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Lifestyle - Objets Et Histoire

Les larmes des dieux

Depuis l'Antiquité, les Grecs et les Romains se sont intéressés à l'huître.
Ils la consommaient crue en grande quantité. On raconte que l'empereur Vitellius en mangeait jusqu'à 1 200 par jour. Accrochée au rocher qui l'a vu naître, emprisonnée dans sa coquille de nacre, l'huître ne voit pas, ne sent pas et n'entend pas. Elle n'aime ni les grands froids ni les coups de chaleur. Côté sexualité, l'huître a bien une petite particularité : ce mollusque est hermaphrodite, selon son âge il change de sexe. C'est peut-être pour cette raison que les hommes lui ont prêté des qualités aphrodisiaques inégalées. Si pendant le Moyen Âge les hommes dégustaient l'huître cuite, aujourd'hui nous la mangeons le plus souvent crue. Alors pour vérifier sa fraîcheur, on vient la titiller d'un léger filet de citron. Si elle se recroqueville, c'est bon ! Si l'huître est devenue inséparable des festivités du réveillon, c'est aux perles qu'on y trouve que l'on s'intéresse aujourd'hui. Pendant des siècles les perles ont gardé leur mystère et le secret mystique de leur nature jusqu'a ce qu'on comprenne qu'une perle naît lorsqu'un grain de sable vient à pénétrer dans la coquille de l'huître. Elle va alors le recouvrir de couches successives de nacre jusqu'à ce que l'intrus en soit entièrement recouvert, ce qui prendra des années. Historiquement, les meilleures perles naturelles ou perles fines du monde proviennent du Golfe arabe, et notamment de l'île de Bahreïn. Les perles de cette région se caractérisent par un lustre exceptionnel dû à un mélange de courants d'eau douce et d'eau salée présents dans le Golfe et il est pratiquement certain que le collier le plus ancien toujours en existence provient de la Perse antique, du tombeau d'une reine et datant d'environ 2 400 ans. Il est connu comme le collier de Susa et possède trois rangs de 72 perles chacun. Mais au début du XXe siècle, la découverte d'énormes gisements de pétrole dans le Golfe et la concurrence des perles de culture japonaise ont mis un terme à cette activité ancestrale. Aujourd'hui, toutes les « vraies » perles vendues dans le monde sont des perles de culture. Cela n'était pas le cas jusqu'à ce que les Chinois inventèrent la perle de culture en introduisant dans le manteau de l'huître une figurine de plomb à l'effigie de Bouddha, autour de laquelle la nacre venait se déposer.
Mais l'invention véritable du procédé de greffe revient en 1904 au Japonais Mikimoto.
Il a offert au monde la possibilité d'appécier ces gemmes en provenance de la mer, jusqu'alors destiné à un petit monde de privilégiés et a sauvé ainsi le marché de la perle de l'extinction. La greffe, elle, consiste à insérer un nucléon (un irritant) dans la membrane souple de l'huître, on sollicite ainsi une réponse protectrice du mollusque qui secrète de la conchyoline recouverte par une couche de nacre, pour tenter de détruire l'intrus. Plus le temps de la culture est long, et plus la nacre est épaisse, et plus intense est le lustre de la perle. Sur cent individus greffés, seules vingt-cinq à trente huîtres donnent des perles commercialisables dix-huit mois après la greffe. Si la perle est de qualité exceptionnelle, une seconde greffe est réalisée avec un nucléus de la taille de la perle récoltée. Les huîtres peuvent être greffées deux à trois fois.
Au début, la culture des perles dépendait entièrement des huîtres sauvages. Maintenant, les scientifiques japonais ont pu isoler des huîtres possédant des qualités supérieures pour la production des perles. C'est ainsi que ces huîtres triées sur le volet produisent des perles possédant un lustre exceptionnel et des surfaces lumineuses. C'est cette variété de perles d'Akoya qui est connue aujourd'hui. Les non moins réputées perles noires de Tahiti sont issues, elles, de sécrétions de nacres provenant d'une espèce d'huître particulière principalement cultivée au sein des lagons polynésiens. L'Australie, l'Indonésie et les Philippines sont également producteurs de perles de grandes qualités. La perle d'Abernaty, la grande perle rose, la perle d'espoir, le huerfana, la reine des perles, sont des noms de perles célèbres par leurs tailles ou leurs appartenances. On retiendra d'elles la perle de Jomon qui est la plus connue et la plus ancienne de par le monde. Elle remonterait à plus de 5 500 ans et fut baptisée du nom d'une période de l'histoire japonaise appelée l'ère de Joman. La perle d'Allah est la plus grosse perle jamais découverte. Elle fut pêchée le 7 mai 1934 aux Philippines. Elle pèse 6,4 kilogrammes et est irrégulière d'aspect. En 2006 elle était estimée à 61 850 000 dollars. La peregrina appelée aussi « perle de Phillip II » fut la perle la plus célèbre de son temps par sa grande dimension, mais aussi pour sa forme parfaite de poire. En 1969, la peregrina
a été achetée pour 37 000 dollars par le célèbre acteur Richard Burton comme cadeau pour son épouse Elizabeth Taylor qui la possédait encore jusqu'à sa mort récente. Quel homme ! Une perle rare !

Sources principales :
gemperles.com
perlestv.com
perles-de-culture.info

Depuis l'Antiquité, les Grecs et les Romains se sont intéressés à l'huître.Ils la consommaient crue en grande quantité. On raconte que l'empereur Vitellius en mangeait jusqu'à 1 200 par jour. Accrochée au rocher qui l'a vu naître, emprisonnée dans sa coquille de nacre, l'huître ne voit pas, ne sent pas et n'entend pas. Elle n'aime ni les grands froids ni les coups de chaleur. Côté sexualité, l'huître a bien une petite particularité : ce mollusque est hermaphrodite, selon son âge il change de sexe. C'est peut-être pour cette raison que les hommes lui ont prêté des qualités aphrodisiaques inégalées. Si pendant le Moyen Âge les hommes dégustaient l'huître cuite, aujourd'hui nous la mangeons le plus souvent crue. Alors pour vérifier sa fraîcheur, on vient la titiller d'un léger filet de citron. Si elle se...
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