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Liban

La loi électorale au centre du prochain Conseil des ministres... « sauf surprise de dernière minute »

Saad Hariri s’entretenant avec Georges Adwan en présence de Nader Hariri. Photo Dalati et Nohra

Si l'iftar tenu jeudi soir au palais de Baabda par le président de la République, Michel Aoun, a consacré le principe d'une nouvelle loi électorale axée sur la proportionnelle appliquée à 15 circonscriptions une bonne fois pour toutes, il reste que les débats portant sur certains détails techniques se poursuivent.
En dépit de ce constat, c'est un optimisme de plus en plus étendu qui se fait sentir dans les milieux proches des débats menés actuellement pour conclure une entente finale autour du nouveau texte.
À la faveur de cette logique, le président de la République, Michel Aoun, a affirmé sa détermination à « tenir sa promesse adressée aux Libanais », en l'occurrence la mise en place de la nouvelle formule électorale. S'exprimant devant ses visiteurs, M. Aoun a assuré qu'il respectera son engagement à élaborer une loi nouvelle et juste, en dépit des obstacles qui ont longtemps entravé cet objectif.

Du côté de Meerab, on est encore plus optimiste. Un cadre des Forces libanaises va même jusqu'à déclarer à L'Orient-Le Jour que les débats portant sur les détails d'ordre technique devraient s'achever d'ici à mardi, afin de permettre au Conseil des ministres de discuter du texte et de l'adopter lors de sa séance prévue mercredi à Baabda. Dans les mêmes milieux, on estime que le Parlement devrait tenir une séance dans les deux prochaines semaines pour voter la nouvelle loi. Selon ce proche de Samir Geagea, « le pays est entré dans une nouvelle phase, marquée par un soulagement politique, après des mois de longs débats autour de la nouvelle formule électorale ». Ce cadre FL ne manque pas toutefois d'énumérer quelques détails sur lesquels il n'y a toujours pas d'accord définitif. Il s'agit notamment selon lui du mode de calcul des voix et de la date du scrutin (les FL demandent de la fixer à novembre prochain). Des sources politiques proches du dossier indiquent en outre à L'OLJ que les discussions actuelles tournent aussi autour du vote préférentiel, du transfert des sièges et du seuil d'éligibilité.

À la lumière de ce constat, on ne cache pas le crainte de « surprises de dernière minute », qui retarderaient le vote du projet. Dans les mêmes milieux, on semble cependant soucieux d'assurer que les nœuds qui restent à défaire ne sont pas de nature à dynamiter l'entente politique élargie conclue sur ce plan.

 

(Lire aussi : Pas d'élection avant un an, estiment les experts)

 

Bassil, Adwan et Machnouk
Parallèlement, les réunions entre les protagonistes se poursuivent en vue de poursuivre les débats concernant la législation électorale. C'est justement dans ce cadre que s'inscrit la rencontre qui s'est tenue hier à Bkerké entre le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, et le chef du CPL, Gebran Bassil.
À l'issue de la rencontre, M. Bassil a dit avoir informé le patriarche des discussions actuelles axées sur la proportionnelle sur base de 15 circonscriptions. Un projet qui avait acquis sa légitimité à Bkerké (allusion à l'entente conclue entre les leaders chrétiens à Bkerké en 2013). « Nous n'avons pas évoqué la question du transfert de sièges, d'autant que ce qui nous importe reste la bonne représentativité qui requiert plusieurs réformes », a ajouté le chef du courant aouniste. « Les chrétiens sont présents sur l'ensemble du territoire national, notamment dans des circonscriptions où ils ne sont pas majoritaires. Ainsi, les garanties que nous réclamons prennent en considération les spécificités des chrétiens, a-t-il poursuivi. Il n'y a pas d'autre choix que celui de s'entendre sur une nouvelle loi, et il est intolérable de l'entraver pour de petits détails qui ne sont pas importants. » Même son de cloche chez le vice-président des FL, Georges Adwan, qui s'est entretenu avec le Premier ministre, Saad Hariri, « pour accélérer les discussions concernant les derniers points de la loi électorale ». « Nous sommes engagés dans une course contre la montre sur ce plan, d'autant que le Conseil des ministres tient une séance la semaine prochaine », a-t-il indiqué, insistant sur « l'importance de finaliser les derniers détails avant la tenue de la réunion gouvernementale, pour permettre au cabinet Hariri d'approuver le texte et de l'envoyer au Parlement ».

Le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk s'est quant à lui montré beaucoup plus pragmatique et réaliste. À l'heure où les proches du pouvoir semblent déterminés à ce que le scrutin se tienne dans les plus brefs délais, notamment à la lumière des développements enregistrés ces derniers jours, M. Machnouk a fait valoir – à l'issue d'une rencontre avec le président de la Chambre Nabih Berry – qu'au vu de la formation des fonctionnaires qu'exige la proportionnelle, les législatives ne peuvent se tenir avant 6 ou 7 mois. « Ces détails techniques exigent du temps et devraient être pris en considération dans le texte de loi », a encore dit M. Machnouk.

 

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Si l'iftar tenu jeudi soir au palais de Baabda par le président de la République, Michel Aoun, a consacré le principe d'une nouvelle loi électorale axée sur la proportionnelle appliquée à 15 circonscriptions une bonne fois pour toutes, il reste que les débats portant sur certains détails techniques se poursuivent.
En dépit de ce constat, c'est un optimisme de plus en plus...

commentaires (2)

IL Y A ENCORE DES ACTES SUR LA SCENE... LE THEATRE N,EST PAS FINI... ET LES POLICHINNELLES PEUVENT ENCORE SE REPRODUIRE !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

19 h 04, le 03 juin 2017

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Commentaires (2)

  • IL Y A ENCORE DES ACTES SUR LA SCENE... LE THEATRE N,EST PAS FINI... ET LES POLICHINNELLES PEUVENT ENCORE SE REPRODUIRE !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    19 h 04, le 03 juin 2017

  • La loi électorale au centre du prochain Conseil des ministres... « sauf surprise de dernière minute » TOUS CES COMEDIENS QUI IGNORENTE ET LA FOI ET LA LOI POURRONT ENCORE LONGTEMPS AMUSER LA GALERIE CHAQUE PEUPLE A LES GOUVERNANTS QU'IL MERITE DIT LE PROVERBE ARABE : A PEUPLE ESCLAVE ,IL FAUT DES MAITRES VOYOUS SUBLIMES QUI SE FOUTENT ET DES ELECTIONS DE PANURGE ET DES ELECTEURS DE MOUTONS

    Henrik Yowakim

    14 h 51, le 03 juin 2017