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L'Arabie saoudite envisage d'extraire son propre uranium

NUCLÉAIRE

Le directeur de l'agence saoudienne du nucléaire n'a pas précisé si son pays envisageait aussi d'enrichir l'uranium et de retraiter elle-même les combustibles usés, des procédés permettant de passer à un uranium de qualité militaire.

OLJ/Reuters
30/10/2017

L'Arabie saoudite se prépare à extraire son propre uranium dans le cadre de son programme de production d'électricité nucléaire, a annoncé lundi le directeur de l'agence gouvernementale chargée du projet. L'Arabie, premier exportateur mondial de pétrole, souhaite lancer en 2018 la construction de ses deux premiers réacteurs nucléaires.

"En ce qui concerne la production d'uranium dans le royaume, c'est un programme qui constitue notre première étape vers l'autosuffisance dans la production de combustibles nucléaires", a dit Hachim ben Abdallah Yamani, qui dirige l'agence saoudienne du nucléaire (de son nom officielle, la Cité roi Abdallah pour l'énergie atomique et renouvelable, KACARE).

M. Yamani, qui s'exprimait lors d'une conférence internationale sur l'énergie nucléaire organisée aux Emirats arabes unis, n'a pas précisé si l'Arabie envisageait aussi d'enrichir l'uranium et de retraiter elle-même les combustibles usés. Ces procédés clefs dans le cycle des combustibles nucléaires sont particulièrement sensibles, puisqu'ils peuvent permettre de passer à un uranium de qualité militaire.

 

(Pour mémoire : L'Arabie lance un appel d'offres pour deux centrales nucléaires)

 

L'Arabie saoudite envisage de devenir le deuxième pays du monde arabe, après les Emirats arabes unis, à opter pour le nucléaire afin de diversifier ses sources d'énergie.

La première centrale des Emirats, construite par des Sud-Coréens, devrait entrer en fonctionnement en 2018 après des retards. Les Emirats se sont engagés à ne pas enrichir l'uranium eux-mêmes et à ne pas retraiter les combustibles usés.

Riyad envisage de se doter au total de capacités de production d'électricité d'origine nucléaire de 17,6 gigawatts d'ici 2032, soit l'équivalent de la production de 17 réacteurs standard.

De sources proches du secteur, on précise que la Corée du Sud, la Chine, la France, la Russie, le Japon et les Etats-Unis pourraient se disputer le contrat portant sur les deux premiers réacteurs.

 

 

Pour mémoire
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