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À La Une - Liban

Prolifération des armes et réfugiés syriens : débat houleux en Conseil des ministres

Le texte du plan sur l'électricité corrigé, la date des législatives partielles fixée la semaine prochaine.

Le président libanais Michel Aoun (au c.) et le Premier ministre Saad Hariri, lors du Conseil des ministres à Baabda, le 5 juillet 2017. Photo Ani

Plusieurs dossiers brûlants ont été abordés mercredi lors d'un Conseil des ministres qui s'est tenu au palais présidentiel de Baabda. Parmi les problèmes discutés, la question des réfugiés syriens établis au Liban et celle de la prolifération des armes individuelles. La réunion du gouvernement s'annonçait tendue ; elle l'a été.

Machnouk et Jreissati au rapport
La polémique opposant depuis deux jours le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, au ministre de la Justice, Salim Jreissati, au sujet des ingérences politiques présumées ayant conduit à la libération de la plupart des prévenus arrêtés pour participation à des tirs de joie, a repris de plus belle. Lundi soir, M. Machnouk avait déclaré que 60 à 70 personnes, sur les 80 arrêtés, avaient été libérés suite à des pressions politiques. M. Jreissati, avait démenti énergiquement ces assertions.

Un violent échange a opposé les deux ministres sur ce sujet lors de la séance du Cabinet, selon plusieurs médias locaux. Une information néanmoins démentie par M. Machnouk. Le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a demandé que soient fournis les noms des personnes ayant bénéficié des interventions politiques. Il a finalement été décidé que le gouvernement rédige et publie un rapport détaillé sur ce sujet dans les 15 jours qui viennent.

"Nous lutterons contre la prolifération des armes individuelles par le biais de mesures opérationnelles, sécuritaires et préventives", a déclaré le Premier ministre Saad Hariri, qui s'est entretenu avec le président Aoun avant la réunion du gouvernement. "Il est urgent de revoir les textes de lois qui régissent les sanctions dans ce type d'affaires", a-t-il ajouté. Les évêques maronites ont appelé dans ce cadre les autorités à mettre un terme à la prolifération des armes.

De son côté, le chef de l'Etat a appelé la justice à "jouer un rôle essentiel pour mettre un terme aux débordements sécuritaires en tous genres" et à coopérer avec les forces de sécurité car "l'Etat doit rester inviolé". Les déclarations des deux chefs de l'Exécutif ont été tweetés en direct sur le compte Twitter de la présidence libanaise.

 

(Lire aussi : Les parents de la petite Lamis, victime d’une balle perdue, veulent quitter le pays)

 

Désaccords sur les réfugiés syriens
Par ailleurs, aucune décision n'a été prise sur la question des réfugiés syriens installés au Liban en raison des divergences de vue sur ce sujet au sein du gouvernement, notamment sur le rôle que doit jouer les autorités syriennes dans ce dossier.

Sur ce sujet, un violent échange a opposé le ministre d'Etat à la Planification, Michel Pharaon, au ministre d'État aux Affaires du Parlement, Ali Kanso. Il a été tranché par le président Aoun en personne. "Les discussions byzantines nous éloignent de l'essentiel. Alors évitez-les", a lancé ce dernier à l'ouverture du Conseil des ministres qui compte 92 points à l'ordre du jour.

Le chef de l'Etat a mis en garde contre une transformation des camps de réfugiés en abris de terroristes. Dans ce contexte, le président Aoun a salué l'action de l'armée et des forces de sécurité.

Vendredi, l'armée libanaise avait mené une série d'opérations dans les camps d'al-Nour et d'al-Qariya dans la région de Ersal, frontalière de la Syrie, où sévissent des groupes jihadistes. Cinq kamikazes s'étaient faits exploser lors de ces raids, tuant une fillette et blessant sept soldats. Plus de 300 personnes avaient été arrêtées. Dimanche et lundi, deux incendies ont fait deux morts dans deux camps de réfugiés syriens à Kab Elias et Bar Élias, dans la Békaa.

 

(Lire aussi : Retour des déplacés : privilégier l’ONU comme partenaire plutôt que Damas)

 

Électricité et législatives partielles
En outre, le gouvernement a rectifié, par l'intermédiaire du secrétariat général du Conseil des ministres, la décision du 21 juin dernier concernant le plan d'accroissement de la production d'électricité, élaboré par le ministre de l'Énergie et de l'Eau, César Abi Khalil. Plusieurs formations politiques, dont le PSP du leader druze Walid Joumblatt, les Forces libanaises et les Kataëb, avaient soulevé cette question au cours des derniers jours.

La décision originelle stipulait que le dossier soit transféré "dans son intégralité" à la Direction des adjudications. Or le texte a été modifié et stipulait que seul le volet financier du plan serait soumis à l'examen de l'instance administrative.

Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur a déclaré que le gouvernement allait finalement fixer la semaine prochaine les dates des élections législatives partielles. Pour rappel, les sièges de Michel Aoun (Kesrouan), de Badr Wannous (Tripoli), décédé le 5 janvier 2017, et de Robert Fadel (Tripoli), qui a présenté sa démission le 30 mai 2016, sont toujours vacants.

Les ministres ont également examiné la question du processus de nomination dans les administrations publiques dans le but de les simplifier et laisser les nominations à la discrétion des ministres. M. Hariri a insisté sur la nécessité de combler les postes encore vacants dans l'administration publique.

Sur un autre plan, le ministre de l'Information, Melhem Riachi, a annoncé que le gouvernement avait adopté la réforme de l'ordre de la presse "afin qu'il devienne celui de tous les journalistes".

 

 

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Les législatives partielles passées à la trappe

Plusieurs dossiers brûlants ont été abordés mercredi lors d'un Conseil des ministres qui s'est tenu au palais présidentiel de Baabda. Parmi les problèmes discutés, la question des réfugiés syriens établis au Liban et celle de la prolifération des armes individuelles. La réunion du gouvernement s'annonçait tendue ; elle l'a été.
Machnouk et Jreissati au rapportLa polémique opposant depuis deux jours le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, au ministre de la Justice, Salim Jreissati, au sujet des ingérences politiques présumées ayant conduit à la libération de la plupart des prévenus arrêtés pour participation à des tirs de joie, a repris de plus belle. Lundi soir, M. Machnouk avait déclaré que 60 à 70 personnes, sur les 80 arrêtés, avaient été libérés suite à des pressions politiques. M. Jreissati,...
commentaires (1)

La discussion du problème des réfugiés syriens entre Michel Pharaon et Ali Kanso c'est une discutio entre un bidon d'essence et une boite d'allumettes.

Annie

17 h 33, le 05 juillet 2017

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Commentaires (1)

  • La discussion du problème des réfugiés syriens entre Michel Pharaon et Ali Kanso c'est une discutio entre un bidon d'essence et une boite d'allumettes.

    Annie

    17 h 33, le 05 juillet 2017

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