Montage L'Orient-Le Jour

Le 1er décembre 2025, face au pape à Bkerké, au Liban, deux jeunes femmes étaient montées sur l’estrade. L’une s’appelait Marie, l’autre Zeina, la première avait hébergé la deuxième en 2024, et elles étaient venues pour raconter cette histoire. Celle d’un lingot d’or trouvé dans les profondeurs abyssales de la guerre : leur amitié.
Il faut vivre la guerre pour comprendre que l’on peut encore chercher le beau dans un tas de laideur, que l’on peut encore avoir envie de danser, de chanter, de faire de la musique ou le pari fou de la solidarité, que l’on peut avoir envie de rester, de réinventer sa vie. Vu de loin, cela paraît indécent.
Pourquoi alors ne pas faire un pas en avant ce week-end, pour lire de plus près ces récits, celui de tout un village chrétien qui vacille face à un combattant blessé du Hezbollah retrouvé sous un amandier, ou encore celui de cette famille déplacée de la banlieue sud qui a trouvé un peu de douceur à Tripoli.
Bonne lecture !


Jnah-Ouzaï : terminus des déracinés

Autrefois stations balnéaires de luxe, Jnah et Ouzaï, quartiers du littoral de Beyrouth, ont accueilli des vagues de déplacés au fil des guerres. Avec le retour de l’occupation israélienne au Sud, les derniers venus craignent d’être arrivés à leur destination finale. Le reportage d’Emmanuel Haddad.

« J’en éprouve de la honte » : Leïla Slimani et la mémoire enfouie de la langue arabe

Au centre de sa trilogie, se logent ces questions : « Pourquoi est-ce que je ne parle pas ma langue ? Cette langue arabe, qu’est-elle pour moi ? » À l’occasion de la parution de son ouvrage « Assaut contre la frontière » chez Gallimard, l’écrivaine Leïla Slimani se confie sans filtre à Joséphine Hobeika sur l’identité, la langue arabe et son statut de « langue fantôme », et le vertige de l’écriture.

Beyrouth - Tripoli, une tente, une chronique de Sabyl Ghoussoub

« Waël parcourt 88 kilomètres aller-retour, tous les jours sauf dimanche, dans sa Hyundai rouge bordeaux. Waël roule presque plus de quatre heures pour gagner ce qu’il dépense à peu près en essence, ne dort plus, s'inquiète pour sa famille [...] Mais malgré leur situation, la vie dans la deuxième plus grande ville du pays est étrangement plus douce pour eux. » La chronique de Sabyl Ghoussoub.

Le combattant du Hezbollah, l'officier israélien et l’impossible choix des habitants de Rmeich

Le 22 avril dernier, les habitants de Rmeich, village chrétien du Liban-Sud, découvrent un homme blessé allongé sous un amandier. C’est un combattant du Hezbollah. Peu après cette découverte, le téléphone du chef de la Défense civile de Rmeich sonne. C’est un numéro étranger. Au bout du fil, un officier israélien. À partir de là, tout s’enchaîne. En quelques heures, les habitants de Rmeich se retrouvent confrontés à un choix impossible. Tasnim Chaaban a mené l'enquête sur cette journée hors du commun.

Comment parler de la guerre aux enfants ? : découvrez le 3e épisode de L'Orient-La Nuit

Comment parler de la guerre aux enfants ? Quels mots choisir, lesquels éviter ? Comment répondre à leurs questions sans leur mentir, tout en les protégeant ? Aux micros du podcast L'Orient-La Nuit, Anthony Samrani, Stéphanie Khouri et leurs invitées ont partagé une nouvelle conversation au cœur de l’intime, accompagnée de conseils, de témoignages d'enfants déplacés et des respirations musicales.

Zeid Hamdan, retour annoncé d’un absent qui ne l’a jamais été

Déraciné à Paris depuis l’explosion au port de Beyrouth, le célèbre musicien et producteur libanais Zeid Hamdan se lance dans une tournée solo en Europe pour promouvoir à la fois son dernier EP Bossa et son engagement politique. L'article d'Emmanuel Khoury.

Bolero Bloom : à Batroun, un week-end d’expériences fleuries et colorées face à la mer

Entre les tamaris roses, les joncs couleur paille, les ficus imposants, les bougainvillées et les plantes et fleurs endémiques qui bordent les nombreux passages, il y a la mer couleur aigue-marine. C’est là que s’est posé le jardin sur l’eau de Bolero, à Batroun. Un havre de paix où le temps est suspendu. Voici ce que vous pourrez y faire ce week-end.

La vie en Irak, géographie de l’inquiétude et maisons portatives

Chercheuse et journaliste féministe irakienne, Amani el-Hasan livre un texte puissant sur la vie dans son pays, l'Irak, où l'enfance surmontée d'obstacles ne se rétracte que pour délivrer à l'adulte un monde de vacarme, fait de drones, de projectiles et de départs forcés. À lire dans « Voix du Moyen-Orient ».
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