Baqer el-Nimr, influent défenseur des chiites

-Un an après son exécution, l'ombre de Nimr el-Nimr plane sur sa ville natale

-Quelques clés pour comprendre l'affaire Nimr Baqer el-Nimr

 

 

- 'Vision 2030' -


Le 25 avril 2016, le Conseil des ministres approuve un vaste plan de réformes, appelé "Vision 2030", destiné à diversifier l'économie saoudienne, trop dépendante du pétrole.
Depuis la chute des prix du brut à la mi-2014, Riyad a dû fortement réduire ses dépenses publiques.
Initié par Mohammed ben Salmane, ce plan prévoit notamment de vendre en Bourse une partie du géant pétrolier Aramco pour dégager des ressources. Le prince dévoile une série de méga-projets censés stimuler la croissance et l'emploi: cité de divertissements rivalisant avec Disney à Ryad, gigantesque zone de développement présentée comme l'équivalent de la Silicon Valley.
Depuis décembre 2016, les pays de l'Opep, emmenés par l'Arabie saoudite, et d'autres producteurs non membres du cartel dont la Russie, appliquent un accord de réduction de la production d'or noir.

 

Lire aussi :

-Les « mégaprojets » saoudiens, beaucoup d'ambition et autant de risques

-L'Arabie saoudite s'ouvre au tourisme

-L'Arabie saoudite envisage d'extraire son propre uranium

-Un milliard de dollars dans le tourisme spatial

-En Arabie saoudite, un projet de développement à 500 milliards de dollars

 

- Contrats avec Washington -


Les 20 et 21 mai 2017, le président américain Donald Trump choisit l'Arabie saoudite pour son premier déplacement à l'étranger.
Washington et Riyad annoncent des contrats excédant 380 milliards de dollars, dont 110 pour des ventes d'armements américains à Riyad visant à contrer les "menaces iraniennes" et combattre les islamistes radicaux.

 

Lire aussi :

Cotation d'Aramco: Trump demande à Riyad de choisir Wall Street

 

- Crise avec le Qatar -


Le 5 juin 2017, l'Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés rompent leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutenir des groupes "terroristes" et lui reprochant ses liens avec l'Iran, accusations rejetées par Doha. Le royaume interrompt les liaisons aériennes et maritimes avec le Qatar et ferme la seule frontière terrestre de l'émirat.

 

Lire aussi :

Crise du Golfe : l'Arabie saoudite ne relâche pas la pression sur le Qatar

Crise autour du Qatar : enjeux, contexte et conséquences

 

 

- Campagne d'arrestations -


En septembre 2017, les autorités procèdent à une série d'arrestations de religieux influents et d'intellectuels. Human Rights Watch et Amnesty international dénoncent une "campagne de répression" contre des dissidents.

 

- Les femmes bientôt au volant -


Le 26 septembre 2017, l'Arabie saoudite, dernier pays au monde interdisant aux femmes de conduire, annonce qu'elles pourront prendre le volant à compter de juin 2018. Elles pourront aussi bientôt entrer dans trois stades, mais restent soumises à la tutelle d'un homme pour faire des études ou voyager.

 

Lire aussi :

-Les Saoudiennes autorisées à assister à des événements sportifs dans 3 stades

-Pour les Saoudiennes, "le temps du silence est fini"

-La prochaine révolution saoudienne : les femmes au volant de taxi

-Femmes au volant : Riyad espère des retombées économiques

 

 

- Promesse de modération -


Le 24 octobre, Mohammed ben Salmane promet une Arabie "modérée" et "tolérante", en rupture avec l'image d'un pays considéré comme l'exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l'islam ayant nourri nombre de jihadistes.

 

- Purge sans précédent -


Onze princes et des dizaines de ministres, anciens et actuels, ont été arrêtés samedi soir, selon des médias. Les chefs de la Garde nationale saoudienne, une force d'élite intérieure, et de la Marine ont été limogés. Une purge qui doit permettre au prince héritier, qui dirigera une commission anticorruption, de consolider son pouvoir.

 

Lire aussi

Le défi de MBS : comment concilier désir de réformes et libertés quasi inexistantes

La Russie et l'Arabie saoudite scellent leur rapprochement

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

À Baabda, un Conseil des ministres sous pressions internes et externes

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants