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Lifestyle - Objets Et Histoire

Un croisement de saint

Né en Cappadoce de parents chrétiens, saint Georges fut officier dans l’armée romaine. La légende raconte qu’un jour, Georges arriva dans une ville de Libye nommée Silène. Or, dans un étang voisin de la ville, vivait un dragon redoutable qui déroutait les armées envoyées contre lui. Parfois, il s’approchait des murs de la ville et empoisonnait de son souffle tous ceux qui se trouvaient à sa portée. Afin d’apaiser la fureur du monstre et l’empêcher d’anéantir la ville entière, les habitants convinrent de lui offrir chaque jour deux brebis. Bientôt, les brebis vinrent à manquer et les habitants durent se contraindre à les remplacer par des jeunes gens tirés au sort. Aucune famille ne fut exemptée du tirage, et le jour de l’arrivée de saint Georges, le sort désigna pour victime la fille unique du roi.
Georges arrive ce jour où la jeune princesse attachée à un rocher près de l’étang va être victime du dragon. Monté sur son destrier, il brandit bien haut son étendard et se jette bravement sur le monstre avec une fougue telle qu’il le renverse au sol. Il dit alors à la princesse : « Mon enfant, ne crains plus et place ta ceinture autour du col de ce monstre ! » La princesse fit ainsi et le dragon, se redressant, se mit à la suivre comme un petit chien qu’on mènerait en laisse. La bête fut ensuite conduite par la princesse jusqu’à la ville où elle fut décapitée. Le combat de Georges contre le dragon a donné lieu à une iconographie importante surtout à partir du XIIIe siècle. Il symbolise la victoire de la foi sur le mal. Saint Georges est vénéré en Angleterre depuis le VIIIe Siècle. Sa popularité fut telle qu’on lui attribua la nationalité anglaise et qu’on fit de lui le saint patron de toute l’Angleterre, remplaçant ainsi Édouard le Confesseur dans le cœur des Anglais.
Personnifiant l’idéal chevaleresque, il est habituellement représenté à cheval, en armure, portant un écu et une bannière d’argent à la croix de gueules. Cette bannière blanche à croix rouge, qui fut celle des croisés, est à la base du drapeau actuel de l’Angleterre, l’Union Jack. Véritable symbole de l’histoire de cet État, ce drapeau est la superposition de trois drapeaux préexistants : le drapeau de l’Angleterre, celui de l’Écosse et celui de l’Irlande. Le drapeau anglais est une croix rouge sur fond blanc aussi appelée croix de saint Georges. En 1603, lorsque la reine d’Angleterre Élisabeth I meurt sans héritier, c’est le roi d’Écosse Jacques VI Stuart qui devient roi d’Angleterre sous le nom de Jacques Ier. Il crée alors pour le royaume de Grande-Bretagne un drapeau superposant le drapeau anglais et le drapeau écossais (une croix blanche sur fond bleu appelée croix de saint André en référence au saint patron de l’Écosse).
Sur ce drapeau britannique, un liseré blanc sépare la croix rouge du fond bleu pour respecter une loi de l’héraldique interdisant l’union des couleurs rouge et bleue. Le drapeau actuel est entré en vigueur le 1er janvier 1801 suite à l’Acte d’union (« Act of Union ») du royaume de Grande-Bretagne et du royaume d’Irlande. On a alors ajouté au drapeau britannique une croix de saint Patrick (croix rouge en forme de X sur fond blanc). Aujourd’hui, l’Union Jack fait partie de certains drapeaux des pays qui appartenaient autrefois à l’Empire britannique (comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Fidji). Il figure également sur le pavillon de la Royal Navy et sur le drapeau de la Royal Air Force. Si le mot « union » est explicite, il existe plusieurs hypothèses sur l’origine du mot « Jack ». Il pourrait être un terme de marine car la Royal Navy a été la première grande utilisatrice de ce drapeau. « Jack » est en effet le terme anglais désignant les pavillons de marine, ou encore il pourrait s’agir d’une référence à Jacques Ier, le roi qui est à l’origine d’un drapeau commun entre le royaume d’Angleterre et le royaume d’Écosse. Don’t hit the road Jack !

Sources principales : insecula.com ; eurodrapeau.com;
drapeau.gouv.qc.ca
Né en Cappadoce de parents chrétiens, saint Georges fut officier dans l’armée romaine. La légende raconte qu’un jour, Georges arriva dans une ville de Libye nommée Silène. Or, dans un étang voisin de la ville, vivait un dragon redoutable qui déroutait les armées envoyées contre lui. Parfois, il s’approchait des murs de la ville et empoisonnait de son souffle tous ceux qui se trouvaient à sa portée. Afin d’apaiser la fureur du monstre et l’empêcher d’anéantir la ville entière, les habitants convinrent de lui offrir chaque jour deux brebis. Bientôt, les brebis vinrent à manquer et les habitants durent se contraindre à les remplacer par des jeunes gens tirés au sort. Aucune famille ne fut exemptée du tirage, et le jour de l’arrivée de saint Georges, le sort désigna pour victime la fille unique du...
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