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LE LIBAN À TABLE
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Variations autour d’un thème - Cuisine de famille

La siyadieh au tahine de Hoda Baroudi

Le parfum des citrons du jardin de leur père, Adnan Nawam, accompagne encore Hoda Baroudi et sa soeur dans leur vie et leur cuisine.
La siyadieh au tahine de Hoda Baroudi

La siyadieh bi tahine de Hoda Baroudi, un incontournable. Photo João Sousa

  • Préparation 60 min

    Cuisson 80 min

  • Portions

    8 personnes

  • Difficulté

    Moyenne

INGRÉDIENTS
  • Pour la siyadieh bi tahine :
  • 4 mérous entiers d’environ 1kg chacun, dont les filets seront levés
  • 600g de crevettes
  • 3 cuillères à soupe de cumin
  • 1 cuillère à soupe de safran
  • 2 cuillères à soupe de curcuma
  • Sel et poivre selon le goût
  • Environ 5 capsules de cardamome
  • 1 bâton de cannelle
  • 2 fenouils émincés
  • 5 kumquats émincés
  • 7 oignons blancs de taille moyenne
  • 3 verres de riz basmati
  • Pour la sauce tahine :
  • 4 oignons coupés en petits cubes
  • Le jus de 3 kilos d’agrumes (oranges de Séville, mawardi, mandarines, clémentines…)
  • ½ kilo de tahiné
  • Safran
  • 1 chou-fleur
  • Pignons
Tous les ingrédients
Préparation Siyadieh au tahine

Pour le bouillon de la siyadieh :

  1. Éplucher les oignons, les couper en lamelles, puis les faire revenir dans l’huile jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.
  2. Ajouter de l’eau et laisser bouillir.
  3. Filtrer et réserver l’eau de cuisson.
  4. Faire frire les têtes et les arêtes des mérous dans de l’huile d’olive.
  5. Ajouter les épices et faire frire le tout pendant 10 minutes avant d’ajouter l’eau de cuisson des oignons.
  6. Faire bouillir pendant une heure puis réserver ce bouillon filtré.
  7. Il sera utilisé pour cuire le riz.

Pour le riz de la siyadieh :

  1. Ciseler un oignon et le faire frire dans de l’huile d’olive.
  2. Ajouter le riz et couvrir avec le bouillon préparé plus haut et mis de côté.
  3. Laisser cuire pendant 20 minutes, y ajouter les épices selon votre goût.

Pour les filets de mérou :

  1. Les préparer en papillote, avec le kumquat, le fenouil (garder quelques kumquats et un peu de fenouil émincés pour les crevettes), de l’huile d’olive et du poivre.
  2. Les enfourner pendant 15 minutes à 200 degrés.
  3. Décortiquer les crevettes et les faire sauter légèrement dans de l’huile d’olive, avec du fenouil et des kumquats.

Pour la sauce tahine :

  1. Faire frire les oignons dans de l’huile végétale jusqu’à ce qu’ils prennent une couleur rosée.
  2. Ajouter de l’eau et faire bouillir pendant 30 minutes jusqu’à obtenir une sauce.
  3. Ajouter à cette sauce un mélange de tahiné et de jus d’agrumes.
  4. Faire bouillir puis laisser mijoter le mélange à petit feu jusqu’à ce que l’huile de la tahiné remonte à la surface.
  5. Ajouter du safran selon votre goût et des pignons, puis le chou-fleur préalablement frit.

Pour le dressage :

  1. Placer le riz dans l’assiette. Dessus, mettre les filets de mérou et les crevettes.
  2. Servir avec la sauce tahine.
Hoda Baroudi et sa sœur Mona el-Zaatari, une belle complicité. Photo João Sousa
Hoda Baroudi et sa sœur Mona el-Zaatari, une belle complicité. Photo João Sousa
La petite histoire des deux sœurs Nawam : Hoda Baroudi et Mona el-Zaatari
Elles ont grandi à Saïda auprès de leurs deux autres sœurs Lina et Racha, de leur frère Mohammad, leurs parents, tantes et oncles. Adultes, elles ont, à leur tour, poursuivi le rituel des repas du samedi et du dimanche avec leurs enfants… Le parfum des citrons du jardin de leur père, Adnan Nawam, accompagne encore Hoda et Mona dans leur vie et leur cuisine. « Ce parfum à la fois puissant et délicat nous ramène directement à notre enfance. » Hoda, tout feu tout flamme, plongée dans le design avec son label Bokja (cofondé avec sa complice Maria Hibri), et Mona, plus calme, noyée dans les lettres, elle était professeure d’anglais à la LAU, ont chacune un talent personnel et des plats « signature ».
Mais elles partagent ce « souffle » hérité de leur mère, Aïda Chammah, qui leur a tout transmis de ses secrets de cuisine. « Elle a toujours cuisiné des plats sains, la qualité des ingrédients est essentielle pour elle. Si un plat n’est pas bon, même si nous l’avons nous-mêmes cuisiné, nous ne pouvons pas le manger ! » confient-elles en chœur.
« Chaque promenade dans notre Bustan (verger, NDLR) est une occasion de remplir d’énormes sacs de citrons, d’oranges, d’oranges amères, en fonction des saisons, que nous rapportons à notre mère, affairée derrière ses fourneaux d’où se dégagent les parfums de pignons rôtis, d’oignons frits, et bien sûr de citron. » Hoda et Mona ont été imprégnées par ces arômes. C’est un peu comme si leur cuisine était une prolongation naturelle des recettes de leur mère et de leur grand-mère. Des recettes qui ont évolué avec le temps, au gré de leurs voyages et des rencontres avec d’autres passionnés de cuisine venus du monde entier. Mais la base est restée la même : la cuisine de Saïda qui a donné naissance à ces belles recettes.

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Siyadieh au tahine
  • Préparation 60 min

    Cuisson 80 min

  • Portions

    8 personnes

  • Difficulté

    Moyenne

INGRÉDIENTS
  • Pour la siyadieh bi tahine :
  • 4 mérous entiers d’environ 1kg chacun, dont les filets seront levés
  • 600g de crevettes
  • 3 cuillères à soupe de cumin
  • 1 cuillère à soupe de safran
  • 2 cuillères à soupe de curcuma
  • Sel et poivre selon le goût
  • Environ 5 capsules de cardamome
  • 1 bâton de cannelle
  • 2 fenouils émincés
  • 5 kumquats émincés
  • 7 oignons blancs de taille moyenne
  • 3 verres de riz basmati
  • Pour la sauce tahine :
  • 4 oignons coupés en petits cubes
  • Le jus de 3 kilos d’agrumes (oranges de Séville, mawardi, mandarines, clémentines…)
  • ½ kilo de tahiné
  • Safran
  • 1 chou-fleur
  • Pignons
Tous les ingrédients
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Une siyadieh aux agrumes

Un des plats préférés de Hoda est la sauce Arnabiyé à laquelle elle ajoute du jus d’orange bou Sfeir et plusieurs genres d’agrumes, cueillis évidemment dans le jardin familial de Saïda. Au fil des années, elle a fini par l’utiliser en accompagnement de la siyadieh, avec une pincée de safran pour relever l’ensemble. Le malfouf de Mona est un incontournable. Elle y ajoute des kumquats et d’autres ingrédients inattendus qui le rendent encore plus savoureux.

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commentaires (6)

J'adore cette rubrique. Merci à la personne qui en est responsable. Cela change du climat anxiogène.

CHALHOUB Liliane

11 h 02, le 24 novembre 2025

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Commentaires (6)

  • J'adore cette rubrique. Merci à la personne qui en est responsable. Cela change du climat anxiogène.

    CHALHOUB Liliane

    11 h 02, le 24 novembre 2025

  • Je pense qu'il s'agit d'une 'siyadieh bi tahine' au lieu de 'siyadieh bi tagine'. C'est a dire, 'la sauce tagine' c'est en fait une 'sauce tahine' ou tahini c.a.d sauce sesame. On pourrait peut-etre utiliser une tagine pour preparer ce plat de poisson mais pour la sauce tahini, c'est clair qu'a Saida et la cuisine de Saida, on sert le poisson avec tahini (=sauce sesame) et c'est comme ca a Saida.

    Stes David

    12 h 40, le 21 mars 2022

  • Je trouve cette rubrique interessante mais je regrette que les recettes ne soient pas mieux expliquées: j’en ai exécuté quelques unes et j’ai eu du mal. De plus les photos sont plutot artistiques , donc pas nettes et pas très utiles

    Madi- Skaff josyan

    07 h 59, le 19 mars 2022

  • J'adore cette syadiyeh, quelle bonne idée de la parfumer avec des agrumes.

    Avette

    22 h 24, le 18 mars 2022

  • J'apprecie surtout les feuilles de chou, la deuxieme recette. Des ingredients simples et un plat excellent et honnete, et vegetarien ! J'aime aussi la photo tres belle presentation avec les deux feuilles de chou et un petit morceau de pomme de terre. C'est 'la nouvelle cuisine' : tres peu dans l'assiette. Comme on dit la nouvelle cuisine, c'est rien dans l'assiette ... Pourtant je pense que la cuisine libanaise est plutot gaspilleuse, on fait des grandes quantites et en general on donne des portions trop grandes, avec le but qu'on ne mange pas tout. Donc le premier plat , le siyadieh bi tagine est plutot cuisine libanaise copieuse, mais je prefere personnelement le deuxieme plat.

    Stes David

    18 h 00, le 18 mars 2022

  • Quels beaux et grands plats ,,!

    Robert Moumdjian

    03 h 58, le 18 mars 2022

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