Le député de Baalbeck-Hermal, Ghazi Zeaiter. Photo ANI
Deux jours après l’annonce américaine de sanctions contre huit personnalités libanaises, dont deux membres d'Amal, le député du mouvement chiite Ghazi Zeaïter a affirmé samedi que « nous ne reculerons pas » et « nous ne regarderons pas en arrière, quels que soient les tempêtes et les propos creux », venant « de l’intérieur ou de l’extérieur ».
Le Trésor américain a cité notamment Ahmad Baalbaki, chef de la sécurité d’Amal, membre de la police du Parlement et conseiller sécuritaire de Nabih Berry, ainsi qu’Ali Safawi, présenté comme « le commandant de la milice Amal au Liban-Sud ». Tous deux sont décrits comme des responsables sécuritaires du mouvement Amal, « allié politique et partenaire sécuritaire du Hezbollah ».
« Nous nous tenons du côté de la vérité, de la libération de la terre et de l’opposition aux ennemis de la patrie et à Israël, quelles que soient les pressions ou les tentatives d’épuisement. Nous ne reculerons pas, surtout lorsque - le président de la Chambre et chef du mouvement Amal - Nabih Berry est visé (...) Nous ne regarderons pas en arrière, quels que soient les tempêtes et les propos creux (...) qu’ils viennent de l’intérieur ou de l’extérieur », a déclaré le parlementaire.
Ghazi Zeaïter a également réaffirmé « les positions constantes du mouvement Amal », assurant qu’elles demeureront inchangées « quelles que soient l’intensité des pressions et les difficultés ». Selon lui, « malgré toutes les tentatives et les pressions exercées sur le Liban afin qu’il cède et se rende à l’ennemi, la ligne et l’approche du mouvement Amal resteront fermes », au sujet en particulier « la libération du territoire, le retour des prisonniers, la reconstruction et le retrait israélien total sans condition ».
Concernant « les voix affirmant que ces sanctions visent à faire pression » sur M. Berry, le député Zeaïter a affirmé que le chef du législatif « est une soupape de sécurité », garant « de la stabilité intérieure et opposé à toute attisation des tensions confessionnelles et communautaires ». Il a également estimé que ceux qui interprètent ces sanctions de cette manière « sont soit ignorants, soit ne connaissent pas la nature du président Nabih Berry, soit ils cherchent à ignorer son histoire avant même la présidence du Parlement, dans son combat historique et sa fermeté face à l’ennemi sioniste et aux ennemis de la patrie, ainsi que dans son attachement à l’unité des Libanais ».



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