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Politique - Négociations Liban-Israël

Avant la reprise des pourparlers à Rome, Kassem fustige les négociations directes... et se dit prêt à rencontrer les dirigeants syriens

« Rien n'empêche une rencontre publique entre le Hezbollah et le commandement syrien lorsque les deux parties le jugeront opportun », a affirmé le dignitaire chiite.

Avant la reprise des pourparlers à Rome, Kassem fustige les négociations directes... et se dit prêt à rencontrer les dirigeants syriens

Des personnes, dont des partisans du Hezbollah, se rassemblent dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, pour rendre hommage au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février dans des frappes aériennes israéliennes et américaines, le 8 juillet 2026. Photo Mohamed Azakir / Reuters

Peu avant l'ouverture de la septième session de pourparlers directs entre le Liban et Israël, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a une nouvelle fois fustigé le processus de négociations entre Beyrouth et Tel-Aviv, et critiqué le président libanais, Joseph Aoun, qui pilote le dossier, lors d'une allocution télévisée mardi matin à l'occasion d'une cérémonie religieuse.

Mais c'est la volonté d'ouverture envers le nouveau pouvoir syrien d'Ahmad el-Chareh qui a surpris. Le chef de la formation chiite pro-iranienne a dit être ouvert à une rencontre avec le nouveau pouvoir syrien, une première pour le Hezbollah, qui était engagé aux côtés du dictateur déchu Bachar el-Assad. Cette déclaration intervient après que le président américain, Donald Trump, a plaidé pour une implication de Damas dans la guerre contre le Hezbollah. « Rien n'empêche une rencontre publique entre le Hezbollah et le commandement syrien lorsque les deux parties le jugeront opportun », a affirmé Naïm Kassem, préconisant « des relations fraternelles et positives » entre les deux pays. Malgré les appels répétés du président américain, son homologue syrien, Ahmad el-Chareh, a écarté à plusieurs reprises toute intention d'intervenir au Liban.

« Nous réaffirmons l'importance de la coopération entre les États libanais et syrien, ainsi que de la réussite de la Syrie à se prémunir contre l'ennemi (israélien, qui occupe aussi une partie du territoire syrien, une avancée survenue après la chute du régime Assad, Ndlr), tout en demeurant unie », a déclaré le secrétaire général du Hezbollah. « Nous espérons que les réfugiés retourneront en Syrie dans la dignité et avec tous leurs droits. Une Syrie stable est un soutien pour le Liban, tout comme un Liban stable est un soutien pour la Syrie », a encore plaidé le dignitaire chiite.

Joseph Aoun accusé d'être « partial et diviseur »

Naïm Kassem a estimé que Joseph Aoun, qui a rencontré Donald Trump à Washington le 21 juillet en réitérant la volonté de l'État de désarmer le parti chiite, « n'avait pas agi en tant qu'arbitre, ni comme fédérateur, mais était devenu partial et diviseur, ce qui est incompatible avec son rôle et la force du Liban ». Plus largement, il a répété que les négociations directes entre le Liban et Israël n'apporteront « que honte, humiliation et compromis successifs » aux Libanais. « J'appelle les autorités politiques à cesser de faire des concessions gratuites, à ouvrir la porte au dialogue avec la résistance et à remédier à la situation intérieure », a-t-il encore dit.

Selon lui, « c’est la voie du mémorandum d’entente (signé mi-juin entre l'Iran et les États-Unis, Ndlr) qui mènera au retrait israélien. La République islamique d’Iran a triomphé », a-t-il clamé. Le premier article du mémorandum d’entente prévoit un cessez-le-feu au Liban. Ce dernier est régulièrement violé par l'armée israélienne, qui occupe près de 700 km2 au Liban-Sud, et mène quotidiennement des dynamitages dévastateurs au sein des villages occupés.

Dans la nuit de lundi à mardi, l'armée israélienne a fait exploser plusieurs maisons à Haddatha (caza de Bint Jbeil), selon les informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Cette localité a été au centre des dernières opérations israéliennes. Dans la soirée de lundi, Haddatha avait été la cible de tirs d'artillerie et de mitrailleuse, parallèlement à des tirs d'artillerie sur Beit Yahoun, dans la même région. Et, mardi matin, trois véhicules militaires de l'armée israélienne ont progressé depuis Haddatha jusqu'aux abords de Haris, dans le même caza, qui ne se trouve pas dans la « zone tampon » décrétée unilatéralement par Israël au Liban-Sud.

Par ailleurs, l'armée israélienne a incendié mardi matin des oliviers et d'autres arbres fruitiers dans la localité de Adchit el-Qoussaïr, et ouvert le feu en direction d'un berger dans un champ de Wazzani, dans le caza de Marjeyoun, sans faire de blessés. Dans la même région, des tirs de mitrailleuses de moyen calibre ont visé les abords de Khiam.

Lundi soir, puis dans la nuit de lundi à mardi, l'armée israélienne a en outre mené des tirs d'artillerie vers la colline de Ali Taher, dans le caza de Nabatiyé, et procédé à des dynamitages à Kounine (caza de Bint Jbeil).

Peu avant l'ouverture de la septième session de pourparlers directs entre le Liban et Israël, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a une nouvelle fois fustigé le processus de négociations entre Beyrouth et Tel-Aviv, et critiqué le président libanais, Joseph Aoun, qui pilote le dossier, lors d'une allocution télévisée mardi matin à l'occasion d'une cérémonie religieuse. Mais c'est la volonté d'ouverture envers le nouveau pouvoir syrien d'Ahmad el-Chareh qui a surpris. Le chef de la formation chiite pro-iranienne a dit être ouvert à une rencontre avec le nouveau pouvoir syrien, une première pour le Hezbollah, qui était engagé aux côtés du dictateur déchu Bachar el-Assad. Cette déclaration intervient après que le président américain, Donald Trump, a plaidé pour une...
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