Illustration JM / L'Orient-Le Jour

Mes amis se sont dit « oui » vers la fin de l’été, dans une petite ville côtière du Liban-Sud. Un mariage typiquement libanais, de ceux dont on pourrait réciter par cœur le conducteur logé dans les mains du coordinateur de cérémonie : zaffé, entrée du marié, dabké, entrée de la mariée, etc.
Tout s’est donc fabuleusement déroulé dans l’ordre que vous pouvez imaginer, si ce n’est cette coupure d’électricité au moment de couper la pièce montée. L’espace plongé dans le noir, quelques rires gênés agrémentés de « Bienvenue au Liban ! », et déjà, l’assemblée se mobilisait pour remplacer les immenses enceintes muselées.
Entonnée depuis Jiyé, le regard tourné vers la capitale, on récitait joyeusement la fameuse Sarà perché ti amo de Ricchi E Poveri. Ou « quelle confusion, ce doit être parce que je t’aime »...
Car aussi contradictoire que cela puisse paraître, c’est aussi cela le Liban, Beyrouth : une fête - et nous ne sommes pas les seuls à le dire. Voilà pourquoi, ce week-end, nous vous proposons de revivre un peu de Beyrouth Livres, de We Design Beirut et de découvrir quelques réussites libanaises.
Bonne lecture !


Augustin Trapenard : Beyrouth est une fête, bien plus que Paris

Présent au festival Beyrouth Livres pour soutenir l’association Bibliothèques sans frontières dont il est le parrain, l’animateur de « La Grande Librairie » sur France 5 s’est prêté de bonne grâce au jeu des questions-réponses autour de ses passions, son métier et de l’actualité littéraire. Zéna Zalzal a recueilli ses propos.

Le chef libanais Clovis Khoury à Lyon : une étoile, puis la liberté

Il est libre, Clovis. Dans son parcours, mais aussi dans la manière dont il le raconte, sans entrave. De Mechmech à Lyon, de la cuisine de la maison familiale aux fourneaux de Maison Clovis, en passant par l’obtention puis la perte de son étoile Michelin, le chef se raconte à Anne Ilcinkas. Un chef qui a choisi de s’affranchir des codes pour mieux se consacrer à l’essentiel.

Vibrer au rythme d’une « expérience design » pléthorique à Beyrouth

Ce n'est pas un Salon du mobilier ou de la déco, mais plutôt « une expérience immersive dans l’esprit du design ». Après une première édition, l’an passé, We Design Beirut a invité - de la villa Audi à la tour Murr en passant par les Thermes romains - les amateurs de design à redécouvrir la capitale. Revivez ce parcours avec Zéna Zalzal.

Les Libanais, champions du monde de l’incohérence

C'est l'histoire de « gens bien », de gens dévoués, qui vivent dans une petite maison de montagne au Liban. C'est aussi l'histoire d'une employée de maison éthiopienne qui y vit, dans cette maison, dans des conditions déplorables. Comment expliquer cette incohérence si commune ? La vérité est que ce couple de retraités est si semblable à beaucoup de Libanais : incompréhensibles, parce que capables du meilleur comme du pire. À la fois et en même temps. Retrouvez le photo-roman de Gilles Khoury.

Mariage reporté pour cause de guerre, un récit de la résilience palestinienne sur les planches françaises

Un dabké, de la joie, des applaudissements. Et un mariage qui n'adviendra pas. C'est le récit tout en danse qui se raconte sur les planches de plusieurs villes de France, et qui raconte aussi la résilience palestinienne, à l'heure des guerres et de la colonisation. Muriel Maalouf vous en parle.

Josyane Boulos : J’aimerais jouer un rôle de p…, pardon, de travailleuse du sexe !

Régulièrement, nous soumettons une personnalité au jeu de l’interview décalée. L’idée : répondre à des questions légères, inattendues, en lien ou non avec son domaine de prédilection. Cette semaine, le verbe haut et décomplexé de Josyane Boulos, ancienne animatrice télé et directrice du mythique théâtre Monnot, entre en scène. Par Raphaël Abdelnour.

Manque de moyens et batailles internes : le parcours du combattant des athlètes du Liban

Ils vont parfois chercher ailleurs ce qu'ils n'ont pas trouvé sous l’étendard libanais : un soutien financier pour les entraînements, les équipements, des infrastructures entretenues... Alors que le sport de haut niveau au Liban relève encore du parcours du combattant, Lisa Goursaud s'est entretenue avec plusieurs athlètes libanais sur les obstacles qu'ils ont rencontrés.

L’Électricité du Liban dans mon salon, par Pierre Haski

À l’occasion de L’Orient des écrivains, le journaliste Pierre Haski a longuement contemplé la gravure dans son salon, signée Mazen Kerbaj et représentant le siège d’Électricité du Liban. Avec une question restée en suspens : du bouc émissaire au bourreau, que représente vraiment ce bâtiment ?

