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Première visite d’un président libanais à la Maison Blanche depuis 2009, Joseph Aoun a été reçu, mardi, par Donald Trump. Au menu de la rencontre, le retrait israélien du Liban-Sud, le désarmement du Hezbollah mais aussi la reprise des vols directs entre le Liban et les Etats-unis… « Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider », a affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.
Cette rencontre intervenait dans le contexte de la mise en œuvre poussive de l'accord-cadre conclu le mois dernier entre Israël et le Liban sous l'égide des Etats-Unis.
Que faut-il retenir de cette rencontre ? Qu’en a tiré l’Etat libanais en général et le président Aoun en particulier ? Quelles sont, au Liban, les réactions, et notamment celle du Hezbollah, après cette visite ?
Découvrez, ci-dessous, les analyses de nos journalistes.
L'Orient-Le Jour


Depuis Washington, Aoun consacre sa position de principal décideur

Accueilli par son homologue américain Donal Trump dans une ambiance amicale à la Maison-Blanche le 21 juillet, le président de la République Joseph Aoun s’est positionné comme détenteur des clés du Liban. Cet entretien devrait pousser les Israéliens à se retirer du Sud et ouvrir la voie à un désarmement du Hezbollah sans une confrontation interne. Mais seul le temps pourra dire si ce tête-à-tête produira les effets escomptés. Salah Hijazi fait le point.

Face à Aoun, Trump a parlé comme un Libanais, agi comme un Américain

Lors de la rencontre entre Donald Trump et Joseph Aoun, une première pour un chef d’Etat libanais depuis 17 ans, le président américain a exprimé son attachement au Liban et sa volonté de l’engager sur la voie de la paix. Trump a mis en avant certains points tout en passant sous silence des positions qu’il avait lui-même défendues auparavant. Il n’a pas pris de position claire sur un retrait israélien du Liban, mais a insisté sur le retrait du Hezbollah de la région et sur la surveillance de ce qu’il a qualifié de « zones pilotes sécurisées ». L'éclairage de Mounir Rabih.

De Washington à Beyrouth : le véritable défi de Joseph Aoun

La visite du 21 juillet dernier, était celle d’un État affaibli, tentant de convaincre la première puissance mondiale qu’il mérite encore d’être soutenu. Une visite qui revêt, à ce titre, une importance qui dépasse largement le protocole. Une réunion qui intervient dans un moment régional particulièrement dangereux, marqué par l’effondrement des discussions américano-iraniennes, la multiplication des foyers de tension et le risque permanent de voir le Liban de nouveau aspiré dans une confrontation qui le dépasse. L’édito de Rita Sassine.

Trump-Aoun, pot de fer et pot de cèdre

Lors de sa visite à Washington le 21 juillet dernier, le chef a l’Etat Joseph Aoun a réclamé une exécution rapide des engagements contractés dans le cadre du protocole d’entente signé le mois dernier à Washington. À tous points de vue, ce sommet était un clair succès. Mais cette réunion aura coïncidé avec le démarrage immédiat du processus des zones pilotes. Une période à partir de laquelle les capacités du Liban et de son armée vont être implacablement scrutées. Retrouvez l’édito d’Issa Goraeib.

Vols directs Liban-USA : à quoi faut-il s'attendre maintenant ?

Mardi dernier, le président Donald Trump autorisait la reprise des vols directs entre son pays et le Liban. Une interdiction qui était en vigueur depuis 1985, en pleine guerre civile libanaise. Après le détournement d'un vol américain par des militants présumés du Hezbollah, Washington avait banni toute possibilité de vol direct vers Beyrouth. Que sait-on sur cette interdiction ? Et comment se dérouleront les prochaines liaisons directes entre le Liban et les États-Unis ? Malek Jadah fait le point.

Ce que révèle le langage corporel de Joseph Aoun face à Donald Trump

Lorsque le président libanais, Joseph Aoun, est entré mardi dans le Bureau ovale, il foulait l’une des scènes politiques les plus scrutées au monde. Toutefois, avant même d’évoquer le Hezbollah, la Syrie ou les relations américano-libanaises, le langage corporel des deux hommes semblait déjà rassurant. Selon le spécialiste du charisme et du comportement, le Dr Fady Sahyoun, chaque pause, sourire et poignée de main livrait des indices sur la dynamique à l’œuvre, au-delà de la diplomatie officielle. Décryptage avec Ghadir Hamadi.

Trump pousse Aoun vers Chareh et met le Liban à l’épreuve du désarmement

« L’OLJ » révèle les coulisses de l’accord sur le début des opérations dans les « zones pilotes », annoncé à la veille du sommet entre les deux présidents. Explications de Mounir Rabih.

De retour de Washington, Aoun reçoit le soutien d'élus et de ministres, qui misent sur les retombées de sa visite

Le président Joseph Aoun et la Première dame, Neemat Aoun, sont rentrés mercredi soir des États-Unis, où le chef de l'État s'est entretenu avec son homologue américain Donald Trump afin de consolider l'accord-cadre entre Beyrouth et Tel-Aviv et d'obtenir un retrait israélien des territoires occupés. Plusieurs hauts responsables et élus ont salué sa démarche et ses potentielles retombées tandis que lui Hezbollah a, pour sa part, qualifié la visite d’ « échec ». L’Orient-Le Jour vous explique.

Le Hezbollah fustige la visite de Aoun à Washington et accuse le pouvoir de « soumission à la tutelle étrangère »

Après la rencontre de Joseph Aoun et Donald Trump dans le Bureau ovale, le Hezbollah poursuit ses critiques contre une visite qu’il juge sans résultat alors que de nombreux élus et ministres ont salué la démarche du chef de l’État à Washington. Un député du Hezbollah a déclaré que les « zones pilotes » sont des parties du Sud qu'Israël « n'a pas réussi à occuper », estimant que ce qui s'est passé à Zaoutar el-Gharbiyé « ne constitue en rien un retrait israélien ». L’Orient-Le Jour vous explique.

