
Chère lectrice, cher lecteur
Le septième cycle de pourparlers entre le Liban et Israël, à Rome, s’est achevé jeudi sans percée ni mesures concrètes. Le prochain round devrait, en principe, débuter le 1er septembre. Cette impasse signifie que la dynamique sécuritaire continuera de s’imposer.
Pour tout comprendre de la situation, aujourd’hui, sur le front israélo-libanais, nous vous invitons à lire les articles ci-dessous.
L'Orient-Le Jour


Le Liban a quatre semaines pour convaincre... ou voir l’option militaire revenir

Le Liban est désormais confronté à deux trajectoires distinctes : d’un côté, celle des négociations directes avec Israël qui se poursuivent mais piétinent, de l’autre, celle de l’escalade militaire sur laquelle Israël continue de miser, cherchant à dissocier le volet politique de la réalité du terrain. Si la date d’un nouveau round a été en principe fixée au 1er septembre, ce septième cycle de pourparlers entre Beyrouth et Tel-Aviv s’est achevé sans percée ni mesures concrètes. Mounir Rabih fait le point.

À Mansouri, sous le feu israélien, le retour avorté de l’armée libanaise

Après la mort de deux soldats israéliens le mercredi 5 août à Majdal Zoun (caza de Tyr) l’armée israélienne a intensifié ses opérations au Liban-Sud. Tués dans l'explosion d'un engin piégé, selon l'armée israélienne, celle-ci a accusé le Hezbollah d'une « grave violation » du cessez-le-feu et mené des frappes sur plusieurs zones du Liban-Sud, ordonnant l'évacuation des habitants de Mansouri, une première depuis la mi-juin. L’Orient-Le Jour vous explique.

Entre Israël et la Syrie, le Hezbollah a choisi son poison

Mardi 4 août, Naïm Kassem, secrétaire général du Hezbollah, a affirmé que sa milice serait prête à une « rencontre publique » avec le pouvoir syrien, plus d'un an et demi après la chute de son allié Bachar el-Assad et l'arrivée d'Ahmad el-Chareh. Une position surprenante étant donné que la Syrie perçoit aujourd'hui l'Iran et ses alliés dans la région comme une menace, mais aussi parce que Chareh a longtemps été présenté comme un « danger » pour les chiites au Liban. Eclairage de Salah Hijazi sur ce revirement.

Monopole des armes au Liban : un an après, l’heure du bilan

Le mardi 5 août 2025 se tient un conseil des ministres historique au Liban. Le gouvernement de Nawaf Salam lance officiellement le tant attendu chantier du monopole des armes quelques mois après une guerre destructrice entre le Hezbollah et Israël. Mais un an plus tard, le bilan est loin d’être satisfait. Yara Abi Akl fait le point.

Les tortues de Mansouri, un destin libanais

Israël a fait évacuer Mansouri. En plus de la destruction du village, il reste à imaginer l’éradication de l’habitat des femelles tortues qui depuis mai et jusqu’à mi-août, viennent y déposer leurs œufs. Mona el-Khalil n’est plus là pour protéger ces tortues marines, qui viennent toutes vulnérables confier leurs portées à la compassion humaine. Elle est morte des suites d’un bombardement israélien. Sommes-nous comme ces tortues de Mansouri qui pondent leurs œufs en toute naïveté pour les voir ensuite écrasés et dispersés par les machines infernales ? Tout devrait nous refouler du rivage où nous sommes nés. Tout nous y ramène. L’édito de Fifi Abou Dib.

Samy Gemayel : Il devrait y avoir une « intifada » chiite contre le Hezbollah

Même si le chef des Kataëb, Samy Gemayel, appuie totalement la démarche officielle libanaise visant à mener des négociations séparées avec Israël sous le parrainage américain, il se dit conscient que la situation au Liban demeure en partie tributaire des développements entre les États-Unis et l’Iran. Dans ce contexte il estime qu’il n’existe pas de solution purement libanaise aux problèmes actuels du pays. Si Gemayel insiste sur le fait qu’il ne veut pas que la communauté chiite paye pour les fautes du Hezbollah, il ajoute qu’elle ne doit pas non plus rester l’otage de cette formation. Scarlett Haddad vous présente son point de vue.

Salam fustige les propos de Naïm Kassem : C'est le Hezbollah qui a rendu « le plus grand service à Israël »

Dans une démarche inhabituelle, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a fustigé mardi 4 août, les propos du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, qui avait critiqué l'État libanais, l'accusant de « servir Israël » et non « la souveraineté du Liban ». « La vérité est pourtant que le plus grand service rendu à Israël l'a été par ceux qui ont unilatéralement entraîné le Liban dans les aventures guerrières absurdes du ‘front de soutien’ » avait écrit le premier ministre sur X. L’Orient-Le Jour vous explique.

