Illustration L'Orient-Le Jour.

Il y a un an, le 27 novembre 2024, debout sur nos balcons ou devant la télé à l’autre bout du monde, nous croisions les doigts. Le bruit courait qu’un chapitre, celui de la guerre de 2024 avec Israël, se fermait. Qu’une feuille blanche nous serait donnée ; il n’y aurait plus qu’à écrire. Quelque chose, autre chose. Peut-on dire aujourd’hui que la mission a été ne serait-ce que partiellement accomplie ?
Le cessez-le-feu n’en est pas vraiment un. Entre le 27 novembre 2024 et le 14 novembre 2025, Israël a violé plus de 12 000 fois l'accord, tué 343 personnes, dont 136 civils.
Mais entre les lignes sombres, quelques rayons de lumière, plus ou moins vifs, plus ou moins fragiles. La footballeuse Céline Haïdar s’est remise à marcher. Des expatriés sont revenus s’installer au pays. Les projets individuels ont repris. Et malgré tout, le Liban fait encore un peu rêver, voire fantasmer. « Voir Baalbeck et mourir ! », lançait, d’ailleurs, il y a quelques jours, une grande figure du petit écran français dans nos colonnes.
Alors pour rester sur cet élan, je vous propose ce week-end des histoires d’espoir, des bonnes nouvelles, des interviews légères et bien sûr, de l’art.
Bonne lecture !
Julia


Adib Riachy, le miraculé de La Table libanaise du 15e arrondissement de Paris

Après avoir passé deux mois et demi dans le coma à cause d'une forme sévère du Covid, Adib Riachy retrouve son restaurant libanais, dans le 15e arrondissement de Paris, au bord de l'effondrement : des dettes, une équipe démotivée, une clientèle à reconquérir. Mais le Libanais ne se laisse pas faire, car des obstacles, il en a déjà surmontés. Le propriétaire de La Table Libanaise a raconté son parcours inspirant à Anne Ilcinkas.

Stéphane Bern : Voir Baalbeck et mourir

Animateur-producteur engagé dans la sauvegarde du patrimoine, Stéphane Bern conte les plus exceptionnels et cabossés des destins depuis plus de trente ans. À l’occasion de la sortie d’un nouvel ouvrage sur le Louvre, le professeur d’histoire préféré des francophones se confie à Karl Richa et lui raconte les coulisses de ce métier qui lui a « offert l'amour qui lui a manqué ».

« Love & Baklawas », un hymne aux douceurs du chef Alan Geaam : « Ma préférée reste la mafrouké ! »

Enfant de la guerre civile, il a connu les bombes, les abris, la peur. Mais de cette période qui l'a vu grandir, le chef libanais Alan Geaam a aussi gardé des souvenirs beaucoup plus doux... dont un grand nombre sont « liés à la pâtisserie ». C'est donc à ces petits plaisirs sucrés qu'il fait la part belle dans son nouveau livre « Love & Baklawas ». Joséphine Hobeika s'y plonge, et vous en donne un avant-goût.

Un an après avoir été blessée par une frappe israélienne, Céline Haïdar a déjoué tous les pronostics

« J’ai déjoué tous les pronostics. C’est pourquoi je ne me fixe pas de limites ». Plongée dans le coma après une frappe israélienne lui ayant brisé la boîte crânienne il y a un an, la jeune footballeuse Céline Haïdar apprend à se relever, pas après pas. Elle raconte à Gabriel Blondel son réveil, sa rééducation et ses ambitions, qui ne flanchent pas malgré les difficultés.

Au théâtre Monnot, une pièce dédiée à « tous les Libanais arrachés à leur pays »

Ils se sont rencontrés, ont écrit leur histoire à la lumière de la guerre, puis se sont quittés. Elle, a choisi l'étranger, seule façon de se protéger. Lui, est resté irrémédiablement ancré sur sa terre, le Liban. Avec Tarbouche jeddeh maallak, au-delà de l'amour, ce sont aussi la séparation, l’exil et la mémoire traumatique qui se racontent sur scène. Zéna Zalzal vous parle de cette pièce à découvrir jusqu'au 29 novembre au théâtre Monnot.

L’uniforme militaire se déconstruit sous le regard queer et pacifiste de Youssef Zogheib

Moyen d'évasion ou vecteur de remise en question ? Face aux multiples vocations de la mode, le jeune créateur libanais Youssef Zogheib a choisi son camp. Ayant « grandi entouré d'uniformes militaires », il décide aujourd'hui d'accorder une nouvelle vie à l'accoutrement. Celui-ci sera queer et pacifiste. Alors que le couturier commence à bien se faire remarquer, Fifi Abou Dib vous présente celui dont il faudra retenir le nom.

Médéa Azouri : Pour Samir Kassir, j’étais « la pétasse de L’Orient-Express » !

Allô, chérie ? Cette semaine, c'est Médéa Azouri, ancienne chroniqueuse de « L'Orient-Le Jour » qui décroche l'appel de Raphaël Abdelnour. Exit les questions du type « que s’est-il passé avec votre acolyte Mouin Jaber, pourquoi Sarde after dinner s’est arrêté ? » ; la chroniqueuse se prête au jeu d'une interview plus légère, et plus décalée

Les voix de Beyrouth qui bascule

Dans la rue Rizakallah, on trouve un épicier chrétien, un coiffeur arménien, un teinturier chiite, une famille juive... Bref, Beyrouth, mais en condensé. C'est dans ce décor que les tensions monteront, que les regards changeront à mesure que les liens se distendront, annonçant les « événements » à venir, soit la guerre civile libanaise. Raconter le conflit à hauteur d'habitants, c'est qu'ont entrepris Sélim Nassib et Lena Merhej dans le premier tome d'une trilogie : Le Génie de Beyrouth. Une critique à découvrir dans L'Orient Littéraire.

