
Chère lectrice, cher lecteur
Comment le Moyen-Orient, situé à des milliers de kilomètres des États-Unis, est-il devenu l'une de ses principales préoccupations stratégiques ? Voilà le thème d’une série en trois épisodes, produite par notre journaliste Dany Moudallal.
Pendant la première partie de leur histoire, les États-Unis ne nourrissent ni la projection militaire ni l’appétit impérial de la Grande-Bretagne ou de la France au Moyen-Orient. Au début du XIXᵉ siècle, les premiers Américains au Moyen-Orient, sont avant tout des missionnaires, des enseignants, des commerçants… Mais l’essor des intérêts pétroliers et les crises successives transformeront progressivement cette présence discrète en un engagement politique et militaire durable.
C’est au fil du XXème siècle que la région devient un enjeu stratégique majeur pour Washington. De la création d'Israël à la crise des otages de 1979, de la guerre d’Irak à la lutte contre le terrorisme post le 11-Septembre en passant par le conflit à israélo-palestinien, le Moyen-Orient s'impose comme un théâtre incontournable de la politique étrangère américaine.
Aujourd'hui, si Washington cherche à réorienter ses priorités stratégiques, les crises qui secouent régulièrement le Moyen-Orient - de l’Iran à Gaza - rappellent qu’un désengagement proclamé ne suffit pas à effacer des décennies d’alliances, de guerres et de dépendances.
Dans cette série en trois volets, Dany Moudallal retrace les grandes étapes qui ont fait de la région une obsession américaine.
L'Orient-Le Jour


La mer, la foi, le pétrole : les débuts de l’engrenage américain (I/III)

Pendant la première partie de leur histoire, les Etats-Unis entrent dans la région à tâtons, sans projection militaire particulière. Au début du XIXᵉ siècle, les Américains au Moyen-Orient sont avant tout des missionnaires, des enseignants, des médecins, des commerçants... Mais l’essor des intérêts énergétiques, notamment pétroliers, transformera peu à peu cette présence en un engagement stratégique affirmé. Explications de Dany Moudallal.

Nasser, Israël, l’Iran : la fixation des Etats-Unis prend forme (II/III)

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Washington ne cherche pas encore à régner sur le Moyen-Orient. Mais l’ancien ordre se fissure plus vite que prévu, sous l'effet de l’affaiblissement de ses alliés, la Grande-Bretagne et la France, et le début de la guerre froide contre l’Union soviétique. Avec la montée des nationalismes arabes et la création d’Israël, Washington s’enfonce dans une région qu’il croit pouvoir contenir, protéger ou remodeler, jusqu’à ce qu’elle devienne le miroir de ses propres peurs. Dany Moudallal revient sur cette partie de l’Histoire.

L’Amérique cherche la sortie (III/III)

Tout au long des années 1990, les États-Unis avaient cherché à gérer le Moyen-Orient : contenir l’Irak, isoler l’Iran, protéger les monarchies du Golfe, servir d’intermédiaire entre Israéliens et Palestiniens. Mais après la guerre d'Irak de 2003, Washington rêve de réduire son empreinte au Moyen-Orient. Pourtant, des printemps arabes au retour de Donald Trump, chaque crise rappelle aux États-Unis qu’un désengagement proclamé ne suffit pas à effacer des décennies d’alliances, de guerres et de dépendances. Explications de Dany Moudallal.

