Tilda Swinton : Le cinéma n’est pas une propagande, mais un refuge pour les bannis engagés
Présente sur la Croisette par fidélité au festival – et pour une masterclass donnée dans la salle Buñuel –, la comédienne oscarisée, parmi les plus pointues de l’industrie, s’est livrée à de rares confidences sur son rapport au grand écran et aux images. « L’Orient-Le Jour » a donc pris rendez-vous avec l’artiste pour une leçon de septième art.
L'OLJ / Karl RICHA, à Cannes,
le 23 mai 2026 à 00h00
Tilda Swinton, quelques minutes avant le début de sa masterclass au Palais des festivals, à Cannes. Photo Olivier Chassignole/AFP
Ses réponses sont tranchantes, son regard glacial. Sur la terrasse du Palais, on l’admire de loin sans trop oser l’approcher. Entre deux coups de fil, Tilda Swinton accepte pourtant volontiers de signer des autographes aux plus téméraires, plantant ses yeux clairs droit dans leurs rétines admiratives. En robe longue aux motifs colorés, l’actrice n’est pas à Cannes pour présenter un film, mais pour donner une masterclass intimiste dans la salle Buñuel, face à une poignée d’inconditionnels ayant réussi à arracher une précieuse place lors de l’ouverture très matinale de la billetterie. « C’est la deuxième année consécutive où je me suis permis une pause, et où je ne suis à l’affiche d’aucune distribution », lance la perpétuelle overbookée après avoir enchaîné quatorze longs-métrages en cinq ans. « Je suis là parce que ce festival reste...
Ses réponses sont tranchantes, son regard glacial. Sur la terrasse du Palais, on l’admire de loin sans trop oser l’approcher. Entre deux coups de fil, Tilda Swinton accepte pourtant volontiers de signer des autographes aux plus téméraires, plantant ses yeux clairs droit dans leurs rétines admiratives. En robe longue aux motifs colorés, l’actrice n’est pas à Cannes pour présenter un film, mais pour donner une masterclass intimiste dans la salle Buñuel, face à une poignée d’inconditionnels ayant réussi à arracher une précieuse place lors de l’ouverture très matinale de la billetterie. « C’est la deuxième année consécutive où je me suis permis une pause, et où je ne suis à l’affiche d’aucune distribution », lance la perpétuelle overbookée après avoir enchaîné quatorze longs-métrages en cinq ans....
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