À la fin des années 1800, en 1885, un curé répondant au nom de Béranger Saunière est nommé pour s’occuper de la paroisse du petit village de Rennes-le-Château, un beau petit village de 298 habitants, perché sur les collines des environs de Carcassonne en France. L’abbé Saunière avait peu de revenus : son traitement avait été suspendu à la suite de prises de position politiques et il devait compter sur les produits de la chasse, de la pêche et sur les dons de ses paroissiens pour vivre. Il a cependant de l’ambition pour sa cure et veut entreprendre la réfection de l’église. En 1886, il obtient une avance et commence des travaux. L’affaire se complique lorsque l’on commence à faire le compte des dépenses : plusieurs millions de francs pour réparer l’église, mais aussi pour la construction de la villa personnelle du curé qu’il appellera « villa Béthanie ». En effet, le curé a fait construire une villa pour son usage personnel ainsi qu’une bibliothèque personnelle à l’extérieur qu’il appellera la « tour Magdala ». Il acquiert de nouveaux terrains, finance de bonnes œuvres pour réaliser une route neuve menant à Rennes-le-Château, facilitant ainsi la vie de nombreuses personnalités venant lui rendre visite. L’abbé reçoit chez lui, dans sa luxueuse et accueillante maison, nombre de personnalités comme Emma Calvé (célèbre cantatrice de l’époque), le secrétaire d’État à la Culture, les aristocrates, les banquiers... Mais d’où Béranger Saunière, au revenu modeste, tire-t-il cette soudaine fortune ? La rumeur parle d’un énorme trésor caché, de reliques disparues et de beaucoup d’argent. Une des pages du journal de l’abbé rapporte cette phrase : « Aujourd’hui, j’ai trouvé un trésor. » Ce qui fait dire par certains qu’en déplaçant l’autel de l’église pour ses travaux, l’abbé serait tombé sur quelque chose d’inestimable. Il aurait découvert d’anciens parchemins, datant du Moyen Âge, et un trésor au sens propre du terme. Le bourg, situé sur un piton rocheux dans le massif des Corbières, abriterait selon certains le trésor du temple de Jérusalem, pillé et enfoui par les Wisigoths. D’autres y voient le trésor de saint Louis au XIIIe siècle, ou encore croient avoir décelé un immense gisement d’or dans le sol. En tout cas, à cette époque, l’abbé Saunière se rend à Paris pour y faire déchiffrer les parchemins... Il passe, sans qu’on sache pourquoi, beaucoup de temps au Louvre et achète trois reproductions de tableaux dont Les bergers d’Arcadie de Nicolas Poussin, réalisé en 1640 et qui dépeint un paysage, celui de Rennes-le-Château, où l’on distingue un sarcophage portant l’inscription « Et in Arcadia Ego » (Moi, celui qui suis aussi en Arcadie). De retour au village, il passe ses journées à ramasser et à étudier les vieilles pierres des environs durant de longues et solitaires promenades et revient à chaque fois la besace pleine de cailloux.....
La version officielle prétend que le curé se serait simplement consacré à un trafic de messes et de généreux dons. Le 15 janvier 1909, Saunière reçoit une lettre du vicaire de l’évêché de Carcassonne lui signifiant une mutation dans une autre ville. L’abbé démissionne quelques jours plus tard, le 19 janvier 1909.
Il est condamné en 1911 pour dilapidation et détournement de fonds dont il était le dépositaire. En 1915, l’abbé Saunière est interdit d’exercer par le Vatican. L’abbé, qui meurt le 22 janvier 1917, a tout légué à sa servante. La femme murmure sur son lit de mort en 1953 que les habitants marcheraient sans le savoir sur un immense butin.
Même après sa mort, une foule de personnages importants continuèrent à visiter ce village perdu proche des Pyrénées, de François Mitterrand à Marlène Dietrich, Grace Kelly, Joséphine Baker, etc. Et aujourd’hui encore, de nombreux chercheurs parcourent les environs du village à la recherche du trésor de l’abbé Saunière, faisant vivre et perdurer la légende et le mystère irrésolu de Rennes-le-Château et de la richesse soudaine de son énigmatique curé.
C(o)uré-y si ça vous tente !
Sources principales :
rhedae-magasine.com
leparisien.fr
dinosoria.com


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